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X SYNDICATE (FRA) - Marie Delebarre et Pascale Sublet "Bigoude" (Mai-2015)


X SYNDICATE fait partie des légendes française qui se sont forgées une solide réputation au fil du temps. Véritable icone Punk Rock, le gang est constitué de quatre filles et un garçon ! Les bad girls ont tout traversé et n'ont jamais renoncé restant fidèle à leur style de prédilection : un Punk Rock ultra vitaminé redoutablement efficace. Formé en 1994, les belles ont su s'imposer comme des incontournables de la scène française malgré très peu d'albums à leur actif. Un fait très étonnant au regard de leur longue carrière. Il faut dire que le combo a été secoué par une incroyable instabilité qui les a empêché de s'imposer comme elles auraient dû. Leur force a été de donner de nombreux concerts aux quatre coins de l'hexagone et même au-delà et de toujours persévérer poussé par une indéfectible passion, le secret de leur longévité sans aucun doute. S'offrant même le luxe d'ouvrir pour des monstres sacrées comme SCORPIONS, MOTÖRHEAD ou encore SLAYER de quoi faire rêver de nombreuses formations. A force d'écumer les routes française, nos donzelles décidèrent de jeter l'éponge en 2005 lassées d'être en permanence loin de chez elles ! Il faudra attendre cinq longues années pour que le combo revienne sur le devant de la scène et douze ans pour qu'elles enregistrent un nouveau méfait. Dead Or Alive s'avère d'emblé doté d'une puissance incroyable. Un brulot qui vous carbonise les neurones à tous les étages. Il faut dire que cette fois nos charmantes musiciennes ont fait appel à Francis Caste, un des maîtres incontestés de la production française qui a su leur donner une nouvelle dynamique. C'est Marie Delabarre et Pascale Sub qui ont bien voulu se prêter gentiment au jeu des questions/réponses. Entretien passionnant avec du pur Rock'n'Roll women. Magnéto les demoiselles, c'est à vous !

Line-up
: Marie Delebarre (guitare), Marie Delebarre (guitare), Pascale Sublet "Bigoude" (chant), Alex Leclanche (basse), Alex Leclanche (batterie)

Discographie : 4 Friends (1998), Up Your Kilt (2001), Live 2003 (2003), Dead or Alive (2015)



Metal-Impact. Bonjour, le 4 avril 2015 vous avez joué à l'Alhambra à Paris, quel souvenir gardez-vous de ce concert ?
Marie Delebarre. Ca faisait plusieurs mois qu'on n'était pas monté sur scène, et on avait super envie de jouer les nouveaux morceaux ! Le public était déjà présent et motivé, on a fait un super concert ! Et pour moi, ouvrir pour TAGADA JONES et les SALES MAJESTES, c'était un rêve d'ado, j'adore ces groupes !

MI. Le 17 avril 2015, vous étiez à Nantes. Comment était le show ?
Marie. Chaud, chaud, chaud ! Une température extrême sur scène et dans le public. On a fait un concert marathon, à fond et super violent !

MI. Avez-vous testé les nouveaux morceaux sur scène ?
Marie. Oui bien sur, et c'est le pied ! On est super contents des nouveaux morceaux, et c'est trop bien de les interpréter en public. Les gens se prennent une bonne claque. J'ai le sentiment qu'ils retrouvent le côté Punk Metal du X SYNDICATE de Up your Kilt. Mais qu'en plus, ils y découvrent de nouvelles facettes, dues aux nouvelles musiciennes du groupe : notre style oscille maintenant plus entre le Thrash, le Metal, le Hardcore et le Punk surboosté.

MI. Est-ce que vous avez ressenti de la pression ?
Marie. Euh moi, perso, ça va... A part quelques petites galères électriques à gérer très vite avant d'ouvrir au public! Ca m'a énervée, et en fait, c'est très bien d'être énervée pour faire un concert d'X SYNDICATE.

MI. Quel souvenir gardez-vous de votre concert aux côtés de MOTÖRHEAD ?
Pascale Sublet "Bigoude". Pour moi, le meilleur ! C'est Campbell lui-même qui nous a fait le son. Ils nous ont invité à boire du Jack dans leurs loges en sortant de scène. Puis, il y a une fête organisée pour eux, ils nous ont invité. Au final, on est resté avec Livia notre guitariste de l'époque... 2 jours dans le tour bus avec Lemmy et Campbell avec qui on s'est baladé tout le temps. Ils sont tous vraiment très cool et la légende sur MOTÖRHEAD, sur Lemmy n'a rien d'une invention ; tout est vrai !

MI. Vous avez aussi ouvert pour SCORPIONS et SLAYER, comment était-ce ?
Pascale. Ca fait terriblement peur dans les deux cas, surtout pour SCORPIONS. C'était notre premier concert pour la sortie du deuxième album. Il y avait 35000 personnes devant nous, oups, heureusement Juliette Dragon était on stage avec nous. Le public n'avait d'yeux que pour elle... normal, on a envoyé tous ensemble, d'un seul homme. Zéro contact avec SLAYER.

MI. Avez-vous pu établir un contact avec SLAYER, SCORPIONS ou MOTÖRHEAD ?
Pascale. SCORPIONS étaient sur l'évènement de Mannicourt, les over stars. Chacun des membres est arrivé dans sa limousine perso en compagnie, le chanteur du maire, les autres avec des personnalités attachées à la ville. Mais une fois installés dans leur loge, ils nous ont interpelé et on a bu quelques bières ensemble. On leur a fait part de notre niveau d'allemand, on a finalement bien rit avec eux. Ils sont hyper sympas. Avec SLAYER, le groupe était total crevé, ils arrivaient à Bercy après une longue tournée. Personne n'a pu échanger avec eux, ni nous ni personne. On ne les a croisé nulle part dans Bercy, par contre avec BIOHAZARD : ça a été la grosse fiesta.

MI. Appréciez-vous ces formations ?
Marie. Moi je suis une fan ultime de SLAYER ! Je les ai vus environ dix fois. A chaque fois je rentre en transe et j'ai envie de défoncer tout le monde.

MI. Comment définiriez-vous le groupe sur scène ?
Marie. Ah ! Sexy et violent ! Dédicace à THE EXPLOITED, ce morceau super intellectuel "Sex & Violence".

MI. Vous faite une reprise de DEVO sur scène "Mongoloid", pourquoi avoir choisi ce titre là ?
Pascale. J'aime depuis toujours.

MI. Qu'appréciez-vous chez DEVO ?
Pascale. La créativité musicale, la rythmique, les mélodies, les claviers qui pour une fois ne sont pas chiants, le look hyper straight, les codes couleurs, les abats jours sur la tête... Et puis petite ça faisait à moitié peur, ces clones binocleux au visage comme en cire qui bougeaient comme des robots !

MI. Comment vous sentez-vous sur la scène Metal française ?
Marie. Bah il faut qu'on refasse notre place, après pas mal d'années où les gens n'entendaient plus parler de X SYNDICATE. C'est vrai que ce n'est pas évident ! Mais le public et les autres groupes sont plutôt hyper enthousiastes, j'espère qu'on va redevenir LE groupe féminin le plus vénère de la scène française ! Et s'il y a des groupes de nanas qui s'indignent en se disant qu'elles sont 100 fois plus vénères que X SYNDICATE, qu'elles nous contactent, moi je suis perpétuellement à la recherche de combos féminins Metal qui déboitent !

MI. Est-ce que c'est facile d'évoluer au sein de la scène Metal française ?
Marie. Là, je laisse les vieux répondre !
Pascale. Nous n'avons jamais rencontré de problèmes. Nous avons joué avec toutes sortes de groupes, Death, HxC, Hard, Punk , R'n'R, Metal, que ce soit français ou étrangers, la plus part du temps, ça c'est terminé autour d'une ou plusieurs bonnes bières !

MI. Vous avez participé au film "Baise moi" qui est devenu une référence, comment était cette expérience ?
Pascale. La rencontre avec Virginie Despentes a été très sympathique, autour de quelques bouteilles de vin. Elle était venue nous voir pour nous interviewer pour un zine U.S (maximum rock and roll), elle s'est souvenue de nous quand elle recherchait des groupes pour sa B.O. La collaboration s'est très bien passée, et quelle surprise pour la sortie du film et les jours qui ont suivi...

MI. Comment avez-vous vécu toute la polémique qui a eu lieu à l'époque de la sortie du film ?
Pascale. Qui aurait pu se douter d'un tel buzz. Ni Virginie ni Coralie Trinh Thi, ne s'attendaient à ça et nous, encore moins.

MI. Pourquoi avoir décidé de faire un break en 2005 ?
Pascale. Nous sommes en majorité des filles et nous n'avons jamais tous cesser de travailler. Tous ces concerts à l'époque, tous les weekend end sur la route, on en a eu marre de se voir tout le temps, d'attaquer le lundi dead, alors on a fait un break naturellement... Qui a duré...

MI. Qu'est-ce qui vous a poussé à revenir en 2010 ?
Pascale. On est revenu plutôt en 2010/11. Eh bien, on se manquait, cricri la première a pris son téléphone pour m'appeler, nous avons ensuite toutes les deux contacté Alex. Et puis nous avons appelé les autres, l'une n'était plus dans ce genre musical et avait des problèmes de santé. Pour l'autre, elle jouait dans un autre groupe, elles ont donc décliné l'offre. La scène, les groupes en live, la fête, l'adrénaline, le tract, tout ça nous faisait tellement envie... Alors on s'y est remis.

MI. Il y a eu énormément de changements de line-up au sein du groupe. Quelles sont les raisons de cette instabilité ?
Pascale. Des raisons professionnelles, des déménagements, des raisons de santé, des mésententes bien sûr au sein du groupe... C'est difficile la vie a cinq !

MI. Est-ce que cela a été préjudiciable au combo ?
Pascale. Oui quand même, car il est très difficile de trouver des filles qui jouent. Et donc, il y a conséquemment une grande perte de temps, tout réapprendre à celles qui rentrent.

MI. En 2012 Lady Bittersweet est arrivée au sein de X SYNDICATE, que vous a-t-elle apporté ?
Pascale. Déjà c'est une très bonne guitariste qui a de très bonnes idées, Alex et moi sommes ok pour dire qu'elle a des riffs de guitare à la PTTB (groupe que nous adorons) ainsi que de très bonnes mélodies. De plus, sur scène : elle fait grave le show !

MI. Un an plus tard, c'est au tour de Marie d'arriver. Que vous a-t-elle apporté musicalement ?
Pascale. Alors Marie est très bonne guitariste, les deux Marie sont très douées... Mais différentes, Marie elle c'est le Metal, le HxC, le truc violent, la rapidité, la précision, l'énergie, le côté sans concessions. Elle nous a pondu des petits riffs bien Hard Rock à l'ancienne, à écouter et vous verrez.

MI. Comment les avez-vous trouvées ?
Pascale. J'ai rencontré Lady Bittersweet au HellFest, ça la branchait bien de rentrer dans X.SYNDICATE mais la place était occupée. Alors quand elle s'est libérée, on la recontacté. Pour Marie, c'est notre ex-bassiste Noémie qui la connaissait perso, et donc nous a naturellement proposé de la rencontrer. Mais on a longtemps cherché avant de tomber sur les "Marie".

MI. Est-ce que c'est difficile de trouver des musiciennes françaises ?
Marie. Oui un peu quand même, j'espère que les choses vont évoluer et qu'on va voir de plus en plus de nanas dans le milieu Metal, parce que ça manque toujours ! Allez, les meufs, bougez-vous le cul !

MI. Cherchez-vous à tout prix à recruter des femmes ?
Marie. C'est un critère, oui ! Tout simplement parce que le milieu Metal français manque de nanas, et qu'il faut qu'on développe ça !

MI. Quels sont les critères que vous recherchez chez une musicienne où un musicien ?
Marie. Avant toute chose, c'est l'humain qui prime. On ne va pas choisir une musicienne parce que c'est la meilleure, mais parce que c'est celle dont la vie, la mentalité et la motivation conviennent le mieux à X SYNDICATE. Il faut toujours se rappeler qu'on risque de passer beaucoup de moments très éprouvants ensemble (les missions interminables en camion pour aller d'une date à une autre, les hôtels bas de gamme où on va dormir 3 heures et repartir, des enregistrements usants pour les nerfs...). Il faut être costaud et enthousiaste pour faire ce job !

MI. Etre un groupe essentiellement féminin, c'est un avantage ou un inconvénient ?
Marie. De mon point de vue, c'est toi en tant que personne qui en fait un avantage ou un inconvénient ; si tu fais le job correctement, tu as ta place. Les mecs sont heureux de partager ces moments habituellement "entre couilles" avec des filles, ca les change. Et ça met une grande claque dans la tronche à ceux qui croient encore que les femmes ne sont pas faites pour ce type de musique. Nous aussi on a la rage, la rapidité et la technique pour être légitimes sur cette scène. Je n'ai aucun doute là dessus.
Pascale. Quand on a créé le groupe, et pendant les premières années, les gens -surtout les garçons- venaient par curiosité pour voir des filles sur scène. Et puis petit à petit, comme la musique était de mieux en mieux, on est monté au rang de groupe à part entière et les gens venaient pour écouter les morceaux ainsi que pour s'amuser.

MI. X SYNDICATE existe depuis vingt ans, comment est née la formation ?
Pascale. Un soir à la Cantada, le bar parisien Metal de l'époque, on était entre filles avec nos potes à côté. Il y avait les HOAX, les MASS HYSTERIA, les TRAPPED IN LIFE, les Metalleux et autres coreux de l'époque. On se disait qu'on en avait marre d'être avec ces musiciens comme des potiches, nous on accompagnait, on ne faisait rien ! Alors l'alcool aidant, on a décidé vers deux heures du matin de monter un groupe... Et le lendemain, on était en répète. Personnellement au réveil, je ne m'en souvenais plus mais une fois au Liberty, c'était parti pour l'aventure !

MI. Comment se sont déroulés vos débuts ?
Pascale. On a rapidement joué avec tous les gens que l'on connaissait et qui eux bossaient dans le milieu de la musique. Et puis, on était les seules filles à faire ça ! C'était plus facile, ça jouait partout. 20 minutes de set et on passait à un autre groupe, donc ça s'est bien passé pour nous les débuts.

MI. Pourquoi avoir appelé le combo X SYNDICATE
Pascale. On s'appelait X RATED, on était quatre filles et puis on a découvert qu'il y avait en France et à côté d'autres groupes qui portaient ce même nom. Il fallait trouver autre chose. Un soir à l'Elysée Montmartre jouaient BODY COUNT, sur le back drop, leur logo énorme avec au-dessus un SYNDICATE... Ca m'a fait tilt, on a gardé le X et collé le SYNDICATE.

MI. Comment expliquez-vous votre longévité ?
Pascale. Je pense que le Metal (surtout lui) avec le HxC et le puk sont des musiques que lorsque tu mets les oreilles dedans, c'est bon, tu es accroché. On est comme le public de ce genre : très fidèle. Donc on est là, ils sont là même après des années. Et puis toujours la même chose, dans le genre, il n y a pas beaucoup de filles à s'attaquer à ce genre de riffs.

MI. Quels thèmes abordez-vous au niveau des textes ?
Marie. On parle souvent d'alcool ! Mais aussi de déviances sexuelles et morales, de questions de société... Et bien sûr, il y a beaucoup d'histoires personnelles dans les textes. Bigoud a tellement d'anecdotes folles avec tous ses potes qu'on pourrait encore faire trois albums avec toutes ses histoires !
Pascale. J'ajouterai que pour cet opus, les textes tournent plus autour des filles, épisodes ou drames de la vie, témoignages, comportement des gens, accidents, contrairement aux autres qui étaient braqués sur les problèmes de relation avec les mecs, la fête et la drogue.

MI. Quelle est la philosophie de la formation ?
Marie. En ce qui me concerne, j'ai envie de m'amuser ! C'est une philosophie ça, le divertissement ?
Pascale. Jouer, se marrer, voyager, faire la fête et surtout pas de plans de carrière.

MI. Vous avez eu l'opportunité de tourner au Japon, comment était cette expérience ?
Pascale. Personnellement, je n'ai pas beaucoup aimé les dates à Tokyo. Par contre, on a pu jouer à donf, il n y a pas de l'imitateur de sons, des techniciens au top et du matos... Bercy dans un micro club au seizième étage du building. Mais en province à Nagoya, c'était mortel car on avait l'impression que tout le monde nous connaissait, le public chantait tous les refrains en yaourt ! C'était très drôle, ils étaient excités à mort. C'était génial !

MI. Comment avez-vous trouvé le Japon ?
Pascale. Incredible... Mais je n'y vivrai pas car trop propre, trop rangé, trop militaire, très cher et totalement décalé.

MI. Comment s'est passée votre rencontre avec les fans japonais ?
Pascale. Avec notre fan japonaise, à Nagoya justement, dans l'après-midi une fille de quatorze ans environ s'est présentée pour qu'on lui signe des autographes. On était hyper content, hyper fier, mais elle n'est jamais revenue pour le soir pour le concert... Etrange, non ?

MI. Pourquoi avoir attendu quatorze ans pour sortir un nouvel album ?
Pascale. Vous oubliez que nous avons sorti un live enregistré a avec SPERMICIDE en 2003. Pourquoi : par fainéantise et fatigue... Parce que l'on n'était pas inspiré, parce qu'on s'est arrêté complètement pendant plusieurs années pour faire autre chose et ensuite parce que le personnel dans le groupe a beaucoup bougé.

MI. Est-ce que c'est difficile pour un combo dans votre style de pouvoir sortir des albums et trouver un label ?
Marie. Bon là, je pense qu'il n'y a pas beaucoup de secrets : soit tu as quelqu'un dans le groupe qui s'y met à plein temps pour démarcher, rencontrer les pros, passer des coups de fil, échanger des mails et se démerder pour promouvoir ton groupe ; soit tu fais appel à un pro qui connait déjà le milieu et qui a les contacts, et surtout qui croit en ton projet. C'est le plus important.

MI. Pourquoi avoir appelé ce nouvel opus Dead Or Alive ? Est-ce un titre symbolique ?
Marie. C'est Bigoud qui a ramené cette idée. Oui, c'est hyper symbolique : le premier sens représente le groupe X SYNDICATE. Comme tu l'as mentionné plus tôt, le dernier album a maintenant 14 ans, donc c'est légitime que le public ait oublié X SYNDICATE, comme un groupe fini, mort. Alors que non, on s'est réveillé, on est vivant et on est super en colère ! Et le deuxième sens, c'est par rapport à la construction de l'album. Dead or Alive se scinde en deux parties, une partie "Dead" qui est dans un esprit plutôt pessimiste, presque abattu et sans espoir, jusqu'à l'interlude "03-22-12", suivie de la partie "Alive" qui est plus positive et plus revancharde.

MI. Qu'est-ce qui vous a poussé à travailler avec Francis Caste ?
Marie. Je n'entends parler que de lui depuis quelques années ! On nous l'a conseillé au moment de la préparation de l'enregistrement. Je suis allée écouter son travail sur plein d'autres groupes et j'ai halluciné : qu'importe le style musical, que ce soit Pop Electro ou Death Metal, il y mettait clairement sa patte "à la Francis Caste" hyper intense et monumentale ! Moi qui suis aussi ingé son, j'ai ouvert de grandes oreilles et j'ai eu super envie d'aller découvrir ses secrets prises de sons et mixage !

MI. Comment s'est passé l'enregistrement de l'album à ses cotés ?
Marie. Extraordinaire. J'espère qu'on aura la chance de faire le prochain opus chez lui. Ce mec a tout : il a l'oreille de l'ingé son, la technique, l'expérience et le côté musical car il est multi instrumentiste. Il a surtout un rapport humain incroyable, j'étais trop heureuse tous les matins d'aller au studio pour passer la journée avec ce gars, il est passionnant et hyper pro. J'ai appris énormément de choses !

MI. Que vous a-t-il apporté au niveau du son ?
Marie. La "Francis Caste Touch" ! C'est LE truc qui fait que tu vas repartir avec un album qui sonne comme une bombe américaine ! Caste, c'est le GROS son !

MI. Vous a-t-il aidé au niveau du processus de création des morceaux ?
Marie. Sur quelques trucs, oui. Au début, j'avais tout dans ma tête et je savais exactement où je voulais aller musicalement à quelques exceptions près. Et puis à force de côtoyer l'animal Caste, j'ai commencé à lui demander son avis sur telle ou telle harmonie, telle ou telle intro et à lui faire confiance aveuglément. J'ai eu le sentiment que ce mec avait compris notre musique et qu'il était d'un conseil précieux, qu'on ne devait pas rester bloqués sur nos idées.

MI. Pourquoi avoir choisi "Friends To Foes" comme single ?
Marie. Parce que c'est un titre très représentatif de Dead or Alive ! Il y a la mélodie super rapide, mineure et hargneuse. Il y a ce refrain chanté tous ensemble, qui je l'espère, sera bientôt repris en choeur par le public. Et il y a le texte typique, à connotation HxC sur les relations qui changent avec nos ex-potes qui se transforment en bêtes puantes.

MI. Quelle est l'histoire de ce titre ?
Pascale. C'est au sujet de gens qui étaient proches de nous, qui étaient nos amis et qui sont devenus des traitres, des ennemis. C'est la vie, ce n'est pas grave, des amis on en des tas d'autres.

MI. Comment était le tournage du clip ?
Pascale. Bertrand Torpédo (notre manager) organisait un combat de free fighting à Reims et nous avait programmé pour jouer un set pendant l'entracte, au milieu de la soirée. Dans l'après-midi, pendant l'échauffement des combattants comme l'équipe technique, les cameramen étaient en place, le décor dans un style moulin Rouge, les lights, le ring, on est monte dessus, on a tourné. Le soir, pendant l'entracte, on a joué en live devant le public du fight, et les gars ont continué à tourner. Ils ont monté tout ça, et ça a donné le clip "Friends to Foes".

MI. Est-ce important d'avoir un clip ?
Marie. Je pense qu'aujourd'hui, c'est essentiel pour la promotion d'un groupe. Les gens écoutent de moins en moins de musique, un clip c'est "catchy". C'est plus simple de montrer un bon clip à tes potes - du point de vue de l'attention qu'ils vont y porter - que de leur faire écouter un bon morceau où tu risques de perdre leur attention. Et puis, ça permet de mettre des visages sur une musique, de ressentir l'esprit du groupe... Pour moi, c'est primordial, d'ailleurs on est partis pour en tourner plein. Les clips, on adore ça ! C'est l'occasion à chaque fois de trouver des nouvelles fringues !

MI. Comment vous sentez-vous avant la sortie de Dead Or Alive ?
Marie. J'ai tellement hâte de mettre ça dans les lecteurs CD de tout le monde ! C'est un peu une consécration de sortir un disque. Ca concrétise des heures et des heures de compositions et de répétitions !

MI. Quels sont vos meilleurs souvenirs en tant que groupe ?
Pascale. Nos tous premiers concerts avec JUDGE AK47, on a fait quelques dates ensemble. On jouait en banlieue dans le salon de la grand-mère de Tarzan le chanteur, et le bar clando avait été créé dans la cuisine de la mamie, un truc complètement irréel. C'était bourré de monde, les débuts du Hardcore français. Après il y a forcement MOTÖRHEAD, BIOHAZARD, SICK OF IT ALL, CLAWFINGER et les NASHVILLE PUSSY.

MI. Vous avez débuté en 1994, était-ce plus facile qu'aujourd'hui ?
Pascale. C'était le début du HxC en France, il y avait pas mal de petits endroits pour jouer, des endroits underground... Comme le salon du tarzan et tout le monde jouait. Tout le monde hurlait la violence, jouait à donf. Tant que ça faisait du bruit, c'était bon. C'était un truc nouveau et on y allait.

MI. Avez-vous quelque chose d' important à rajouter ou que vous avez envie d'aborder ?
Marie. Oui, veut voir plus de filles dans les concerts Metal ! Dans le public comme sur les scènes ! Come on girls ! And come on boys... And come on everybody !


Ajouté :  Mercredi 19 Août 2015
Intervieweur :  The Veteran Outlaw
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