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THE FLASH (FRA) - Tout le groupe (Mars-2013)


THE FLASH est le nouvel ovni qui sévit sur la France depuis ce début d'année. Formé en 2008 par les frères Thomas (guitare) et Simon (batterie), c'est à l'occasion d'un repas bien arrosé qu'ils découvrent la voix remarquable d'Elise -une amie de longue date- et décide de monter un combo officiant dans une Pop Rock agrémentée de guitares Hard des plus efficaces. Nos lascars issus de Longwy dans le Nord Est de la France vont très vite s'adjoindre les services de Lucas à la guitare solo. L'arrivée de Fab à la basse sera déterminante pour la suite des événements, le bougre grâce à son expérience acquise au sein de diverses formations va entraîner le gang vers un avenir des plus radieux. Exit les concerts dans les petites fêtes locales ou les lycées ! Nos petits gars du Nord vont mettre les bouchées doubles afin de pouvoir s'imposer dans un premier temps sur la scène locale pour sévir au niveau national le plus rapidement possible. Dès lors, nos amis feront de nombreuses répétitions histoire de peaufiner les morceaux ! Leur premier concert aura lieu en 2009 et sera une excellente surprise puisque le show sera sold out sans qu'aucune promotion digne de ce nom soit faite. Un exploit qui leur donnera confiance pour la suite des évènements. Car à partir de cet instant, la machine est lancée à toute vapeur et ne va plus s'arrêter. Les kids du Nord vont enchaîner les dates à un rythme effrayant s'offrant même le luxe d'une tournée en Irlande, une vraie Rock attitude qui va porter très rapidement ses fruits. La rencontre avec Michel Ruer sera fondamentale, le bougre identifiant immédiatement tout le potentiel de THE FLASH va permettre au combo d'enregistrer sous la houlette de Yann Klimezyk un mini cd 5 titres qui va être déterminant pour la suite de l'aventure. Peu de temps après, nos Longoviciens sont remarqués par Eric Coubard qui les signe immédiatement sur son Label Bad Reputation. Le gang rentre très vite en studio sous la houlette de Jim Diamond (WHITE STRIPES, LOVE ME NOTS) pour enregistrer leur premier méfait qui s'avère être une totale réussite, un must dans le style. Aucun doute n'est permis, on tient là du très bon voir de l'exceptionnel. Mené par Elise, chanteuse doté d'une voix envoûtante et originale, chaque titre est un hit en puissance à la fois mélodique et captivant. Il suffit d'ailleurs d'écouter le single "Soul Alone" pour être convaincu des capacités incroyables de nos ch'tis ! Face à une telle pépite, MI se devait d'en savoir plus sur ces lascars venus du Nord ! Votre fidèle serviteur n'hésita pas à braver les intempéries et traverser un Paris couvert de neige afin de soumettre à la question le groupe réuni au grand complet au coeur d'un Pigalle méconnaissable ! Rencontre sympathique avec des musiciens visiblement heureux d'être à Paris pour parler de leur progéniture. Magnéto les gars, c'est à vous !

Line-up
: Elise (chant), Thomas (guitare), Lucas (guitare), Fab (basse), Simon (batterie)

Discographie : The Flash (2013)

Retranscription : Max Culpin



Metal-Impact. Bonjour à tous. J'ai la chance d'avoir la quasi-totalité du groupe. Vous êtes cinq au total avec la chanteuse Elise.
Thomas. C'est ça mais à cause du temps la chanteuse n'a pas pu être présente...
MI. Elle est bloquée dans les transports ?
Thomas. Oui, bloquée à Bruxelles.
MI. Vous venez de Mont-Louis. C'est bien ça ?
Thomas. C'est ça oui.

MI. J'ai lu que tout avait commencé au lycée en 2008.
Thomas. Ouais, c'est exactement ça. En fait, je connais Elise depuis la maternelle. C'est donc une très vieille amie à moi. Une fois, je l'ai entendu chanter à une soirée. C'était à un nouvel an il me semble. J'ai trouvé qu'elle avait un vrai talent. Etant donné que j'avais commencé la musique avec mon frère, on jouait déjà dans le grenier de mon grand-père, je lui ai donc demandé une fois de venir jouer avec nous et le groupe a commencé comme ça. Après, j'ai rencontré Lucas. Je l'ai vu jouer de la guitare et j'ai pu constater qu'il jouait réellement bien. Je lui ai donc demandé de venir jouer et par la suite on a rencontré Fabien.

MI. Et toi, tu fais les parties solos de guitares ?
Lucas. En fait, moi j'ai rencontré Simon au lycée. Il jouait déjà avec Elise, que j'ai rencontrée dans le grenier de leur grand-père. Donc je suis allé les rejoindre, on a joué une après-midi ensemble. Moi, j'étais branché assez guitare Rock solo tout ça. Ca les branchait aussi donc finalement on s'est dit "pourquoi ne pas continuer ensemble ?". Donc voilà, c'était un peu une alliance du lycée.

MI. C'est donc un groupe qui est né à l'école ? C'est un vrai groupe de copains à la base.
Lucas. Carrément, ouais ! Répète dans le garage, dans le grenier, tout ça. Tout ce qui va avec, etc.
Fab. Quand j'ai rejoint le groupe, c'est grâce à une amie à moi. Son petit frère était copain avec les jeunes. Puis, c'est elle qui m'a proposé d'aller répéter avec eux. Quand elle m'a fait écouter sur internet, j'ai trouvé ça super intéressant, vraiment génial. Je trouvais que la fille avait une voix extraordinaire. Puis un groupe de jeunes de 17, 18 ans qui répètent dans un hôtel, ça m'a tout de suite interloqué. Je me suis dis : "Putain, ça à l'air sympa comme condition. On va répéter à l'hôtel !". Puis, je me suis pointé et c'est comme ça qu'on a formé le groupe tel qu'il est à l'heure actuelle.
MI. C'est vrai que toi, tu es arrivé bien après.
Fab. Ouais, j'ai dû arriver à peu près 1 an après les débuts.
MI. Les autres étaient au lycée, ils étaient donc supers jeunes. Ca t'a fait un choc ? Fab. Non seulement, ça m'a fait un choc parce que les mecs jouaient bien, qu'il y avait un bon goût et une belle harmonie. Et puis, avec une culture musicale qui m'a vraiment troué le cul. Parce que concrètement, c'est des jeunes, à 17 ans, tu pouvais leur demander ce qui était sorti dans les années 70' et ils te sortaient tous les albums. Je trouvais donc ça vraiment super.

MI. D'où vient ce nom THE FLASH ?
Thomas. Cela vient principalement d'un livre qui s'appelle The Flash : Le grand voyage. Ca raconte l'histoire d'une personne qui part à Katmandou, en pleine époque hippie. Parce qu'on était vachement branché Woodstock tout ça, donc c'est né de ça.

MI. C'est ça qui m'a surpris. Lorsqu'on écoute l'album, les guitares sonnent très seventies. Vous êtes pourtant supers jeunes. D'où vient ce son seventies qui vous colle à la peau ?
Thomas. C'est surtout parce qu'on écoutait Jimmy Hendrix, PINK FLOYD, THE DOORS, etc. On adorait ce son des années ‘70s. C'est évidemment pour ça qu'il y a cette teinte seventies. Même Lucas est très branché Hendrix.
Fab. Sans oublier la pâte du mec qui a enregistré, Jim Diamond, qui lui a vraiment cette culture rock 70 très marquée qui permet d'avoir un son très chaud comme on le retrouvait à l'époque et ça, c'est génial.

MI. Vous avez ensuite commencé à travailler avec Yann Klimezyk.
Fab. Oui, ça c'est un pote que j'ai rencontré parce que je jouais avec lui dans un groupe qui s'appelait MADINA, qui était un groupe de Metal style MR. BUNGLE / PRIMUS. Je faisais ça quand j'étais plus jeune, un style vachement Metal. Faut savoir que ce gars-là est sorti à 17 ans premier de son école de musique en fait, un grand prix et est devenu prof de musique immédiatement dans des écoles de musique. De plus niveau studio, c'est vraiment une pointure à mon avis. C'est quelqu'un qui se débrouille super bien. On a donc bossé avec lui dans son studio pour les prises d'enregistrements avec Jim Diamond qui lui gérait plutôt le son donc. Et ça a vraiment donné un duo qui était vraiment super efficace pour notre album.

MI. Et là vous avez enregistré avec lui 5 titres en 2011 à Nancy, avant l'album en fait ?
Fab. Oui, ça c'est de l'auto production donc c'était juste avant de commencer à intéresser un petit peu autour de nous. On a d'abord fait un Ep cinq titres autoproduit, et puis c'est comme ça qu'on a réussi à démarcher et obtenir des choses intéressantes.

MI. Et vous aviez déjà écrit pas mal de titres ou bien il y en avait juste 5 ?
Thomas. Non, en fait ce sont des titres qu'on avait déjà depuis, enfin... qu'on a fait au fur et à mesure de l'évolution du groupe. Mais du coup, ça se ressent un peu parce-que justement il y a une évolution aussi depuis qu'on joue. Même si au début, nous étions beaucoup orientés années 70, le fait de commencer à jouer et d'évoluer nous a permis de découvrir beaucoup de choses et au final ça donne un peu une espèce de synthèse. On essaye vraiment de garder un peu un côté vintage mais aussi d'actualiser aussi et de faire quelque chose d'assez moderne en fin de compte avec ses racines assez ancrées dans ce qui est seventies.

MI. Et vous avez pressé cet Ep ?
Thomas. Oui, il y a eu un format physique. On a vendu 1000 Cds. Alors il est collector, non travaillé par Jim. C'était vraiment les débuts du groupe et en vendre 1000 au départ ; c'est déjà un beau défi. Et je dois dire qu'on l'a finalement assez bien relevé en fait.

MI. Ce qui est incroyable, c'est que vous donnez votre premier concert en 2009, et il y a 300 personnes !
Fab. Ah ouais là, c'était la folie. En fait, on voulait se tester. On a essayé de faire un concert dans un bar et ils étaient encore tous au lycée ; moralité il y a tout le lycée qui s'est pointé ! Dans ce lycée de la région de Mont-Louis, il y a 600 à 700 élèves, et il y en avait 350 qui étaient là au concert dans le bar. Donc c'était la queue sur le trottoir, il y avait une queue de 100 mètres pour rentrer dans le bar. Les patrons du bar, je dois dire qu'ils ont plutôt apprécié le truc.
MI. Ils se sont dit THE FLASH ça attire du monde, quand est-ce que vous revenez ? [Rires] ...
Fab. [Rires] ... Voilà, c'est comme ça qu'on a pu pas mal jouer dans les bars finalement et puis construire notre truc quoi !

MI. J'ai regardé sur votre site, vous avez fait pleins de dates, dans justement des petits bars, des cafés, des lieux comme ça. Vous n'avez pas peur de jouer partout ou on vous accueille !
Thomas. Ah nous on aime ça, on est des gens simples et on aime bien aller au contact des autres. Et on s'est rendu compte, je suppose que tu voulais l'aborder, mais quand on a fait une tournée en Irlande. Aller au contact des gens, ça fait que les fans ils te le rendent tout le temps. Si vous allez vers les autres et bien les autres à un moment ou un autre, ils te rendent la pareille. Et du coup nous on adore faire ça parce-que je trouve que c'est vachement sympa.

MI. Alors justement je voulais l'aborder, comment s'est passée cette tournée irlandaise ?
Thomas. Alors la tournée irlandaise, c'était génial. Comment ça s'est produit ? En fait, Elise notre chanteuse qui est vraiment une personne importante dans le groupe, fait des études de traduction en anglais. Elle a fait Erasmus pendant 7 à 8 mois. Là on s'est dit merde, on ne va pas perdre tout ce temps pendant son absence parce que ça fait chier de ne pas avancer pendant 7 mois. Donc, nous nous sommes dit que ce qu'on allait faire c'était partir nous aussi et la rejoindre pour aller jouer là-bas ! Donc voilà comment la tournée en Irlande a démarré. Et après être arrivé sur place, les gens sont tellement adorables, tellement sympathiques, y a eu cet engouement qui a fait que c'était vraiment super de jouer en Irlande.

MI. Vous avez jouez dans plusieurs pubs là-bas je suppose. Cette expérience a dû être sympathique !
Simon. C'était super ! On a pu jouer au Jazz Festival de Cork. A 50 m de nous, il y avait Richard Galliano, dans la même rue, le même soir. Il y avait un monde pas possible qui sont venus nous voir, pleins de musiciens de jazz sympas qui nous ont donné des conseils, un public extraordinaire. Les irlandais ont vraiment le cœur sur la main, et il vous paye 40 bières à la minute [Rires] ... Vous ne touchez pas le sol du concert ! Tournée à refaire, vraiment !

MI. Il y a d'autres pays qui vous intéresseraient ? Vous jouez déjà pas mal au Luxembourg.
Thomas. Ouais, et en Belgique aussi. Il y a une scène Rock qu'est vachement présente. C'est assez intéressant de jouer ailleurs. Le public n'est pas le même non plus j'ai l'impression. Comparé à la France, ils sont plus ouverts. Ca vient du fait qu'il y a une scène Rock plus importante et qu'il y a beaucoup plus de groupes belges indépendants.
Fab. C'est plus éclectique la Belgique. Il y a une ouverture d'esprit qu'on ne retrouve plus trop en France. Le belge, il aime bien sortir, aller boire une bière avec ses potes et aller à un concert. Maintenant, on a conscience qu'en France c'est beaucoup plus difficile, s'il n'y a pas un peu plus d'entertainement. Nous, on habite à la frontière Belgique/Luxembourg, donc on va dire que c'est plus à l'Est, à 20 m de la frontière. Donc tu fais 1km et l'ambiance est différente.

MI. Comment vous êtes vous retrouvé chez le label Bad Reputation ?
Fab. Nous avons gagné un tremplin de musique au Casino 2000, un casino de jeux au Luxembourg avec des moyens colossaux. Cette année au festival il y a BIRELI LAGRENE et EARTH, WIND AND FIRE donc pas mal et c'est un truc qu'on a gagné. Et ça, ça a confirmé ce que pensait quelqu'un de nous qui s'appelle Michel Ruer (notre booker actuel). Il nous a proposé de travailler pour nous, afin de nous trouver des dates. Cette personne a envoyé le CD à Bad Reputation, parce qu'il connaissait bien ce label du fait qu'étant animateur radio, il recevait souvent des CDs de Bad Reputation. Il s'est dit qu'il allait envoyer ça a la maison de disque, pensant que ça allait leur plaire et ça n'a pas loupé. Ca a fonctionné, on a été recontacté par Eric. C'est comme ça que notre relation avec le label a commencé.

MI. Je me souviens avoir écouté "Soul Alone" avec lui, il y a de ça 1 an et quelques. J'ai trouvé le morceau extraordinaire. Pour vous, tout s'est passé très rapidement au final !
Fab. Oui, carrément. Ca a été super rapide et puis ça s'est passé vraiment dans la bonne ambiance avec des potes. Et puis il y a eu la découverte de Jim Diamond qui est vraiment quelqu'un d'exceptionnel et formidable, faut bien le dire. C'est d'ailleurs grâce au label Bad Reputation que nous avons eu Jim Diamond sur l'album.
MI. En effet, c'est une pointure...
Thomas. Oui, et ce mec-là est simple, cool et tu passes de bons moments avec lui. Je me suis dit ; ça pourrait être un pote qui vient d'à côté de chez nous. Il est simple et il a aussi de très bonnes idées sur la musique. Puis au niveau du son, il assure vraiment.

MI. Qu'a-t-il apporté au groupe et à l'album ?
Thomas. Il est carrément arrivé des Etats-Unis avec son sac à dos. Dans sa besace, il y avait des micros qui sont exceptionnels et il a décidé de les ramener avec lui en France pour équiper le studio. Donc, on les a utilisé ! Quelques pédales d'effets, des trucs vintage qu'il ramenait des Etats-Unis qui font cette petite touche importante... et donc voilà ce qu'il a apporté avec lui. Au niveau de son implication dans les chansons, nous n'avons rien changé au niveau musical. Il a eu une petite influence au niveau du chant en donnant des idées à Elise. Ca a été tout de suite appliqué à la voix d'Elise et on a trouvé ça super efficace.

MI. Vous avez décidé de retravailler les 5 titres qui étaient parus sur le premier EP ?
Thomas. On a décidé de les faire remixer par Jim et toute l'équipe de manière à ce qu'il y ait un côté homogène sur l'album avec les nouveaux morceaux qu'on venait d'enregistrer.

MI. Et qu'est-ce qui vous a le plus surpris dans sa manière de travailler ?
Thomas. Le fait qu'il soit cool, très à l'écoute, super ouvert d'esprit. Tu lui proposes une chanson et si ça tient un minimum la route, il est partant pour travailler dessus, c'est ça que j'ai trouvé super. Vous, vous l'avez trouvé comment Jim les gars ?
Fab. Vraiment cool. Ce qui m'a impressionné, c'est qu'il était vraiment pointilleux sur le son, les guitares. Il cherchait vraiment à ce que ça soit le meilleur possible. Donc des fois, on essayait les prises et si on trouvait que ça n'allait pas trop, il cherchait encore à améliorer au maximum.

MI. Quand on écoute les guitares, surtout sur les solos, il y a vraiment un son énorme, fluide et très mélodique.
Fab. C'est vrai que pour les parties guitares, il a vraiment réfléchi, écouté et essayé beaucoup de choses.
Thomas. Mais finalement pour les solos, il faut plutôt se tourner vers Lucas, parce qu'il n'est pas forcément intervenu sur ce point-là Jim Diamond, c'est plutôt les solos de Lucas [Rires] ...
Lucas. C'est vrai. Le travail de Jim Diamond sur toutes les parties guitares même celles qui concernent Thomas était assez intéressant parce qu'il avait une idée de tous les sons crunch, distorsions, qui était différente de la mienne par exemple. Idem pour le son des guitares de Thomas aussi, j'imagine que cela vient de ses pédales qu'il a ramené des Etats-Unis qui donnent un son que je ne connaissais pas spécialement. Je ne suis pas un grand amateur de pédale, donc voilà [Rires] ... Du coup, ça a donné une nouvelle dimension en terme de son, surtout de son crunch. Il est beaucoup influencé, comme on l'a dit partout, par ce qui est scène Rock bien underground, bien lourde, bien sale, en bref tout ce qu'on aime. Donc c'était une nouvelle approche. C'était super et puis le coté international par le fait qu'on parle anglais nous a vraiment aidés.

MI. L'album vient de sortir. Quel effet cela a eu sur vous ?
Thomas. Eh bien, ça fait bizarre en fait. On s'entend de temps à autre à la radio, on s'est vu sur quelques chaînes TV. On a fait RTV, Paris Première, des chaînes locales comme Mirabelle TV, qui est plus sur la Lorraine. Et c'est vrai que c'est étrange de se voir comme ça mis en avant et on se demande pourquoi les gens nous mettent en avant comme ça. Puis en fait, on était en contact avec les journalistes tout ça parce qu'en général, ils nous ont retenu parmi un bon nombre de CDs qui sortent, ce qui fait beaucoup. Du coup, ça fait plaisir. On prend ça comme une petite reconnaissance quelque part.

MI. Il y a même Eric Naulleau qui est devenu fan !
Thomas. Exactement, coup de cœur d'Eric Naulleau. Il a déclaré sur Paris Première qu'on était la révélation Rock français de l'année. Donc on trouve ça super sympa de sa part. On a envoyé un petit truc pour le remercier quand même [Rires] ...

MI. On peut donc espérer vous voir un de ces quatre sur Paris Première ?
Thomas. Ca serait énorme ! Nous, on serait pour. C'est quand même une chaîne que j'affectionne particulièrement et ce depuis longtemps. Les émissions culturelles sont excellentes, il y a quand même des trucs qui sont biens.

MI. Vous vous sentez au sein de la scène Rock Nord Est de la France. Y-a-t-il beaucoup de groupes qui vous entourent ou êtes vous un peu seuls ?
Fab. Bah écoute moi je dirais que non. Il y a beaucoup de groupes qui effectivement sont autour de nous et on a quand même l'occasion de croiser les mêmes gens sur les scènes. C'est vrai qu'il y a une sorte d'émulation en Lorraine entre les différents groupes qui existent. Avec certaines formations de Nancy, on a vachement sympathisé. Et puis je reste toujours bien pote avec des gens comme Lucie, que peut être tu connais, et qui a fait la nouvelle star. Parce que ce sont des gens qui joue aussi avec Yann Klimezyk, qui est mon pote et c'est vrai qu'on sent toute cette mouvance issue de la Lorraine. En fait, c'est une région qui produit pas mal de musique.

MI. J'ai été étonné que ce soit "Half a Sad Man Half a Dreamer" qui soit choisi comme clip et single.
Fab. Alors ça a été choisi parce-que je pense que c'est quelque chose qui est un peu entrainant. Nous avions envie d'un morceau qui soit un peu positif, qui entraine un petit peu les gens à écouter notre album. Mais c'est vrai que sur l'album, il y a, je pense, pas mal de variétés. Je ne sais pas ce que vous en pensez ? (ndi : il s'adresse aux autres musiciens de THE FLASH). C'est assez varié, ça passe d'un style très pop à quelque chose de plus Rock, quelque chose de plus doux. On essaye de mettre un petit peu tout ce qu'on aime dans l'opus.

MI. L'album débute avec City ou il y a une partie instrumentale de 1'40''. Ca surprend un peu !
Fab. Ca c'est parce-que honnêtement, on aime bien mettre la musique en avant. Je sais pas si tu as remarqué, nous ce qu'on a essayé de faire sur ce disque ; c'est à la fois de faire une musique de qualité avec un chant qui est quand même repérable par tout le monde parce-que la voix d'Elise est quand même super, mais avec une qualité musicale derrière. Des compositions quand même qui tiennent la route. C'est pour ça qu'on n'hésite pas a improviser. En concert, il y a une chanson qu'on pousse jusqu'à 11 minutes, avec des long chorus, des solos, tout ce qu'il faut.
MI. Ce n'est pas sur L.A Funky par hasard ?
Fab. C'est exactement ça ! Cette chanson dure 11 minutes en concert.

MI. Comment décrirais-tu THE FLASH sur scène ?
Fab. On prend le temps de profiter de s'amuser avec la musique, de la kiffer parce qu'on aimerait bien que le public, qui s'arrête souvent sur la voix d'Elise parce-que c'est vrai qu'elle est remarquable, prenne aussi plaisir à la musique pur et dur. C'est ça qu'on a envie de faire.
MI. Donc vous improvisez beaucoup ?
Fab. Oui. Sur des chansons comme ça, on improvise sur scène sans problème.
MI. Ca vient naturellement ?
Fab. Et bien moi, en tant qu'ancien du groupe, je suis obligé de dire un truc quand même, c'est que j'avais une expérience un peu plus grande que les jeunes concernant la musique. Parce que j'ai joué du Metal quand j'étais plus jeune, mais j'ai remarqué que c'était carrément bénéfique pour eux d'avoir des moments d'improvisation dans un concert. Parce que ca leur met comme une motivation, ça donne un côté plus vivant, plus vrai en fait quand on improvise un petit peu. Bon il faut être capable de le faire, mais quand on improvise sur scène ca donne une dimension supérieure à la musique je trouve.

MI. Et vous faites des reprises sur scène ?
Thomas. Oui . On reprend par exemple "Somebody to love" de Jefferson Airplanes, des reprises de blues, Chuck Berry. On reprenait même une chanson des ROLLING STONES.

MI. "Trippin'" est un titre influencé par AC/DC ?
Lucas. Oui ça c'est ma guitare, c'est la fameuse Gibson SG qui fait le son Angus Young. Oui mais après au-delà de tout ce qui est un peu hippie, on aime aussi le Rock, on adore AC/DC, les solos, voila c'est super bien construit. Je sais pas si ça se retrouve vraiment sur "Trippin'", je sais qu'il y a une partie tapping et c'est peut être ça qui y fait penser. Ca fait partie du jeu, on essaye d'allier les styles, des petites grilles d'accord sympathiques, et puis en même temps balancer un tapping, un sweeping ou je ne sais quoi, n'importe quelle influence dessus. Et l'alliance de ça, ca fait ce melting pot qui donne l'originalité de nos morceaux je pense. C'est assez intéressant, chacun y retrouve son compte.

MI. Parlons un peu de la vidéo. Vous avez dû bien vous amuser à la réaliser ? Qui est-ce qui a eu l'idée du clip ?
Fab. Oui ! Pour le clip, on a bossé avec deux photographes, un qui s'appelait Eddy Brière, qui vient de Paris et un autre qui s'appelle William Bonbon qui est plus sur Metz. Du coup, c'était vraiment cool car on a tourné vers Metz, après plus près de chez nous et aussi dans notre local de répétition' et du coup ça a vraiment donné un résultat... enfin, moi je m'attendais vraiment à un clip comme... c'est vraiment ce que je voyais pour notre premier clip.

MI. Il y aura un deuxième single ?
Fab. On ne sait pas. Pour l'instant on n'y a pas trop encore pensé, mais bon je pense qu'on en parlera peut être avec Eric Coubard de Bad Reputation.

MI. Je suppose que vous allez donner beaucoup de concerts maintenant ?
Fab. Oui, on a beaucoup de dates qui arrivent. On va jouer chez Paulette, on va jouer sur Paris aussi au mois de Septembre. Il y a quelques festivals de prévus aussi. MI. Sur Paris ce sera où ?
Fab. Au New-Morning. On joue en première partie de DIRT RIVER RADIO le 19 Septembre. C'est notre première date à Paris et le New Morning : ca va être cool.

MI. Et si vous aviez la possibilité de partir en tournée avec n'importe quel groupe vous choisiriez qui ?
Fab. Avec n'importe quel groupe... c'est une question compliqué ça !
MI. Tu peux choisir qui tu veux des vivants, des groupes qui n'existent plus, je vois qu'il y a un tee-shirt des DOORS...
Fab. Oui avec les DOORS, ca serait exceptionnel mais bon... Comme groupe actuel, je dirais TAME IMPALA c'est ce que j'écoute en ce moment. Je sais pas si ça te dit quelque chose. C'est un groupe australien vachement psyché.


MI. C'est ça qui vous branche à fond le côté psyché, la génération Woodstock, la fin des années 60 ?
Fab. Oui j'adore. Même les solos qui durent longtemps. Je sais qu'il y a des chansons de PINK FLOYD qui durent 20 minutes et moi j'adore ça !

MI. Peux-tu me dire en quoi a consisté cette participation au ZicMeup Tour en 2012
Fab. Alors ça, c'est un tremplin. Ca s'était bien passé. On avait été sélectionné mais on n'a pas pu y participer en fait, il y a eu des problèmes avec la date, il fallait monter sur Paris, et je crois qu'il fallait jouer une chanson... On n'a pas eu de disponibilités, du coup notre participation a été annulée.

MI. Pour terminer, est-ce que vous avez déjà eu des réactions par rapport à l'album ?
Fab. Oui, on a eu des supers critiques, sur certains sites... Chaque fois qu'on a une chronique, c'est positif.
MI. Vous vous attendiez à ça ?
Fab. Moi pas vraiment. Franchement, je suis super content qu'il y ait ces critiques positives. Même le passage qu'on a eu sur Paris Première, c'est vraiment excellent. Mais non, on ne s'attendait pas à ça.

MI. Vous avez quelque chose à rajouter pour terminer ?
Fab. Oui, juste pour préciser un truc, notre booker est animateur dans une radio qui s'appelle Radio Aria qui pourrait parler un peu aux Metalos, pas aux gens du Metal, mais aux ouvriers de l'industrie métallurgique. C'est la radio qui a couvert les différentes restructurations industrielles dans notre région, qui est fort défavorisée, et on vient de cette région là c'est en endroit ou la vie est très difficile.


Ajouté :  Jeudi 03 Avril 2014
Intervieweur :  The Veteran Outlaw
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