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MESSALINE (FRA) - Eric "Chattos" Martelat et John Bailly (Mai-2015)


Deux ans après la sortie d'Eviscérer Les Dieux, MESSALINE est de retour avec Illusions Barbares. Une galette qui confirme, pour ceux qui en doutaient encore, le potentiel de la formation de Bourg En Bresse. Cette fois-ci les lascars n'ont pas perdu leur temps et ont mis le turbo version Metal pour revenir en force en 2015. Le combo est une sorte d'ovni dans le paysage Metallique français notamment grâce au talent poétique d'Eric Martelat véritable orfèvre de la langue française qui aime sculpter les mots dans une dimension qui lui appartient. Un plus qui leur permet de se démarquer de la majorité des gangs de l'hexagone dont la plupart ont choisi de s'exprimer dans la langue de Shakespeare. Illusions Barbares leur nouvelle offrande ne déroge pas à la règle et s'avère être dans la continuité d'Eviscérer Les Dieux. Une fois de plus la formation s'est focalisée sur un thème l'ordre des templiers et a développé ce voyage moyenâgeux sous forme d'un triptyque axé sur la vie de Gontran De Montgisor qui est un personnage tout droit sorti de l'imagination fertile d'Eric Martelat. Une vraie épopée à travers les âges toujours basé sur des faits historiques qui vous permet de voyager dans les couloirs du temps aux côtés de Gontran De Montgisors un personnage atypique et en avance sur son époque ! Il n'en fallait pas plus pour que votre serviteur aille rendre une petite visite à nos deux templiers dans un de leur antre parisien, endroit magique ou nos chevaliers aiment à se recueillir entre deux croisades. Entretien avec le preux Eric "Chattos" Martelat et le vaillant John Bailly, deux musiciens honnêtes et réalistes venus défendre leur dernière pépite Illusions Barbares avec la fougue et la bravoure qu'on leur connait ! Magnétos mes seigneurs, c'est à vous !

Line-up
: Eric "Chattos" Martelat (chant), Mickäel Colignon (guitare et choeurs), Jaimé Gonzalez (basse), John Bailly (batterie)

Discographie : Guerres Pudiques (2005), In Cauda Venenum (2009), Evicerer Les Dieux (2013), Illusions Barbares (2015)

M-I Interviews du groupe : Eric "Chattos" Martelat et John Bailly (Mars-2013), Eric "Chattos" Martelat et John Bailly (Mai-2015)



Metal-Impact. Le nouvel album est sorti le 4 avril 2015, êtes-vous satisfait des premières réactions ?
Eric "Chattos" Martelat. Oui, tout à fait. Il est sorti en local le 4 avril 2015 et on le trouve chez Brennus depuis mi-avril. Le buzz commence à faire son effet et on est content de premiers retours. On nous signale qu'il y a un bon son et que les nouvelles compos sont efficaces, on est très content de ce nouvel opus.

MI. Le même jour vous donniez un concert à la Tannerie de Bourg En Bresse en compagnie de MISANTHROPE et KELLS, cela s'est bien passé ?
John Bailly. Non, cela s'est terminé en eaux de boudin car la date a été annulée au dernier moment. MISANTHROPE a annulé suite à un problème de santé de son batteur et KELLS a annulé la veille. Du coup la SMAC la tannerie de Bourg En Bresse, alors que l'on était en coproduction avec eux, a décidé d'annuler la date au dernier moment. Ce que l'on a fait vu qu'il y avait pas mal de monde qui s'était déplacé pour MESSALINE et pour BACKROADS la formation lyonnaise, c'est une journée de dédicace chez le disquaire Apidocère. On a eu plus d'une centaine de fans dans la journée, on leur a payé un coup à boire et ils ont pu obtenir le nouveau Cd. Nos amis de BACKROADS sont venu nous saluer et nous ont proposé de partager la scène avec eux la semaine d'après à l'ancienne Mjc de Bron au Jack Jack avec NATCHEZ qui viens de Reims en Chalons en Champagne.
Eric. C'était reculer pour mieux sauter. Cela nous a permis de découvrir cette nouvelle salle de 500 personnes sur Lyon qui s'appelle le Jack Jack. Finalement on va remettre le couvert au Jack Jack avec ANGE au mois de septembre. Donc on a fait notre sortie d'album au niveau dédicace et puis nul n'est prophète dans son pays. On ne veut pas de nous entre guillemets chez nous, on va voir ailleurs si on est bien accepté. C'était Rock'n'Roll.

MI. Avez-vous pu correctement défendre sur scène Eviscérer Les Dieux ?
Eric. Tout à fait, on est content de l'album. On a changé des choses par rapport à celui-là c'est-à-dire qu'Eviscérer Les Dieux nous a permis de corriger certaines erreurs au niveau du son de batterie notamment. On l'a pas mal défendu sur scène, on a fait les premières parties de FREEDOM CALL et ADX dans le sud de la France et avec d'autres formations que l'on a rencontrées sur la route. On a du faire une bonne vingtaine de dates pour défendre Eviscérer Les Dieux et à chaque fois dans de bonne conditions et de belles salles. On préfère en faire un peu moins mais dans de bonnes conditions que de tourner tous les Weekend dans les bars, ce n'est plus notre truc. C'est difficile de jouer dans un bar dans le sens où on reste plus coincé au comptoir qu'autre chose ! [Rires]

MI. Vous avez la même conception que Renaud Hantson qui préfère sélectionner où il joue avec SATAN JOKERS !?
Eric. Oui comme on parle de lui pour rebondir on va jouer avec SATAN JOKERS au mois d'octobre.

MI. Vous êtes amis ?
Eric. Oui, Renaud Hantson je l'avais rencontré à la sortie de notre premier opus avec MESSALINE. Il était venu dans notre coin faire deux dates avec FURIOUS ZOO et on s'est revu sur Paris. Moi c'est un mec que j'adore. Musicalement et techniquement c'est un tueur. Et humainement c'est un mec qui a des choses à dire et qui le dit justement dans ce milieu un petit peu formaté. C'est un gars que je soutiendrai toujours. Parfois on lui tire dans les pattes sur internet. C'est quelqu'un qui est bien dans ma philosophie.

MI. C'est quelqu'un de vrai ?
Eric. Oui tout à fait.

MI. Vous vous revendiqué de la génération des années 80 ou régnaient TRUST, WARNING, SATAN JOKERS, OCEAN, BLASPHEME...
Eric. Oui, BLASPHEME on a joué deux fois avec eux. Indirectement parce que forcément comme on chante en français et que l'on essaye de faire des refrains mélodique on est tout de suite classé dans cette catégorie de combos des années 80 ou le chant était en français et où il y avait des mélodies. Après que ce soit John ou moi on n'écoute pas ce genre de musique tous les jours. Mais c'est vrai que lorsque l'on arrive dans une salle de répétition et que l'on essaye de faire sonner des trucs en français forcément on arrive sur cette tendance.

MI. Vous êtes l'une des rares formations à chanter dans la langue de Molière !
Eric. Oui, je me colle à écrire des textes qui veulent dire quelque chose, j'adore ça. Pour moi l'anglais c'est très compliqué et chanter dans la langue de Shakespeare ce n'est pas évident, il faut avoir un bel accent. Quand tu fais des covers et que tu écoutes bien l'original tu arrives à retrouver quelque chose. Si en plus il faut écrire et faire sonner tes mots moi je préfère le français. Et puis cela donne l'identité du groupe autrement on serait noyé dans la masse.

MI. Tu penses que c'est un avantage ?
Eric. Ce n'est pas forcément un avantage pour trouver des dates et vendre des disques à l'étranger. Sauf un peu au Japon parce qu'il y a un côté exotique pour eux. Mais c'est un avantage pour se démarquer des autres. Et comme en France il y a environ cinquante mille groupes et autant d'albums, cela nous fait un petit créneau dans ce milieu underground et on voit la différence.
John. Et puis on peut cibler un public plus large également. Il y a des fans qui vont apprécier les paroles d'Eric, des fans d'ANGE aussi qui nous suivent beaucoup. Et puis il y a ceux qui sont plus Metal, un peu plus Thrash entre guillemets. Le panel du public s'est beaucoup élargi et je pense que c'est grâce à l'emploi de la langue française.

MI. Vous allez ouvrir une nouvelle fois pour ANGE !
Eric. Oui, le 25 septembre à Lyon dans cette salle du Jack Jack.

MI. Vous et ANGE, c'est fusionnel !
John. C'est une histoire de longue date qui existait déjà à l'époque d'ABSURD. C'est vrai que notre collaboration sur l'opus précédent s'est concrétisée par l'ouverture et la sortie de Eviscérer les Dieux en février 2013, Christian est venu en plus chanter la chanson sur scène avec nous. Pour "Instinct Animal" il y a son guitariste Hassan Hajdi qui est venu faire un solo sur un morceau et Christian qui a récité un texte à la fin d'un autre. Eux ça les fait marrer dans le sens où ça leur plait. Ça les éclate de participer comme ça au côté d'un groupe qui officie dans un autre registre que le leur. Nous on est content de les accueillir.

MI. Est-ce que vous pensez que l'inverse est possible, qu'ils vous invitent à leur tour sur un de leur album ?
Eric. Je ne pense pas. Déjà on a la chance d'avoir des amis dans ce milieu de la musique comme Christian Descamps et Hassan c'est un honneur. C'est un rêve de gosses d'avoir ces grands musiciens sur nos disques. Dans l'autre sens je pense que cela serait un peu présomptueux de notre part sachant que Christian Descamps à quarante-cinq ans de carrière. Sur les disques de ANGE il n'y a jamais eu YES, GENESIS, MARILLION alors qu'ils ont joué avec eux. Restons à notre place et puis voilà. Effectivement si un jour sur un titre d'ANGE Christian a besoin de vingt mecs pour faire des chœurs derrière, il va m'appeler c'est sûr. Mais de là à s'incruster en guest sur une galette de ANGE, non je ne pense pas. Il y a d'autre personnes à inviter avant et puis il ne l'on jamais fait alors pourquoi nous ? [Rires] ...

MI. John nous quitte pour donner une autre interview !

MI. Comment est né ce personnage de Gontran De Montgisors ?.
Eric. C'est un personnage que j'ai inventé. Tout se passe sur la deuxième croisade, tous les personnages qui sont autour de lui Richard Cœur De Lion, ect. sont historiques. Mais lui je lui ai créé une vie, une date de naissance, un lieu, ect. Il y a un triptyque sur Illusions Barbares, on parle du début de sa vie jusqu'à la prise de Jérusalem et la rencontre avec "Melhinn-Hâ" qui est la ballade. Puis il y a sa conversion à des rites sataniques dans le titre "Instinct Animal". Le morceau "Melhinn-Hâ" arrive en plein milieu de l'album, c'est une espèce de clef de voute à l'ensemble. Comme il y avait ces trois morceaux assez forts qui étaient au milieu du disque on a décidé de faire cela dans ce gout-là. Mais ce n'est pas un album concept du début à la fin parce que l'on parle aussi de sujet plus actuels. Mais c'est l'idée forte.

MI. Pourquoi avoir choisi Mehlinn Hâ comme single ?
Eric. Parce que c'est la seule ballade du disque et c'est la première fois que l'on en écrit une. On s'est dit on va la sortir. Et puis on a des copains qui font partie d'une association médiévale. Pour Eviscérer Les Dieux, ils nous avaient dit que si un jour on voulait faire un clip avec un côté médiéval de ne pas hésiter à penser à eux. C'était le bon moment pour joindre l'utile à l'agréable et en plus faire bosser les copains pour mettre en valeur un single qui est une ballade.

MI. Comment s'est déroulée la captation du clip ?
Eric. Extraordinaire, trois jours de tournage au château de Briançon en Saône Et Loire. On a fait deux jours dans le château et puis après et il y a eu des raccords qui ont été fait dans un autre monastère situé dans le département de l'Ain. On a eu très froid derrière nos tabarnes et nos cottes de mailles, on a tous choppé la crève la semaine d'après. C'était une super expérience.

MI. Vous avez travaillé pendant un long moment avec Didier Bayot, pourquoi avoir décidé d'arrêter votre collaboration, vous aviez envi de changer ?
Eric. Oui, tout à fait. Il n'y a aucun problème relationnel entre nous. Il fait des trucs extraordinaires sur Musique Du Monde. On s'est dit que pour le quatrième album on était grand. Au début, il nous a un petit peu chaperonné maintenant on a décidé de prendre notre envol. On a trouvé Olivier Didillon qui a fait le son et c'est pour cela qu'il est différent. Il a posé sa patte à lui notamment avec une batterie plus acoustique. On a changé de crèmerie mais on a eu l'aval de Didier avant de commencer.

MI. Est-ce que l'histoire de Gontran De Mongisors est inspirée de fait réel ?
Eric. Tout à fait. J'ai été pris de passion pour les templiers après la lecture du Da Vinci Code. Cela m'a donné envie de lire plein de choses sur les templiers, sur leurs sociétés secrètes. Je suis parti la dessus et lorsque j'ai pu réécrire des titres pour le nouvel opus, j'ai commencé par la ballade et je me suis fait mon petit film autour. J'ai inventé ce personnage de Gontran. Dans la page centrale du livret on a toute l'histoire de ce chevalier de l'ordre du temple. Maintenant nous aussi il faut que l'on balaye aussi devant notre porte. Au moyen âge cela n'a pas été terrible non plus au niveau des templiers. Ce que j'apprécie c'est le côté imagerie, c'est le grand tabar avec ces croix rouges, ce côté épique. La face intégriste du templier je ne la mets pas trop en valeur d'ailleurs dans le titre "Instinct Animal" il fait des messes noires, il se convertit et découvre la religion musulmane. Il prie Bathomet, il est très païen pour ne pas non plus faire l'apologie d'un intégrisme religieux catholique. Il se marie avec Melhinn Hä, il a un enfant avec elle donc forcément il se fait défroquer et il est renié de l'ordre du temple.

MI. Dans l'esprit c'est très moderne comme histoire !
Eric. Effectivement, c'est une lecture un petit peu moderne.

MI. Dans le livret intérieur vous avez fait une dédicace à Charlie Hebdo, c'est une tragédie qui vous a touché ?
Eric. Effectivement, on a fini le livret au mois de janvier, on avait trouvé le titre Illusions Barbares depuis octobre, on s'est dit que finalement on a été rattrapé par l'actualité. Lorsqu'on a fini le livret, j'ai voulu rajouter un petit mot pour Charlie Hebdo parce que cela m'a touché. Dans mes moultes activités, je suis dessinateur de presse dans un quotidien qui s'appelle le Progrès. Tous les dimanches, je fais une rubrique. Ce drame m'a brassé surtout que j'avais rencontré une fois Charb il y a très longtemps. J'avais démarché Charlie Hebdo dans les années 90 quand j'étais étudiant aux beaux-arts et j'ai un dessin de Tignous. C'est des trucs comme ça qui font que ... Je pense que cela a brassé tout le monde et moi en particulier.

MI. Tu as travaillé dans le magazine Rockstyle ?
Eric. Oui tout à fait. Ce magazine c'était une pépinière de plein de journalistes en devenir qui avait déjà beaucoup œuvré dans la presse Rock. Il y avait Henry Dumatray qui avait bossé dans Hard Force et qui était rédacteur en chef adjoint dans Rockstyle. Il y avait aussi Christophe Goffette qui avait été rédacteur en chef d'autres magazines musicaux et aussi de fluide glacial. Philippe Lageat a aussi fait des piges sur des groupes de Hard Rock dans Rockstyle. C'était un super magazine et puis en deuxième dessinateur il y avait Berth qui maintenant travaille chez Ciné Mensuel, lui il est encore plus marqué par cette histoire de Charlie Hebdo. C'est un des dessinateurs de presse français. C'était une sacré rédaction.

MI. Est-ce qu'à un moment donné tu as hésité entre une carrière de dessinateur et de musicien ?
Eric. Je fais encore un petit peu les deux. Je suis enseignant en art appliqué, je continue à faire mon petit parcours en dessin de presse et à sortir des albums. Je me fais plaisirs. Quand je m'enmerderai à écrire des textes, à être sur scène, à essayer de trouver des idées pour des dessins de presse, j'arrêterai. J'ai cette chance d'avoir plusieurs cordes à mon arc, je tire des flèches [Rires]

MI. Dans le morceau "Les Crayons Du Soleil" tu abordes le thème de l'angoisse de la page blanche, as-tu déjà été confronté à ce problème ?
Eric. En fait je suis confronté à l'angoisse de la page blanche tous les vendredis lorsque j'appelle la rédaction du Progrès parce que même avec les idées, l'expérience, la technique de dessin, on remet les compteurs à zéro le vendredi pour la publication du dimanche. Finalement, tous les vendredis j'ai ma feuille blanche, mes stylos. Je discute avec la rédaction, on regarde les évènements de la semaine et puis il faut y aller. Il faut qu'avant 17h, j'ai pondu mes deux dessins. Ce n'est pas un moment d'angoisse, c'est une espèce de montée d'adrénaline. Quand on trouve une idée tout de suite, c'est cool. Mais lorsque l'on rame pendant une demie heure ou une heure on commence à se dire mais qu'est-ce que je fais là ! [Rires] ... Après dans les "Crayons Du Soleil" cela va plus loin, le type est un auteur de BD devant l'angoisse de la page blanche et il devient un peu schizophrène, il voit tout en noir et blanc, il sombre dans la dépression, ça va super loin. Mais effectivement ce sont des beaux challenges.

MI. "Funambules" est un morceau qui traite de la prise de risque, penses-tu avoir pris beaucoup de risques avec MESSALINE ?
Eric. Je pense que l'on prend des risques dans le sens où l'on continue à sortir des albums en chantant en français et en essayant d'avoir un beau texte et tenter de mettre en valeur les textes. C'est aussi ne pas hésiter à utiliser une voix qui peut déplaire parce que c'est une voix un peu en emphase, très porté. Je pense que par rapport à ce style de musique on est assez gonflé, assurer des textes et des refrains en français et avoir une voix théâtrale sur un style de musique qui est ultra cliché. C'est une prise de risque.

MI. "Instinct Animal" est un morceau au sujet de Baphomet, serais-tu prêt à signer un pacte avec le diable pour atteindre le graal ?
Eric. Très belle question. C'est marrant c'est un peu contradictoire parce que atteindre le graal c'est plus le côté messianique qui ressort. Finalement, il faut signer un pacte avec le diable pour atteindre le graal. Je ne sais pas, je pense que se bruler les ailes comme ça... C'est une très bonne question, je n'ai pas la réponse. Je ne peux pas répondre à cette question. Si on fait de la musique on a envie de reconnaissance, on a peut-être besoin de reconnaissance. Si du jour au lendemain on me dit que je vais faire des tournées mondiale en première partie du groupe que j'aime et que je vais avoir la vie d'une "Rockstar" ça peut le faire. Après j'ai quand même une vie personnelle à coté, est ce que je suis prêt à mon âge ? J'aurais peut-être signé un pacte avec le diable à 20 ans, en étant pas marié, sans enfants. Mais à 44 ans avec ma petite famille, je pense que le diable attendra dans une autre vie ! [Rires]

MI. Dans le livret, il est écrit que vous êtes en quête exceptionnelle du graal. Peux-tu me dire ce qu'est le graal pour toi ?
Eric. Je pense que l'on peut mettre beaucoup de choses derrière. C'est la reconnaissance, vendre plus de disques, donner plus de concerts sans non plus exploser. Il faut être réaliste, je pense qu'en France on ne peut pas exploser dans notre style. C'est assez marrant parce que finalement on a l'impression que l'en tend vers un absolu énorme et puis je me rends compte que je ne suis pas si dans les nuages que ça. C'est bien de rester de temps en temps les deux pieds dans "la glaise" parce qu'on est de Province ! [Rires] ... On n'a pas la prétention des jeunots qui arrivent à 20 ans. Il y a beaucoup de gens qui se sont cassé les dents avant nous. On préfère avoir quelques chicots pour mâcher des produits bio ! [Rires]

MI. Les groupes français ont l'air résigner, est-ce que tu as cette sensation ?
Eric. Tout à fait. Après les gens le font bien, je pense que MISANTHROPE et MANIGANCE le font même très bien et comme nous, même si ils ont plus de carrière que nous, ils continuent à rêver à certaines choses. Mais je ne suis pas sûr effectivement qu'à l'heure actuel... Je parlais de MANIGANCE par exemple, je ne les connais pas mais c'est un combo qui a du talent et qui est assez connu. Je ne suis pas sûr que si tu leur dis aujourd'hui voilà si vous signer un pacte avec le diable vous aurez tout, ils le feraient. Après c'est être résigné mais en même temps être réaliste par rapport au milieu du Hard français. Le HELLFEST et AC/DC au Stade De France ce sont les deux arbres qui cachent la forêt. On nous dit qu'il y a un vrai public Metal en France : "Regardez le HELLFEST, le deuxième festival en France tout style confondu, AC/DC qui fait 70 000 places au Stade De France" ! Oui mais le reste de l'année dans les concerts quand tu arrives à faire 200 personnes dans une salle tu es content. Ce n'est pas être résigné, c'est être réaliste. Pour faire un gros carton avec un album... Même ceux qui font des émissions de TV réalité pour promouvoir leur groupe comme BLACKRAIN... Ils ont des prétentions c'est très bien. Ils ont enregistré leur disque aux Etats-Unis, je leur souhaite d'obtenir le succès mais je ne suis pas sûr qu'ils fassent une carrière à la TRUST quand même. Mais si eux n'y crois pas à leur âge c'est dommage, nous on n'y croit plus trop et à plus de quarante ans je crois que c'est normal.

MI. TRUST, c'est le graal en fait...
Eric. Oui tout à fait. "Antisocial" c'est un tube planétaire qui doit remplir les frigos de Nono et de Bernie tous les mois.

MI. Pour terminer, est-ce que vous vous sentez rebelles ?
Eric. En fait si tu regardes bien c'est aussi la lecture que l'on peut faire du titre de l'opus que j'ai trouvé. Est-ce que tout ce milieu stéréotypé, le Hard Rock, le Heavy Metal ça ne serait pas tout simplement des illusions barbares. On fait les gros durs avec notre musique, sur les photos, même le public Heavy Metal, mais en fait il est super sympa, il n'y a jamais de bastons par rapport au public Reggae par exemple ! Je pense que l'on est dans une espèce de spirale de business et finalement tout cela n'est qu'une grosse illusion barbare.


Ajouté :  Jeudi 12 Novembre 2015
Intervieweur :  The Veteran Outlaw
Lien en relation:  Messaline Website
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