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HOLDING SAND (FRA) - Clément Horvath, Franck Grison et Quentin Dabouis (Mars-2015)


HOLDING SAND est un groupe de Post Hardcore créé en 2007 à Tours. Ils sont cinq, quatre gars et une fille. Après deux EP et un premier album remarqué, ils viennent de passer trois ans à créer leur deuxième opus, A life Worth Memoirs. Pour sortir de leur zone de confort, ils ont fait le pari risqué d'un concept album. Lors de notre rencontre, ils m'ont appris que Tours est la ville de France qui a la plus forte concentration de bars par habitants. C'est dans l'un de ceux-ci que Clément, Quentin et Franck ont été soumis à notre rituel des questions / réponses...

Line-up
: Clément Horvath (chant), Franck Grison (guitare), Cyril Faichaud (guitare), Coralie Fumard (basse), Quentin Dabouis (batterie)

Discographie : Ebb & Flow (EP - 2009), On Sleepless Nights (EP - 2010), Some Things Are Better Left Unsaid (Album - 2012), A Life Worth Memoirs (Album - 2015)



Metal-Impact. Bonjour, pour commencer pouvez-vous vous présenter ?
Clément Horvath. Clément, chanteur, dans la vie je fais de la com, du graphisme, du développement web, de la photo.
Quentin Dabouis. Quentin, batteur, je suis prof d'anglais, je fais de la recherche en linguistique, je suis doctorant.
Franck Grison. Guitariste, je fais du marketing et de la com. On va présenter aussi les absents. Coralie est bassiste et fait de l'accueil périscolaire et de l'animation. Cyril qui est guitariste et étudiant en informatique. Un gros geek.

MI. Vous présentez votre musique comme du Post Hardcore, est-ce un rattachement musical ou idéologique ?
Franck. C'est plus par rapport à nos influences ou ce qu'on écoutait quand on a commencé le groupe. On ne s'attache à aucune éthique d'aucune scène parce qu'elles sont toutes plus ou moins ridicules. Post exprime le fait qu'on apporte d'autre chose que de la violence et des grosses rythmiques. C'est un Rock un peu plus travaillé.
Clément. Le Post Hardcore, c'est ce qui se rapproche le plus de ce qu'on fait. C'est quelque chose d'hybride entre plein de styles parce qu'on écoute des choses différentes. C'est un mélange de Rock, Punk, Metal, Hardcore, Alternatif. Mais il y a rien derrière en terme de mode de vie. On est là pour la musique.
MI. Il y a aussi un côté do it yourself dans le Post Hardcore...
Franck. On veut des belles prod et pour façonner le style, il faut quelque chose de costaud. Le Post Hardcore t'as des enregistrements sales mais ils sont ultra do it yourself, ils le revendiquent, nous on le revendique pas spécialement. On veut faire un beau truc à écouter.

MI. Pouvez-vous faire un petit résumé du chemin parcouru depuis Some Things are Better Left Unsaid, votre premier album, sorti en janvier 2012...
Clément. On a perdu un batteur et un guitariste, le line-up a bougé un peu. çà a apporté vachement en terme de musique parce que nos méthodes de composition sont désormais différentes. On fait beaucoup plus de pré-prod qu'avant grâce à Quentin qui bidouille un peu l'enregistrement. En terme de composition et de style, tout a bougé aussi et c'est un opus qui s'est fait dans le temps. On a commencé à bosser les titres il y a quelques années. Chaque riff a été peaufiné, on s'est pris la tête sur des petits trucs pour avoir exactement ce qu'on voulait. On a revu complètement notre approche, le style a changé également, tout s'en ressent.

MI. A quel moment vous avez décidé que A Life Worth Memoirs serait un concept album ?
Clément. Dès le départ, on avait envie d'explorer quelque chose de nouveau. Je l'ai pris comme un exercice. Je sortais de ma zone de confort. Avant j'étais sur des textes plus personnels, là il fallait qu'il y ait un début, une fin. Que çà colle avec la musique. Les guitaristes composaient en s'inspirant de l'histoire mais j'avais pas le choix. Ces paroles elles doivent aller sur ce morceau et il faut que je me démerde pour que çà marche. Du coup, c'était vachement plus dur et c'est pour çà que les morceaux sont un peu moins catchy. Il y a des mélodies un peu moins faciles que sur les disques précédents. C'était un défi, on l'a pris comme çà.
MI. Et quelle histoire racontez-vous ?
Clément. C'est un homme arrogant, obsédé par la réussite qui va mourir à petit feu des conséquences de ses différents vices. Après sa mort, il réalise que la Terre tourne bien sans lui, qu'il n'a pas laissé sa trace, qu'il a servi à rien. Du coup la question se pose de comment faire en sorte que sa vie compte, qu'elle ait réellement du sens. Même si l'histoire est plutôt sombre, le message final est positif: profiter des siens, de ceux qui nous entourent parce qu'on a qu'une vie et il faut faire le maximum avec ce qu'on a.

MI. En live, vous allez le jouer comment ?
Franck. On va le déstructurer. J'aurais aimé qu'on puisse faire le concept en entier mais c'est compliqué techniquement. Les compositions sont plus longues et scéniquement çà marchera moins bien. Et jouer l'album dans son intégralité, çà nous obligerait à avoir du violoncelle et de la trompette tous les soirs.
Clément. Et le public a envie d'écouter des vieux morceaux. On nous réclame des titres qu'on a pas joué depuis six ans, on ne sait même plus les jouer [rires]. Il y a quand même quelques titres du premier album, comme "On Sleepless Nights" qui nous a fait connaître, qu'on ne peut pas ne pas jouer. A notre dernier concert c'est le morceau qui a le plus marché.
Dans la chronologie de l'album, on a des morceaux plus violent, puis mid-tempo puis plus calmes et on a pas envie que les gens se fassent chier à la fin du concert ou s'endorment [rires].

MI. L'expérience concept album vous a plu, vous recommencerez ?
Franck. L'idée du concept album c'était la volonté de faire quelque chose de nouveau pour nous et on sera dans cette démarche là pour ce qui suivra.
Clément. Là je pense qu'on va plus se concentrer sur nous et faire des textes. J'ai déjà fait ma part de textes vraiment personnels. On va faire des textes sur nous en tant que groupe et sur ce qui se passe aussi dans le monde sans parler politique parce que je pense que çà n'a pas sa place en musique. On voudrait explorer d'autres choses parce que, mine de rien, le concept nous a enfermés. Avec cette trame à suivre, on n'a pas eu la liberté de composition qu'on avait avant. Pour le prochain on voudra retrouver notre liberté et s'éclater. J'ai hâte de voir ce qu'on va pouvoir pondre après avoir brisé ces chaînes.

MI. Pour A life Worth Memoirs, vous avez d'abord composé la musique puis les lyrics, c'est votre schéma de composition habituel ?
Franck. On a défini la structure globale du concept album avant de composer et on a ensuite cherché à articuler la musique au fur à mesure. On se voyait avec Cyril pour produire quelque chose. On recherchait des riffs entre guitaristes, puis on montait des trames complètes de chansons où chacun pouvait amener sa patte.
Quentin. On essayait de voir l'ambiance qui se dégageait, à quelle partie çà correspondrait le mieux. Les guitaristes débroussaillaient, après on posait la batterie dessus pour avoir les dynamiques, puis la basse et le chant à la fin.
Clément. Je ne composais pas sur les musiques. Les musiciens écrivent les morceaux et de mon côté j'écris les paroles sans savoir où elles vont finir. Je me concentre sur les textes sans être bridé par une musique. Après je fais ma tambouille. La difficulté c'est que j'avais une trame imposée. Chaque chanson parlait d'une chose et chaque parole devait aller à un morceau en particulier sans que je le connaisse. J'avais mes texte, je découvrais la musique et il fallait faire matcher les deux. C'était un gros challenge. J'ai beaucoup retravaillé les textes pour que l'histoire soit cohérente du début à la fin.

MI. Clément, à quel moment tu décides si tu vas chanter en chant clair ou en screaming ?
Clément. Tout dépend de ce que j'entends quand je découvre la musique. C'est du pur feeling.

MI. Pour cet album, vous êtes arrivé en studio avec une musique très écrite, c'est votre façon de travailler habituelle ?
Quentin. On avait enregistré les maquettes deux fois, une en composant et une autre à la fin. On a aussi fait quelques démos. On avait deux versions avant d'aller en studio qui nous ont permis d'expérimenter pas mal de choses. Après pour ce qui est de moi à la batterie, j'aime pas tout écrire, donc y a des passages qui ont été improvisés en studio. On a fait plusieurs prises puis on a fait un tri en prenant ce qui nous plaisait le plus dans les différentes prises.
Franck. On a fait 14 jours de studio non stop et c'est assez short pour tout ce qu'on avait à caler. On a pas trop eu le temps de tester. C'était un peu des répétitions, des riffs déjà prévus.
Clément. On s'est restreints en tous points parce que deux semaines c'était la course. Sur les albums précédents, j'avais le temps. Je pouvais m'échauffer alors que là c'était direct. Sur deux jours, j'ai fait plus de 20 heures de prise. A la fin j'étais épuisé, j'ai perdu ma voix... Finalement, on est très contents du côté brut. C'est un truc fait dans l'urgence mais çà donne une spontanéité qui se ressent dans la voix plus écorchée.
Franck. La prod est plus authentique, plus brute.
Clément. C'est original par rapport à la plupart des disques qui sortent aujourd'hui qui sont sur-produits. C'est notre petit côté Punk.
Franck. On se reconnaît dans la prod, çà sonne comme nous.

MI. L'album est produit par Francis Caste, qu'est-ce qui vous a amené à vouloir travailler avec lui ?
Clément. A la base on devait pas enregistrer en France, le projet était d'aller à Los Angeles avec Charles Kallaghan Massabo.
Franck. Il bosse avec Murdoch, le mec qui masterise LINKIN PARK. C'est le gros son ricain, çà nous faisait kiffer surtout pour le road trip. Passer trois semaines aux USA pour enregistrer un album de Rock... Réaliser un rêve de gosse.
Clément. On a vu la note, on s'est dit que c'était un peu dur surtout qu'on avait pas une thune. Notre deuxième projet était d'enregistrer avec le producteur de REFUSED pour The Shape Of Punk To Come, un suédois. On devait aller s'enterrer dans la forêt scandinave. Y a plein de nos albums préférés qui ont été enregistrés dans ce studio. On est rentré en contact avec lui. Il voulait bosser avec nous, il nous a fait une fleur sur les prix, le problème c'était que c'était pas vraiment dans nos cordes...
Franck. On a vite été refroidis parce que c'était enregistrement live, on était pas spécialement chauds.
MI. Qu'est-ce qui vous dérange dans l'enregistrement live ?
Franck. Cà nous effraie parce qu'on est pas des gros techniciens en terme de guitare ou de basse, on a tous appris sur le tas et l'enregistrement live demande beaucoup de rigueur. L'enregistrement peut vite être chronophage.
Clément. C'est cool pour un groupe de Punk parce qu'il y a le côté un peu à l'arrache du truc qui joue sur l'énergie. Nous on a des compos plus complexes, reposant sur les ambiances. C'est quelque chose qui se travaille et je pense que le live n'est pas une méthode d'enregistrement qui nous aurait convenu.
Quentin. Donc on a un peu regardé en France, on était tous convaincus par les travaux de Francis parce qu'il a ce côté un peu cru, brut, les guitares qui bavent un peu, qui sonnent pas trop compressées, la batterie naturelle. C'est ce qui a convaincu tout le monde, lui çà le branchait et çà se calait sur l'emploi du temps.

MI. Est-ce que vous pouvez me parler de Thomas Duguet et du rôle que vous lui avez donné dans ce projet ?
Franck. Thomas c'est quelqu'un qui nous a suivis très tôt dans le groupe. C'est notre premier fan. Il était là dès qu'on a sorti les premiers titres en 2008/2009, il est venus nous voir d'assez loin en concert.
Clément. A l'époque on n'avait fait que des démos. Il nous avait découverts par ce biais et il a fait un trajet depuis Poitiers pour assister à la release party du tout premier EP. Il nous a toujours soutenus depuis. Il nous a même filé un petit coup de pouce pour financer l'album. C'est un gars super cool à qui on voulait renvoyer l'ascenseur en le faisant participer à ce projet. Et comme il avait la gueule parfaite, on lui a proposer de jouer le rôle du personnage sur lequel est centré l'album aussi bien sur la pochette que dans les clips. Thomas est content de participer à çà et il se rend disponible pour le projet.
MI. En parlant de pochettes, l'artwork de A Life Worth Memoirs est assez différent des précédents, qui étaient plus oniriques.
Clément. Sur les précédents disques on a laissé les créatifs faire leur boulot, ils nous faisaient des suggestions et on disait oui ou non. Sur le dernier disque, on voulait que tout ait un sens. On a tout fait nous même. Je me suis chargé de prendre la photo puis on l'a confiée à Pauline, une graphiste qui l'a habillée. Elle a aussi réalisé le livret. On travaillait de façon très proche pour la guider et lui dire ce qu'on voulait car on a tellement bossé l'album d'un point de vue musical pendant toutes ces années qu'on pouvait pas le sortir avec une pochette qui n'avait pas de sens ou prendre le premier truc qui arrivait.
Quentin. On avait la photo, on lui a dit de bidouiller, elle aime bien faire les choses à la main. Elle a dessiné des contours pour avoir un truc au final plus authentique. C'est pas que du digital, les brûlures c'est des vraies brûlures.
Clément. Le projet c'était de représenter le personnage dans la chanson "Denial". Il vit ses derniers instants et il est prêt à tout pour recommencer à zéro et se racheter une vie. On a recouvert Thomas de farine pour montrer qu'il devait se camoufler dans la pureté et se racheter une conscience. La façon dont Pauline a trituré la pochette fait que le concept est plus aussi évident maintenant mais il a plus de personnalité et il correspond plus aux goûts de l'ensemble du groupe.

MI. Vous avez publiés beaucoup de contenu video, vous avez votre chaîne Youtube, pourquoi est-ce si important pour vous ?
Clément. On a fait cinq clips scénarisés plus deux clips live. Ainsi que des documentaires, des studio report et la série Chronicles. Aujourd'hui la musique ne s'écoute plus, elle se regarde et le réflexe pour découvrir un groupe c'est d'aller sur Youtube. Avoir notre propre chaîne nous permet de montrer à la fois notre univers à travers les clips et l'envers du décor, ce qui se passe derrière la façade, avec les documentaires. C'est intéressant de voir les deux côtés du truc. Pour A life Worth Memoirs, on tourne trois clips, un pour chaque chapitre de l'album. On a déjà publié le premier pour "Hell-Bent". On va tourner la deuxième partie en avril avec Benjamin Cappelletti. Il a réalisé les clips sur le premier album et on apprécie son travail.
MI. Et les clip live ?
Clément. Les live étaient souvent associés à des documentaires. On filme une partie des concerts et quand on monte le documentaire on se retrouve avec des rush de live. C'est l'occasion de faire un petit clip live avec ce qu'on a sous la main. On l'a fait avec la tournée qui a suivi l'EP On Sleepless Nights et pour la grosse tournée franco-belge qui a suivi la sortie du premier album.

MI. Justement, à propos de la scène. Vous avez déclaré dans un article paru dans TMV que vous aviez du mal à booker des dates en région, pourquoi ?
Franck. Dans la région ils sont peu ouverts au Metal, on se retrouve face à des gens qui connaissent pas, apprécient pas et donc ne programment pas. Il y a un paradoxe parce que tout le monde parmi les acteurs locaux souligne la qualité de notre projet mais personne pour déplorer qu'on ne puisse pas jouer.
Clément. Il y a peut-être le nom du style, Post Hardcore c'est pas hyper vendeur. On sait pas trop ce que c'est et les gens ont des a priori.
Franck. Musicalement on est connotés Rock à grosse guitare, donc çà fait fuir pas mal de monde.
Clément. Ce qui est dingue c'est qu'on a tourné de façon assez intense en 2010 et 2011 mais là c'est un peu plus compliqué. Je sais pas si c'est la conjoncture économique, le 11 septembre...
Franck. Après, il y a toujours eu ce petit décalage entre le temps où on a tout le matos pour démarcher et trouver des dates et celui où çà commence à se décanter.
Clément. Pour le booking, on est Do It Yoursel, on a pas de tourneur, on fait tout nous même, c'est peut-être un peu çà la difficulté comparé à des groupes qui ont des mecs qui font tout le boulot qui arrivent à tourner et à cracher du fric pour faire les premières parties, parce qu'aujourd'hui c'est comme çà que çà marche. Et nous on est contre ce procédé sauf si c'est ouvrir pour DEFTONES pour 10 balles, là on dit oui. Mais c'est pas les tarifs demandés et on trouve qu'à un niveau morale, c'est juste dégueulasse...
Franck. Trouver un booker à notre niveau, c'est pas réaliste. il va perdre de la thune, il arrivera pas à vendre le projet.

MI. Vous n'en avez pas trouvé ou vous ne voulez pas en trouver ? Il y a bien des parties de votre activité que vous sous-traitez, pourquoi pas celle-là ?
Franck. On est pas fermés mais c'est juste qu'on a pas le bon interlocuteur en face, soit c'est trop gros, soit c'est trop petit, mal fait, çà ne nous correspond pas...

MI. Est-ce qu'il y a une date de concert qui sort du lot, un live particulièrement mémorable ?
Franck. On a été en Haute Normandie à Eu, on y va, on pense qu'on va tomber sur un rade pourri. On tombe sur un vieux théâtre, une salle nickel avec 200 personnes, un putain d'accueil, des super conditions techniques. Cette date tu t'y attends pas et t'as un putain de retour du public, 200 personnes au taquet.
Clément. On a aussi eu une belle expérience à Bruxelles. On jouait dans le sous-sol d'un restaurant pakistanais, çà sentait le samossa, mais c'était génial, y a plein de gens qui se sont ramenés.
Franck. Il y avait des gens qui avaient fait une demi-heure de train pour venir nous voir. Clément. T'avais des mecs qui marchaient au plafonds, ils se faisaient soulever et ils marchaient au plafond. Et le sol était dégoulinant de sueur, les gens glissaient, se cassaient la gueule, se relevaient et se jetaient sur les autres. Ils étaient fous, c'était génial. On a été super bien accueillis, hébergés nickel, on s'est fait payer des bières.

MI. Quels sont vos trois groupes ou albums clé ?
Clément. GLASSJAW / Worship and Tribute, mon album préféré depuis 15 ans. AT THE DRIVE IN / Relationship of Command. La troisième place çà varie, y a HOT WATER MUSIC / Caution ou DEFTONES / Around the Fur, REFUSED / The Shape of Punk to Come". C'est mon top 3.
Quentin. PERIPHERY, les 3 albums. Je suis dans une période Djent en ce moment. En deuxième, TESSARACT, je les ai vus en live en octobre, c'est mortel. Et en troisième place KLONE avec All Seeing Eye.
Franck. Le Post Rock de SIGUR ROS, MOGWAI... Après, c'est compliqué, çà va paraître ultra éloigné de notre musique mais quand j'étais ado j'écoutais les groupes Pop Punk comme PENNYWISE ou des trucs genre DEFTONES. Toute la vague Neo LIMP BIZKIT, LINKIN PARK. J'aime les groupes qui se bonifient avec l'âge comme THRICE, l'album Beggars, c'est du Rock Alternatif Prog. Sinon CLOUDCKIKER, le mec est tout seul dans sa chambre... toute la vague Emo française, AMANDA WOODWARD, AMERICAN FOOTBAL...

MI. Dernière question, avez-vous quelque chose à ajouter ?
Clément. On sera en concert le 24 avril prochain à Tours à la Belle Rouge et le 5 mai au Buzz à Paris. Et notre deuxième clip va sortir prochainement.


Ajouté :  Mardi 31 Mars 2015
Intervieweur :  Rivax
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