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FIVE FINGER DEATH PUNCH (usa) - Zoltan Bathory (Mai-2013)


FIVE FINGER DEATH PUNCH demeure encore relativement méconnu en Europe et plus particulièrement en France mais plus pour très longtemps ! Heureusement, il n’en est rien outre Atlantique, bien au contraire. Le combo y a rencontré un énorme succès dès ses premiers méfaits et est devenu, au fil du temps, un gang incontournable de la scène US. Pourtant rien n’était gagné d’avance quand on regarde le parcours incroyable de son leader Zoltan Bathory. Si nos lascars sont basés aujourd’hui à Los Angeles, c’est en Hongrie que commencent véritablement les balbutiements du groupe. Zoltan y voit le jour et c’est de ces terres européennes qu’a germé l’idée de créer un combo qui allait, bien des années après, ravager le continent US grâce à un Metal mélodique doté de riffs assassins qui font mouche à chaque fois. Après s’être exilé à Los Angeles, le bougre, après bien des aventures, s’associe avec Ivan Moody, hurleur notoire, pour donner naissance à FIVE FINGER DEATH PUNCH en 2005. Un nom à dormir dehors qui fait référence au cinéma de Kung Fu Hongkongais dont le garçon est très friand. En 2006, nos californiens enregistrent leur premier opus The Way Of The Fist qui sera finalement distribué en 2007 par le label Firm Music. Tout va ensuite très vite et nos killers se retrouvent en tournée US avec KORN, MACHINE HEAD ou encore SLIPKNOT. Un début des plus prometteurs qui leur permet de conquérir un public de plus en plus vaste. Alors que leur première galette est certifiée or, les Rockers déboulent en 2009 avec War Is The Answer, produit par Kevin Churko (OZZY OSBOURNE), un maitre de la production. Un véritable tsunami métallique qui va les propulser tout en haut des charts avec des singles comme Hard To See ou Walk Away pour n’en citer que quelques uns. S’en suivit une énorme tournée au pays de l’oncle Sam accompagnée de SHADOWS FALL et OPETH, qui ne fit que confirmer qu’il fallait désormais compter sur eux. L’Europe ne fut pas délaissée pour autant puisque le Shock And Raw tour dévasta la plupart des territoires du vieux continent. Les grands festivals (Rock Am Ring, Rock Im Park, Download Festival) ne furent pas épargnés, les FIVE FINGER DEATH PUNCH prouvant ainsi qu’ils n’étaient pas là pour faire de la figuration en délivrant des shows plus intenses les uns que les autres. En mars 2010, le gang s’embarque pour 10 concerts en Irak pour soutenir les troupes américaines alors en pleine guerre. Une initiative qui fera couler beaucoup d’encre mais ne déstabilisera pas le moins du monde les FIVE FINGER DEATH PUNCH. L’année 2010 sera celle de leur consécration. Là encore, ils inondèrent le marché américain de nombreux singles, un matraquage en règle qui finit par porter ses fruits, du grand art ! Après un tel succès, pas question de laisser trainer les choses, le groupe s’enferme une nouvelle fois en studio avec Kevin Churko pour donner une suite à War Is The Answer : ce sera American Capitalist qui atterrira dans les bacs le 11 octobre 2011 ! Une nouvelles fois, les ventes s’envolent et les Bad Boys sillonnèrent les Etats Unis de long en large pendant une bonne partie de l’année 2012. Alors qu’on s’attendait à ne pas les revoir pendant quelques mois, le combo déboule avec une surprise de taille, un double album au nom étrange de The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell où les invités sont légions et non des moindres puisque Rob Halford The Metal God en personne vient les accompagner sur le titre Lift Me Up ! Un vrai mystère qui ne pouvait qu’intriguer l’équipe de Metal Impact ! C’est muni d’une pléiade de questions que votre serviteur se dirigea vers l’antre parisienne des FIVE FINGER DEATH PUNCH afin d’en savoir un peu plus sur cette nouvelle offrande gargantuesque. C’est Zoltan Bathory le guitariste fondateur qui accepta de passer à la question ! Le garçon s’avère être un personnage intéressant et attachant. Bien loin de tous les clichés qu’on pourrait se faire, le guitariste est d’emblé très loquace, un vrai bonheur pour MI. Magnéto Zoltan !

Line-up
: Ivan L. Moody (Chant/Guitare), Zoltan Bathory (Guitare), Jason Hook (Guitare), Chris Kael (Basse), Jeremy Spencer (Batterie)

Discographie : The Way Of The Fist (2007), War Is The Answer (2009), American Capitalist (2011), The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell Volume 1 (2013), The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell Volume 2 (2013)

M-I Interviews du groupe : Zoltan Bathory (Mai-2013), Jeremy Spencer (Nov-2013)

Retranscription / Traduction : Vanessa Laulit



Metal-Impact. C’est vraiment un grand plaisir de te voir ici à Paris, quelles sont tes premières impressions sur la ville ?
Zoltan Bathory. Malheureusement, on vient seulement d’arriver et je n’ai pas encore vraiment eu de ressenti particulier par rapport à cette ville mais je voulais vraiment venir ici à Paris. Mais comme je viens de le dire on vient tout juste d’arriver et il faut déjà que l’on reparte ce soir ! Mais nous restons en Europe quelque temps pour la prochaine tournée, nous allons d’ailleurs jouer au Zénith le 20 novembre 2013 donc je pense que nous allons passer un peu de temps dans le coin.

MI. Tu viens de Los Angeles, quelle vision as-tu eu de Paris ?
Zoltan. Tu t’imagines des rues pavées avec des cafés et la Tour Eiffel bien évidemment… Mais je pense que c’est l’idée que tout le monde se fait de cette ville ! Je crois que c’est le coté cliché qui prédomine avec les cafés, la bonne nourriture. Être assis en terrasse et manger de la bonne bouffe, boire du bon vin, je pense que c’est la vision que l’on peut se faire de Paris lorsqu’on n’est jamais venu dans la capitale. Alors j’ai vraiment envie de vivre toutes ces choses ! Ce n’est que partie remise !

MI. Je connais de bons endroits pour le vin [Rires] ...
Zoltan. Ok, ça m’intéresse ! [Rires] ...

MI. Comment vous est venue cette idée d’enregistrer The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell, un double album ?
Zoltan. En fait ce qui s’est passé c’est que le précédent opus American Capitalist a vraiment rencontré beaucoup de succès aux Etats Unis et nous avons fait une immense tournée à travers tout le pays. Nous avons eu une énorme production pour le show et tout s’est bien passé au niveau de l’accueil du public! Nous étions heureux de notre succès et de la tournure des événements. Nous étions très satisfaits à tous les niveaux. Alors, après tous ces concerts, on s’est dit autant retourner directement chez nous et se remettre à composer de nouveaux morceaux. Nous étions vraiment biens alors on s’est remis très vite au travail, on a écrit énormément et de là les choses venaient de mieux en mieux et sans nous en rendre compte on s’est très vite retrouvés avec 20 morceaux ! La première idée a été de se dire qu’on allait ne garder que les meilleures, le problème c’est qu’on s’est vite rendu compte qu’il n’y avait aucunes chansons qui ne méritaient pas de sortir ! Elles étaient juste toutes bonnes. Nous avions déjà trois albums à succès derrière nous et selon notre opinion, c’était l’un des meilleurs albums que nous avions fait jusqu’ici. Alors nous sommes allés voir notre Label et leur avons dit « Ecoutez, nous voulons sortir tout ca, tous nos morceaux… » Le label nous a répondu la même chose « On ne peut pas sortir cet album à moins qu’il soit vraiment bon parce que sinon les fans vont demander pourquoi n’ont t’ils pas juste fait un cd de onze titres au lieu de nous balancer des morceaux moyens. » Alors on a dit Ok vous nous donnez votre avis et on en parle, on leur a transmis toutes les chansons et on leur a demandé de choisir. Et là, après avoir écouté ils se sont regardés et se sont dit : « Merde ! Je pense qu’on va devoir sortir un double album parce que c’est vraiment du bon boulot ! ». Tu vois ! D’ailleurs la plupart des morceaux que je préfère sont sur le volume 2 ! La seconde étape a été de se dire qu’on devait tout enregistrer mais vingt quatre chansons ça fait beaucoup à offrir au public en une seule fois, c’était trop lourd à digérer ! Alors on s’est dit, ok, on va en sortir un maintenant et le second peut être pour l’été ou plus tard. D’autre part, on ne voulait pas attendre trop longtemps non plus parce que c’était vraiment important pour nous que ceux qui nous écoutent puissent découvrir l’ensemble dans un laps de temps pas trop éloigné. En plus, si on en publiait un maintenant et que nous attendions l’année prochaine pour le second volet, il aurait pu y avoir confusion. Les fans auraient pu penser que c’était un nouveau cd mais ils se seraient vite rendu compte qu’il n’en était rien. Ils auraient ressenti immédiatement que c’était des anciennes chansons parce que c’est la même production ! Ils se seraient demandés pourquoi ont-ils fait un autre opus qui ressemble tant au précédent ! C’est pour ça que ça nous tenait vraiment à cœur qu’il n’y ait pas beaucoup de temps qui s’écoule entre la sortie des deux CD’s.

MI. Donc il faudra attendre la période de Noël pour découvrir l’ensemble ?
Zoltan. Oui, je pense à peu prés.

MI. Vous allez faire un packaging spécial qui réunira les deux cd pour la fin de l’année ?
Zoltan. Oui, je pense qu’on fera une édition spéciale où tu trouveras le double album pour un peu avant Noël et aussi, on ajoutera en bonus un DVD live ! Je pense que ça sera sympa pour nos fans !

MI. Quelles sont les principales différences entre les Volumes 1 & 2 ?
Zoltan. Il n’y en a pas vraiment en fait ! Le nom de l’album est Wrong Side Of Heaven & The Righteous Side Of Hell mais au départ nous voulions faire deux disques distincts et séparer les titres pour que l’un soit réalisé avec les morceaux forts et le second avec les titres les plus doux. Puis on s’est rendu compte qu’on ne voulait pas faire de séparation dans notre travail et que cela risquerait de provoquer une mauvaise réaction de la part de nos fans. Nous voulions que les deux albums soient vraiment très forts et bien équilibrés ! Donc nous avons fait deux galettes mais en mélangeant nos morceaux pour que, quand on écoute, on se rende vraiment compte de la diversité des titres. C’est un peu notre marque de fabrique, on aime faire des albums variés avec des morceaux différents. Nous avons séparé nos morceaux de façon égale sur les deux volumes et on retrouve vraiment le même état d’esprit quand on les écoute à la suite, ils sont similaires dans le son ! Je ne peux pas dire lequel est le plus fort mais ils sont tous les deux faits de bons morceaux et c’est ce qui nous importe, que notre musique nous corresponde et nous plaise ! Mais mes chansons préférées sont sur le second opus… ce n’était pas voulu mais c’est comme ça !

MI. Le prochain single qui sortira s’appelle Lift Me Up et vous avez invité Rob Halford, comment est née cette idée ?
Zoltan. En fait, nous étions en studio pour enregistrer l’album et nous avons entendu parler d’une interview de Rob Halford dans laquelle on lui a posé la question « Quels sont tes groupes préférés », et il nous a cité ! Et on s’est dit « Oh mon Dieu, Rob Halford aime FIVE FINGER DEATH PUNCH ! », c’est un grand honneur pour nous que d’entendre ce genre de compliment de la part d’une légende comme lui ! J’ai grandi en écoutant JUDAS PRIEST, c’est une de mes influences majeures. Alors donc lorsque nous étions en studio, j’écoutais justement ce morceau « Lift Me Up ». Nous commencions le travail dessus, nous faisions des arrangements et j’ai commencé à enregistrer la voix avec Ivan Moody et je me suis que ce titre était vraiment dans l’esprit Old School et là Ivan a dit : « et si Rob Haford enregistrait ce morceau…? ». C’était un peu une idée lancée comme ça, presqu’un rêve inatteignable pour nous ! Mais on s’est dit pourquoi pas ? Nous avons appelé l’équipe de notre management et on leur a demandé d’essayer de voir si Rob Halford serait intéressé par cette idée de travailler avec nous. Puisqu’ils savaient eux aussi qu’il appréciait notre gang, ils ont essayé de voir avec son staff et son manager nous a répondu que Rob était très occupé mais nous a demandé de lui envoyer tout de même la chanson ! Du coup, c’est ce que notre équipe a fait et deux jours plus tard, Rob a appelé pour dire qu’il viendrait nous voir dans notre fief ! Il avait aimé le morceau et il nous appréciait, c’est pour ça qu’il a accepté. Il a pris l’avion jusqu’à Las Vegas, il est venu au studio et s’est mis à enregistrer les parties vocales de « Lift Me Up ». Et nous on était là, on le regardait dans le studio en train d’enregistrer une de nos chansons, et on pensait tous : « WAOUH ! », c’est vraiment en train d’arriver, on ne rêve pas ! C’est Rob Halford qui chante sur un de nos titres ! Ensuite nous sommes allés au restaurant avec lui et sur la route il était assis à coté de moi dans la voiture et il me racontait ses souvenirs, des trucs incroyables, le bonheur pour un fan comme moi, ses histoires de tournées, etc. et je n’arrêtais pas de me dire « Mon Dieu, c’est Rob Halford qui est assis prés de moi ! ». C’était vraiment un moment magnifique ! C’était comme un rêve éveillé ! En plus, il est vraiment sympa, il n’a pas cette attitude de Rock Star que certains ont, il est vraiment intelligent, sa façon de s’exprimer aussi est excellente ! C’est vraiment un homme très gentil !

MI. Donc, je suppose que tu es un grand fan de JUDAS PRIEST ?
Zoltan. Oui, évidemment ! Enfin, je veux dire que je suis né en Europe, et j’y ai grandi alors pour moi les groupes comme JUDAS PRIEST ou encore IRON MAIDEN, toutes ces légendes du Metal ont vraiment eu une influence fondamentale sur moi !

MI. Tu as grandi en Europe puis tu es parti t’installer à L.A. Comment s’est passé ce changement ?
Zoltan. J’ai grandi en Hongrie et… Enfin, si j’étais né ici en France je serais probablement resté ! Mais je suis né en Hongrie et ce n’était pas vraiment ça quand tu voulais jouer du Metal ! A l’époque où j’y vivais, c’était encore un pays qui était sous le régime communiste, et la plupart du temps je me disais que je voulais partir de ce bled… Et j’ai juste voulu fuir tout ce qui se passait en Hongrie, c’était très dur, tout y était interdit ou presque. J’ai commencé à jouer de la guitare à l’âge de 14 ans, mais dans ma tête en fait j’ai commencé à 11 ans. Pendant 3 ans j’ai été un guitariste imaginaire parce que je n’avais pas les moyens de me payer cet instrument qui me faisait tant rêver ! Donc je jouais dans ma tête en faisant semblant ! Alors petit à petit j’ai économisé et j’ai finalement acheté une guitare merdique et j’ai commencé à en jouer mais…

MI. J’imagine qu’en Hongrie, à cette époque, ça devait être difficile d’écouter et de jouer du Heavy Metal et d’avoir du matériel pour jouer !
Zoltan. Effectivement, ce n’était pas simple ! C’était en quelque sorte une situation pas facile et incorrecte. Si tu jouais du Metal ou tout autre style de musique, tu devais envoyer les paroles au gouvernement qui voulait connaître la teneur des textes et tu devais avoir leur approbation ! C’était vraiment comme ça, c’était très sérieux ! S’opposer au régime par des paroles subversives était très dangereux. Donc nous, en écoutant du Heavy Metal, on faisait partie en quelque sorte d’un groupe de rebelle non actif, parce que ce que nous faisions n’était pas conforme avec les conventions édictées par le régime… J’avais les cheveux longs, je portais des T-shirts de groupes comme IRON MAIDEN, les policiers nous poursuivaient et il fallait s’enfuir pour échapper au pire… Pour nous, cette musique représentait plus que du simple Metal, écouter des groupes jouant ce style, c’était un acte de rébellion contre le système. Il y avait des gamins de tout âge qui avaient des armes et qui luttaient contre le gouvernement et pour nous, écouter du Heavy Metal c’était une autre forme de résistance, notre manière de lutter contre le régime. Mais c’était aussi très risqué car les conséquences pouvaient être très graves ! C’est difficilement imaginable de nos jours, c’était un autre monde !

MI. Vous étiez vraiment considérés comme des rebelles ?
Zoltan. Oui, tout à fait !!! Et ensuite nous avons commencé à former notre propre groupe. Quand nous avons commencé à jouer notre musique, c’était notre manière d’être des rebelles actifs ! Et quand j’ai été en âge de pouvoir me sauver, je suis parti en Amérique parce que tu vois, c’était ça le rêve… d’y aller et de pouvoir réussir là bas ! Bien sûr j’étais conscient que c’était très difficile, mais tu te dis que si tu réussis là-bas, tu peux réussir partout !!! Et c’est aussi une opportunité de pouvoir faire de la musique là bas car le public est énorme aux Etats-Unis, ce qui fait que beaucoup de personnes peuvent découvrir et apprécier tes morceaux ! En Hongrie, le groupe qui a vendu le plus de disques en a écoulé autour de 10 000 exemplaires … Il n’y a pas un public très important ce qui fait que tu es très vite limité ! Et puis l’Amérique c’est le berceau du Rock’n’Roll alors c’est pour tout ça que j’ai eu envie de fuir ce pays.

MI. Au final tout a été très vite pour toi, tu as autoproduit ton premier cd et ensuite tu as signé avec un label et là tout s’est accéléré !
Zoltan. Le premier opus, aussi marrant que ça en a l’air, s’est vendu à plus de 600 000 exemplaires et à été disque d’or en Amérique ! C’est très difficile de reproduire ça à notre époque ! J’avais enregistré la guitare dans mon salon en sous-vêtement avec beaucoup de café ! [Rires] ... The Way Of The Fist a été enregistré chez moi, à la maison. J’avais écrit presque tous les morceaux, environ 95% des morceaux ! Il n’y a qu’une chanson que je n’ai pas enregistré moi même. Après l’écriture, il a fallu former le groupe alors je me suis mis à la recherche de musiciens qui puissent jouer ce genre de musique et Ivan Moody était aussi là… Nous devions jouer du Heavy Metal mélodique, c’était le but que nous nous étions fixé, c’est ce qui nous plaisait ! C’était intéressant pour nous parce qu’il n’y avait pas encore de grande structure autour de nous, et vu notre succès tout le monde a pensé que nous n’étions qu’une grosse machine à fric, mais ce n’était pas le cas, loin de là. En fait le premier opus, on l’a fait nous même à la maison tout seuls, on s’est totalement autofinancés ! Ensuite on l’a envoyé aux labels et tout s’est enchaîné très vite, on a été signé dans la foulée ! C’est ça les States, tout est possible. La maison de disque n’a rien eu à faire sauf de mettre notre cd sur le marché ! Le label qui nous a produit n’avait que 5 employés et nous étions leur seul groupe signé alors c’est pour ça que le succès qu’à eu notre album était vraiment fantastique parce que c’était un tout petit label et que c’était au départ une toute petite opération qui a pris une ampleur gigantesque en quelques mois, mais au départ c’était une sortie parmi tant d’autres ! On s’était dit que l’argent que nous allions récupérer de la vente irait directement au développement du gang, à la production du prochain cd et nous servirait à acheter de l’équipement. Les premières années, on était en tournée 200 jours par an, nous allions partout et nous ne faisions que ça ! Toutes les personnes qui découvrent qu’un groupe se crée et qu’il a énormément de succès dès le début se disent : « Oh, mon Dieu ! Voilà encore un grand label qui débarque avec son poulain » mais ce n’était pas le cas ! Ce qu’ils ne savent pas c’est que les trois premières années, on jouait dans des salles merdiques et un peu crades au niveau des toilettes et sur des scènes vraiment très petites, ce n’était pas simple mais on n’a jamais lâché ! Ensuite, ça a évolué d’une manière positive parce qu’on n’avait pas peur de se donner à fond, de jouer sans cesse quelles que soient les conditions !

MI. Je suppose que durant cette période, tu as beaucoup appris ?
Zoltan. Oui, enfin en fait on a fait ça toute notre vie ! On a commencé en Hongrie puis on est allés en Amérique. J’ai eu beaucoup de groupes et celui-ci c’était celui qui a eu du succès ! Nous étions des musiciens expérimentés, enfin nous n’étions pas des vétérans mais ça faisait un moment qu’on occupait la scène Rock. Tu vois, dans mes anciens groupes, on a connu plus ou moins du succès mais le chanteur n’a jamais changé et a joué un rôle essentiel, je pense que c’est pour ça que ça a pu être rapide ! Alors tout le monde autour de nous a un peu goûté à la galère et c’est le groupe qui nous a tous rassemblés et nous a permis de rester unis coûte que coûte, nous avons travaillé très dur et nous en sommes arrivés là aujourd’hui !

MI. A partir de quel moment t’es tu rendu compte qu’il se passait quelque chose pour vous ? Et pensais-tu que ça continuerait à prendre de l’ampleur ?
Zoltan. Je dirais que ça arrive quand tu commences à faire des festivals parce que tu ne sais jamais vraiment combien de personnes ont achetés tes albums, maintenant tout le monde télécharge alors tu ne sais pas si tu vends beaucoup ou pas ! Et ensuite quand tu vas jouer dans ces grands festivals où il y a 35.000 personnes et lorsque que tu commences à jouer et que tout le monde se met à chanter tes titres, tu en déduis qu’il se passe quelque chose ! A ce moment là, quand on est sur scène, on se regarde tous et on se dit « Putain, ils connaissent les paroles ! » ! Le plus grand impact que l’on a eu a été quand nous sommes venus en Europe pour la première fois et que nous avons joué au Download Festival. Nous étions le second groupe sur la scène principale. En Amérique, ça allait déjà plutôt bien mais là, c’était notre première scène en Europe et on ne savait pas à quoi s’attendre. Nous devions jouer vers midi alors, on s’est dit, on va le faire et ça donnera ce que ça donnera ! Et alors qu’on s’approchait de la scène, j’ai entendu le public crier « Death Punch ! Death Punch ! » ! Pendant une seconde, j’ai pensé que quelqu’un nous faisait une blague parce qu’en première partie il y avait AMPLIFIER qui jouait et puisque nous passions après, on pensait vraiment que c’était une plaisanterie. Mais la foule criait tellement fort qu’on a commencé à se poser sérieusement des questions. Lorsqu’on est montés sur scène et qu’on a regardé cette marée humaine, il y avait à peu prés 80.000 personnes qui criaient notre nom, on s’est tous regardés en se demandant ce qui se passait, on était vraiment étonnés, c’est des moments exceptionnels qui font toujours plaisirs ! C’est dans ces moments là, dans de tels festivals que tu réalises que ça commence à marcher pour toi. Quand il y a énormément de personnes qui sont en train de hurler rien pour toi, qu’elles connaissent les paroles de tes chansons et qu’elles savent exactement qui tu es, c’est clair tu te dis qu’il se passe un truc.

MI. Peux-tu me parler de cette fois où tu as été arrêté par la police allemande alors que vous étiez en pleine tournée ?
Zoltan. Oui, en Allemagne effectivement… En fait, ce qui s’est passé c’est un truc incroyable. A l’époque, nous avions sorti un album qui s’intitulait War Is The Answer et comme pour tous nos opus, on choisissait un titre choc, un peu comme pour appuyer sur un bouton, on voulait faire passer un message. On a fait la même chose lorsqu’il y a eu des problèmes économiques en Amérique, on a appelé notre album American Capitalist puis le second War is the Answer. Ce n’est pas que l’on soit d’accord ou non avec les évènements qui secouent le monde, le problème n’est pas là, c’est juste que notre but est d’alarmer les gens, de donner un signal fort. Nous sommes un groupe de Heavy Metal, c’est notre boulot ! Alors nous avions War Is The Answer comme titre, et nous transportions toutes sortes d’armes dans nos bagages qui étaient factices bien sur, elles faisaient simplement partie du décor de scène. Et là tu t’imagines bien que quand tes bagages passent au scanner et que les douaniers voient un lance-roquettes plus vrai que nature, ça pose un souci. Ils commencent à se dire : « bah merde, qu’est-ce qui se passe ? » ! A vrai dire, il n’y a pas vraiment de problèmes avec ça puisque c’était des faux donc ils s’en sont très vite rendus compte. La préoccupation majeure c’est qu’on transportait aussi des poings américains. En fait, à cette époque là en Allemagne, c’était illégal de posséder un poing américain. Mais il y en avait partout, sur les micros, sur les stands… Puis quand nos bagages sont passés, ils se sont dit des armes… encore des armes… mais qu’est-ce qui se passe avec ces types là ! Ils ont pensé que nous étions très dangereux !

MI. Ils ont pensé que vous étiez des terroristes !
Zoltan. Oui, alors ils nous ont encerclés à l’aéroport et ils nous ont arrêtés. Le plus drôle c’est qu’on revenait d’Irak où on avait donné plusieurs concerts pour nos compatriotes militaires ! Tu vois, on a fait le voyage d’Irak pour venir en Allemagne et ils nous voient avec toutes ces armes dans nos bagages ! Là, ils se sont dis c’est du lourd. Mais en fait ils avaient uniquement un problème avec les poings américains ! Heureusement pour nous !

MI. Ca s’est terminé comment ?
Zoltan. Du coup on a du tous les enlever de notre matériel car ils étaient mélangés avec les amplis, les instruments de musiques, ils nous les ont confisqués et on a du régler une amende…

MI. Mais finalement vous avez fini par jouer ?
Zoltan. En fait, on a été en garde à vue pendant une journée, on est restés assis au commissariat à attendre qu’ils veuillent bien nous libérer, il y a eu tout un tas de paperasse à remplir et on est ressortis libres.

MI. Pour en revenir à ce nouvel opus, il y a beaucoup d’invités comme Max Cavalera (SOULFLY), Rob Halford (JUDAS PRIEST), Jamey Jasta (HATEBREED)... Ca a été une bonne expérience de travailler avec eux ?
Zoltan. Oui, en fait on les connaissait à peu prés tous sauf Rob Halford mais nous étions fans absolus du Metal God, c’est un peu la cerise sur le gâteau d’avoir pu travailler avec lui. Avec Max, c’était différent, on avait déjà fait des tournées ensemble, on a joué au Canada… Avec Jamey Jasta c’était pareil aussi, nous avions faits de nombreux concerts ensemble et tous ces mecs étaient nos fans ! Nous étions en train de réaliser l’album et il était bientôt terminé, nous avions 11 petits morceaux seulement, on a donc eu cette idée de faire des titres avec des invités, toutes ces chansons avec nos amis sont des Bonus Tracks ! Et nous désirons surtout que le public sache que c’est notre album et que les chansons bonus sont juste jouées pour notre plaisir, nous avons voulu nous amuser ! C’était du genre « Appelons les copains en studio histoire de passer un bon moment ! » Max Cavalera, bien sur on l’apprécie mais c’est aussi un fan de FIVE FINGER DEATH PUNCH. Jamey Jasta est aussi un de nos grands fans ! Tous ces mecs sont des potes alors on était dans l’état d’esprit dans lequel on se dit qu’on va pouvoir jouer avec des amis et que telle personne va chanter ça et telle autre va faire ci… Ca a vraiment été marrant et du coup on les y a fait figurer en tant que titres bonus pour partager ce plaisir avec nos fans, j’espère qu’ils apprécieront autant ces morceaux que nous nous avons eu plaisir à les enregistrer !

MI. Qui est Maria Brink ?
Zoltan. C’est la chanteuse d’IN THIS MOMENT. C’est un groupe très populaire en Amérique, c’est la chanteuse, elle est exceptionnelle ! Ils s’en sortent plutôt bien là-bas !

MI. C’est la première fois que tu chantais avec une femme ?
Zoltan. Oui, et même tu sais ce qui s’est vraiment passé… Nous écoutions ce titre : « Anywhere But Duet » et au milieu de la chanson il y a un break et on s’est dit qu’une voix féminine irait bien avec l’ensemble ! Mais nous ne savions pas encore qui nous voulions prendre comme partenaire. Nous savions simplement que nous avions besoin d’une femme pour les chœurs, c’était un fait ! On s’est dit puisque Maria est une amie alors faisons le avec elle ! Ensuite elle nous a rejoint en studio, elle a chanté un petit morceau de la chanson et c’était très bien, tout collait parfaitement ! On lui a dis : « Puisque tu es là, et que ça rend bien, tu ne voudrais pas chanter un peu plus de couplets ? ». Elle a tout de suite été d’accord et ensuite nous avons enregistré le tout et c’est devenu un duo qu’on a conservé en tant que Bonus.

MI. Penses-tu qu’il y aura des duos sur le prochain album aussi ?
Zoltan. Oui, nous avons quelques invités sur le second ! Mais je ne peux pas t’en dire plus pour le moment, c’est une surprise !

MI. Vous avez fait un duo avec Rob Halford, est-ce qu’il y d’autres artistes avec qui tu aimerais collaborer ?
Zoltan. Oui, mais il y aussi des musiciens que forcément on ne pourra jamais avoir ! J’aimerais que Bruce Dickinson puisse chanter un morceau avec nous mais ça ne sera pas possible je pense ! Mais nous avons beaucoup d’amis qui pourraient être choqués par nos choix. Par exemple, j’aimerais bien travailler avec EMINEM, ce serait judicieux. Je n’écoute pas ce genre de musique mais c’est un artiste intéressant, il a quelque chose qui se dégage de lui, il a un truc. Ca pourrait surprendre mais la collaboration entre le Metal et lui serait intéressante… J’ai beaucoup d’idées dans le genre… Et peut-être que si j’avais besoin d’une voix féminine pour un duo, je choisirai PINK parce que c’est un genre de fille très Rock ! C’est une chanteuse de Pop mais on sent qu’elle aime le Rock ! Alors ce genre de collaboration serait intéressante, oui ça me plairait bien ! Ou encore faire un titre avec Tom Araya de SLAYER… J’adorerais !

MI. Parles moi de ces concerts que vous avez donné en Irak pour les soldats américains, que retires-tu de cette expérience ?
Zoltan. Ca a été très dangereux ! Nous nous sommes fait hurler dessus : « quoi un groupe de Metal qui part en Irak », les réactions ont été très diverses et souvent excessives. C’était très risqué, quand nous étions là-bas, il y avait des roquettes qui arrivaient d’un peu partout et qui faisaient tout trembler… ça a été une expérience très intéressante ! C’était excitant, on a préféré voir ce parcours comme ça, nous n’avons rien à voir avec la politique militaire pratiquée par le pays ! Ce que le gouvernement fait c’est une chose et on ne saura jamais vraiment ce qui se passe réellement dans ce pays ! Le boulot des politiciens est de nous mentir, c’est ce qu’ils font et ils sont très doués pour ça ! Ils prennent les bonnes comme les mauvaises nouvelles, les arrangent et les diffusent à travers les médias pour que la population ne soit pas trop énervée et garde son calme ! Alors pourquoi il y a la guerre, quelles en sont les vraies raisons, et ce qui s’est vraiment passé, personne ne le saura jamais ! Mais nous savons une chose, c’est que notre musique est militante et que nous avons beaucoup de fans qui sont des militants, aussi, grâce à notre musique, à nos paroles, ils se sentent impliqués par les idées que nous aimons développer. Ce sont des paroles inspirantes pour ceux qui nous écoutent ! Ils n’ont qu’entre 18 et 24 ans, ce sont encore des enfants et ils sont dehors tous les jours à se faire tuer et faire ce travail de soldat ! C’est au fil du temps qu’on s’est rendus compte que nos fans étaient aussi parfois des militaires qui se battaient pour leur pays. Puisque nous avions ce type de personnes comme fans, nous avons pensé que nous devions faire le déplacement en Irak et donner ces shows pour eux ! Nous sommes partis là-bas pour les supporter ! Et quand je parle de support, c’est pour apporter de l’aide morale aux soldats et non agir pour soutenir le gouvernement ! Ce sont nos fans, ils sont engagés, ils vivent et meurent dans des pays différents à travers le monde et essayent de faire ce qu’ils font le mieux possible ! Alors on s’est dit que si on allait jouer pour eux, ce serait une grande expérience, qu’on leur rapporterait une partie de leur maison, de leur pays parce que beaucoup de soldats ne sont pas rentrés chez eux depuis des années et pour nous ça a aussi été une découverte unique et très forte. On s’est rendus sur des terrains militaires où les civils ne sont pas admis, rien que ça c’est quelque chose de totalement hors norme. Donc ça a aussi été intéressant pour nous de découvrir un monde que peu de gens connaissent ! Ca a été une expérimentation unique qui restera gravée à jamais dans nos mémoires, il y a des images que tu ne peux pas oublier tellement c’est fort. Nous avons eu beaucoup de succès et je pense que ça vient du fait que sur chacun de nos albums il y avait des chansons en partie activistes. Moi, par exemple, j’ai grandi sur une base militaire en Hongrie et j’ai toujours été associé avec les soldats en général mais surtout les conscrits, pas les volontaires. Ce que j’ai remarqué c’est qu’il y a quelque chose dans la mentalité des soldats de différent par rapport au commun des mortels : ils ont un travail à faire, et il y a beaucoup de chance pour qu’ils meurent en le faisant, ils courent toujours un très grand risque opérationnel ! Et quand il y a des coups de feu, ils ne peuvent pas s’enfuir, ils doivent faire face et se battre ! On peut appeler ça du courage ! J’ai toujours pensé cela, même quand tu t’intéresses à l’histoire que ce soit les grecs, ou les romains ou n’importe quels soldats, ils savent qu’ils vont à la guerre et qu’ils peuvent mourir mais ils le font quand même ! Et j’ai toujours cru que la force nécessaire pour faire cela est incroyable ! Ces mecs sont là-bas, ils font ce job et ils savent qu’ils ne reviendront peut-être pas ! Parfois, ils sont envoyés dans des missions où ils savent avant de partir qu’ils ne s’en sortiront pas mais ils y vont quand même ! Ils ne refusent pas et ne se disent pas « Non, je n’y vais pas parce que je risque d’y rester ! ». Dans d’autres situations, le général dit « Hey les mecs ! Vous devez prendre d’assaut ce pont là et j’ai besoin d’une centaine de volontaires, qui est partant pour cette mission ? » Et les 100 types qui vont y aller vont mourir et ils le savent mais ils y vont quand même ! C’est incroyable ! Donc nous écrivons des morceaux pour ce genre de combattants et apparemment ces guerriers se reconnaissent dans FIVE FINGER DEATH PUNCH et sont interpellés par nos morceaux, ils se disent : « C’est tout à fait ça, il y a des personnes qui nous comprennent et qui savent qu’il faut de la force et du courage pour être ce mec là ! ». Alors, parce qu’on a eu quelques morceaux engagés sur nos albums, nous avons beaucoup de fans chez les militaires ! C’est comme ça que toute cette histoire est arrivée ! On est fiers d’avoir pu leur apporter un peu de joie dans cet univers de violence et de sang !

MI. Pour finir, je pense que ça a beaucoup changé votre vision de la vie en général ?
Zoltan. Oui ! Ce sont des relations personnelles que nous avons nouées avec de nombreux soldats et quand on voit ces hommes et leur quotidien et qu’on sait qu’ils peuvent y laisser la vie et que ce n’est pas une blague, tu ne peux que te sentir tout petit à coté d’eux ! Tu te rends compte de la réalité des choses sur le terrain et ça te fait réfléchir à la condition humaine. La manière dont ils vivent et survivent ça t’ouvre vraiment les yeux sur cette guerre et sur ce quotidien terrifiant ! Peu importe où tu vas, ce que tu vois à la télévision et ce que tu lis dans les journaux, tout ça c’est une chose ! Mais rien ne vaut le vécu sur le terrain. Même ici en Europe, la télévision filtre les informations, peut-être plus qu’autre part d’ailleurs. C’est un vaste débat. Mais aucun média ne montre la vérité, tout est contrôlé par l’armée car ils ne veulent pas montrer l’exactitude de la guerre et son atrocité à la population civile. Ils veulent donner une belle image de leur pays et ne pas choquer les gens.

MI. Oui la réalité peut être totalement différente… Merci en tout cas !
Zoltan. Merci beaucoup à toi !


Ajouté :  Samedi 03 Août 2013
Intervieweur :  The Veteran Outlaw
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