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GRAVITY (FRA) - Alexandre, Emilie et Tim (Avril-2013)


Exit le fond de cale du Batofar, c’est en plein air, en bord de Seine, que nous nous sommes éclipsés avec quelques membres de GRAVITY pour réaliser cette interview. Entre des groupes de fans acharnés souhaitant remercier leurs idoles du moment, et une certaine hâte vis-à-vis du concert se déroulant en parallèle, et des autres obligations du groupe, j’ai dû, (in)consciemment éclipser quelques questions. Malgré une fatigue mesurée - puisqu’ils sortaient de leur show - c’est avec l’accent enjoué du Sud et le rire facile que ces grands amoureux de la musique partagent sans rechigner sur l’évolution remarquée entre deux albums de qualité, assurant à coup sûr un avenir probant pour cette formation créative.

Line-up
: Emilie (Chant), Alexandre (Guitare rythmique), Mathieu (Guitare lead), Tim (Basse), Richy (Batterie)

Discographie : Syndrome (album - 2011), Eutheria (album - 2012)



Metal-Impact. Salut. Alors, on va vite fait revenir sur le concert de tout à l’heure. J’ai cru comprendre que vous avez eu pas mal de problèmes de son ?
Alexandre. C’est ça (rires). En fait, musicalement, on a fait le concert comme il fallait. Nos chansons on les a, donc c’est carré. Après, niveau technique, on a eu pas mal de soucis. Le trig qui saute, que notre ingé son a remplacé au pied levé par le micro, mais ce n’est pas le même rendu. La multiprise de la guitare lead qui a sauté, donc plus de sans fil, plus d’effets, plus de son pendant la fin du premier morceau, pas de solo, plus rien…donc il a dû remplacer. En remplaçant, quelqu’un lui a pris son jack long, du coup il en avait un court, c’est pour ça qu’il ne pouvait pas bouger. Ensuite, mon micro ne captait pas mon HP, mais le public (rires). Il y a eu un problème de guitare, donc j’ai dû monter ma guitare et au final ce n’était qu’à cause du micro. On a eu pas mal de soucis, mais on a joué carré et je pense que les gens ne l’ont pas vraiment ressenti.
Emilie. Et à la fin, je ne m’entendais plus dans les retours.
Tim. Alors, moi je tiens à dire que je suis content, on entendait que moi sur scène (rires).
Alexandre. On a eu un concert de basse. Mais au final on a fait le concert comme il fallait. Ce n’étaient pas les meilleures conditions, mais je pense qu’on a quand même assuré un minimum.
MI. Comment avez-vous trouvé le public ?
Alexandre. Le public était cool, avec le petit braveheart. Il y avait deux-trois mecs qui moshaient, c’était vraiment cool.

MI. Pour ma part je vous avais découvert au Forum Fest, l’an dernier, et j’avais beaucoup aimé, même si j’étais venu pour KALISIA à la base. Mais j’ai l’impression que ce soir, vous avez quand même un bon public derrière vous, je me trompe ?
Alexandre. C’est possible, on est quand même passés trois fois à Paris. On a fait la Boule Noire avec BETRAYING THE MARTYRS, pour leur anniversaire, il y a six mois (le 28 septembre). Et six mois avant, on était à la Flèche D’Or, pour la soirée My Rock Battle avec DEAD COWBOY’S SLUTS, ZUUL FX, nos amis de WEAKSAW qu’on salue chaleureusement et UNDERCRY.

MI. D'ailleurs, à ce moment j'étais avec les gars de FORSAKEN WORLD et il me semble que vous avez joué avec eux fin mars. D’où les connaissez-vous et comment ça s’est passé ?
Alexandre. On a joué deux fois avec FORSAKEN WORLD, ce sont nos copains. En fait, Stelio faisait la queue avec Émilie et moi, au Transbordeur de Lyon pour voir IN FLAMES, SONIC SYNDICATE et GOJIRA ; c’était en 2009. Et comme on était tous deux fans d’IN FLAMES, on a fait connaissance dans la queue. Et au Forum Fest, on s’est retrouvés justement, et on s’est rendu compte qu’on se connaissait.

MI. Côté matériel, vous jouez sur sept cordes. N’étant pas un expert dans ce domaine, que cela vous apporte-t-il pour créer le son de GRAVITY ?
Emilie. Ca nous ouvre pas mal de possibilités musicales.
Tim. En fait le "La" a une sonorité vraiment typique, qu’on trouve beaucoup dans le Metal moderne. Ça a vraiment une couleur différente de tous nos accordages.
Alexandre. Ca apporte du Djent, un son un peu piquant et c’est la classe d’avoir une septième corde (rires). Mais on n’est pas des "djenteux" pour autant, car on n’est pas super techniques dans les mesures asymétriques, mais on aime bien avoir ce côté un peu rebondi, et la sept cordes nous l’apporte vraiment davantage que la six.

MI. Avec Syndrome on pouvait encore vous assimiler au Metalcore même si vous aviez un bon dosage technique. Eutheria chasse par contre cette mouvance pour un Metal plus extrême et technique. Si vous deviez citer les principales formations qui vous inspirent, quelles seraient-elles ?
Alexandre. On a tous des influences très différentes. J’ai toujours GOJIRA, ça sera toujours là. C’est une grosse influence pour moi, de la même manière que MAIDEN, et pourtant on ne le ressent pas dans GRAVITY, alors qu’ils sont extrêmement présents dans mes compos. Pour Eutheria, j’ai réussi à faire la même chose vis-à-vis de GOJIRA, c’est-à-dire mettre mon influence, sans qu’elle soit aussi présente que sur Syndrome. C’est vraiment quelque chose que j’ai réussi à faire, et c’est aussi grâce à mes collègues qui ont fait leurs parties, leurs arrangements, et qui a permis d’atténuer cette forte tendance Gojirienne que j’ai.
Emilie. Et la composition n’a pas du tout été répartie de la même façon. Sur Syndrome, c’est Alex qui a composé majoritairement, alors que sur Eutheria, il y a six morceaux de Mathieu, deux de Tim et cinq d’Alex (dont un qui est celui de THE ALGORITHM - « Arkham (Part I) »), qu’on a tous réarrangés ensemble.
Alexandre. C’est clairement ça. Le vrai problème du premier album c’est que je l’ai composé quasiment tout seul, avec très peu d’arrangements, et on était plus jeunes. Alors que là, on a vraiment tous interagis : Tim sur mes morceaux, moi sur les siens, Émilie qui donnait son avis aussi… franchement tous ensemble, et ça a créé une unité qui a mêlé nos influences. Et je pense qu’on peut aussi citer DREAM THEATER, PERIPHERY,… tout ce que tu veux, en fait, qui nous plaît. Du Post pour Émilie, même du vieux Rock, tout.
Emilie. Ah oui. Au niveau de la composition de mes lignes de chant, je suis assez éloignée de GOJIRA - j’aime bien, je ne vais pas le cacher - car ce n’est pas une de mes influences premières. Sur Syndrome, je pense que ça s’entend clairement. Sur Eutheria, aussi, et c’est ce qui apporte une autre couleur musicale.

MI. Ce qui distingue surtout les deux albums, c’est que Syndrome avait une grosse touche lyrique et que vous avez décidé de l’amoindrir sur Eutheria. Pourquoi ce choix ?
Emilie. J’en ai eu marre en fait (rires). On en a tous eu marre. J’adore le lyrique (c’est ma formation première à la base), mais à un moment le côté un peu cucul, j’ai décidé de l’amoindrir. Au début, j’étais très influencée par ma formation lyrique qui datait d’il n’y a pas si longtemps, et en dehors j’écoute peu de Classique (ou alors pas d’Opéra), mais j’écoute énormément de vieux Rock, de Blues, du Ella Fitzgerald, etc… Du coup, c’est encore une influence différente qui fait que j’ai complètement amoindri le lyrique parce que j’ai bien d’autres inspirations à mon actif.
Tim. J’ai composé deux morceaux. Et pour un des deux, j’ai commencé à écrire un truc et j’me disais qu’on ne le jouerait jamais, car ce n’était pas jouable, un truc impossible, et ils ont réussi à le faire. C’était « Ravage ».
Alexandre. Qu’on a bien ravagé ce soir, pour le coup (rires).

MI. Comment est arrivé le featuring avec THE ALGORITHM ?
Alexandre. C’est un pote. C’est un mec que je connais personnellement, car il est dans ma promo en licence pro "acoustique et environnement sonore". Il est dans l’année en-dessous de moi. Et encore, avant ça il jouait dans un groupe qui s’appelle FLOATING WOOD, c’était leur guitariste et on l’a connu comme ça. Et quand Rémi est venu sur Montpellier, on a commencé à travailler ensemble.

MI. J'ai adoré le travail de composition sur Eutheria que je trouve très riche et créatif. Quelle a été la piste la plus complexe à enregistrer ?
Emilie. (rires) Il y en a eu beaucoup. Déjà, sur « Inlandsis », avec les petits carillons, au début, qui ont été sujet de discorde pendant un bon moment. Sur pas mal de mes lignes de chant aussi, parce que juste avant j’avais une période d’examen, donc c’était un peu le rush, et j’ai dû les composer très vite. Du coup, sur le moment, il y avait des parties qui n’étaient pas abouties et ils sont repassés dessus parce qu’ils ne trouvaient pas ça terrible.
Tim. Il y en a eu pas mal (rires). Mais au final, ça nous a aidés aussi. Il y a des conneries, on l’assume, il y a des lignes de chant harmonisées complètement dégueulasses (rires), des lignes de guitares là où elles ne devraient pas être… Mais ce sont des petits maux comparés au bien que ça a pu faire d’être dans la précipitation. Ce n’est pas forcément une bonne chose, en soi, mais ça nous a quand même apporté quelque chose de bien. Ce sont des petits détails. Si on doit en citer une qui a été vraiment dure, c’est le riff principal un peu Djent de « Inlandsis », à cause de l’alternance d’accordage. Comme on était accordé très grave, il y a eu des flottements au niveau des fréquences, et on navait pas forcément les cordes adéquates (surtout moi) donc ça a été dur à enregistrer. On a dû être super précis, et ça nous a pris pas mal de temps.
Alexandre. Comme on avait envie de faire cet album assez rapidement, il y avait plusieurs morceaux qu’on n’avait jamais joués en répèt’, et qu’on a enregistrés directement. Pour le coup, ce sont ceux où ça a été un peu difficile. On a dû faire les arrangements sur le tas, on n’avait pas top de temps parce qu’en studio on ne peut pas rester trop longtemps, sinon ça coûte cher. Donc ça a été assez pressé, mais je pense qu’on est tous fiers du résultat.


MI. Pour le coup, vous avez joué que des pites d’Eutheria ce soir. Prenez-vous toujours plaisir à jouer des morceaux issus de Syndrome ?
Emilie. Non (rires).
Alexandre. Ca ne nous est pas arrivé, mais moi j’aimerais bien en refaire une ou deux. Je pense que ça apporterait vraiment une respiration pendant le concert.
Tim. C’est-à-dire qu’on a changé de batteur entre les deux, et je pense que ça s’est vu. Notre nouveau batteur a un jeu totalement différent, plus Death, plus Thrash, plus violent, plus rapide, alors que l’ancien était vraiment Heavy/Sympho. C’était autre chose. C’est pour ça que ce n’est pas exactement pareil ; on y pense, mais c’est un peu compliqué.


MI. Qu'en est-il du départ de Matthieu ? Avez-vous un remplaçant en vue ?
Emilie. Là c’était son dernier concert d’ailleurs.
Alexandre. Pour le nouveau, on cherche. Ça fait deux semaines et demie qu’on est dans le jus. Ça finit ce soir ; on rentre sur Montpellier et, courant de semaine prochaine, on s’y met. Pour l’instant on est en repos.

MI. J’aimerais revenir sur les paroles. Avec Syndrome vous aviez en quelques sortes un album concept, avec l'histoire de Mickael s'étalant sur l'ensemble des pistes. Est-ce le cas avec Eutheria aussi ? Comme je n'ai pas eu les paroles avec le disque promo, je n'ai pas pu les examiner en détails. Quels sont les sujets que vous traitez ?
Emilie. Eutheria n’est pas vraiment un concept album. C’est plus un fil conducteur, avec une thématique très basée écologie. Si tu veux, c’est un peu toutes les étapes de destruction d’une société, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul homme. Et la destruction est à la fois du côté humain et du côté naturel. Par exemple, « Seisma » va parler d’ouragans, de raz-de-marée, « Ouréa » de séismes. « Asphalte », la première chanson, est plus un constat. « Le 13ème Cercle », c’est vraiment la fin, l’apocalypse, il ne reste qu’un seul homme. Et « Aeternam », l’avant-dernière, qui est la chanson un peu en dehors de l’album, relate plus ou moins la complainte du dernier homme sur Terre. Au fond, les dernières paroles de ce titre disent que l’intelligence qu’on nous a donnée aura été un cadeau empoisonné, etc… Et « Circences » et « Le 13ème Cercle » ont été écrites par Alex, au passage.

MI. Les titres d'Eutheria sont assez tournés scientifique et j'ai relevé pas mal de métaphores dans les paroles, en plus d’un ensemble très fataliste. Qu’est-ce qui vous inspire pour écrire les textes ?
Emilie. Tout vient de moi. Et comme je fais de la biologie à côté, ça m’influence beaucoup. Mais au niveau des textes, sur cet album-là, je n’ai pas d’influence particulière à citer. En fait, c’est fataliste sans l’être. Si tu veux, les dernières paroles de l’album, c’est ce dernier homme qui se réveille d’un cauchemar épouvantable - on retrouve le leitmotiv de Syndrome avec Mickael qui fait des cauchemars - et qui dit : "Dehors, tout est là, tout est là, et ce jusqu’à…" C’est plus pour dire qu’il faudrait réagir.
Alexandre. Surtout que ce morceau, je l’ai écrit et c’est exactement ça. C’est-à-dire que tout l’album parle de la destruction de la Terre telle qu’on la connaît et, justement, au lieu de finir sur un truc gris, sombre, comme l’album, la dernière piste met plus en avant un besoin de réaction.
Par contre, concernant les influences. Pour autant sur Syndrome, j’avais aussi écrit une partie des textes (la moitié même), mais c’était une histoire qu’on avait créée ensemble, Émilie et moi, sans vraiment d’influences. Alors que sur Eutheria, j’ai eu beaucoup d’influences. Batman, par exemple. Sur « Arkham », Émilie a écrit les paroles, mais je lui ai demandé, exprès sur ma compo, de faire du Batman parce que je suis un vrai fan du personnage. Sur « Circences », il y a un petit côté jeux de cirques, un peu Hunger Games aussi - j’ai beaucoup aimé la série de livres. Ce sont des chansons qui s’éloignent un peu du fil rouge. Ça reste dans le thème, mais y a de l’influence extérieur. Du Hunger Games, du Batman, du post-apocalyptique, j’écris beaucoup moins qu’Émilie, mais quand j’écris ça vient de là-haut.
Emilie. Sur « Arkham », en fait, ça parle de Batman mais c’était l’influence d’Alex, et pas forcément la mienne. Donc je me suis débrouillée pour que le texte soit à double-sens. C’est-à-dire que, pour la personne qui ne connaît pas Batman, ça parle d’un monde asile, d’un monde où tout le monde devient fou dans la misère et dans la déchéance du monde. Mais quand on connaît le héros, effectivement, ça va parler de l’Épouvantail, de l’Oracle, indirectement de Poison Ivy, du Joker, mais tout est à double-sens, justement pour rester dans le fil rouge, avec mes idées et l’influence d’Alex.

MI. J’ai aussi remarqué une forte tendance à instaurer des rimes dans les textes. Est-ce un point qui est particulièrement étudié chez vous ?
Emilie. Oui, tout est intentionnel.
Alexandre. Que ce soit Emilie ou moi, on écrit toujours en rimes. Ca nous plaît.
MI. Ce qui est assez étonnant, puisque peu de groupes qui chantent en français se donnent la peine d’en faire...
Emilie. En dehors des paroles de GRAVITY, j’écris à côté. Et quand j’étais jeune, j’écrivais beaucoup de poésie, pour moi. Et c’est devenu un réflexe. Quand j’écris des paroles, quelque chose qui doit sonner à l’oreille, je vais automatiquement utiliser la rime, car elle me paraîtra plus lyrique, plus musicale.
Alexandre. Je n’ai pas du tout les mêmes principes qu’Émilie à la base, mais je suis totalement d’accord avec l’arrivée. Il y a peut-être un petit côté limite rappant, un petit peu chantant. Oui, la rime est chantante, j’aime bien.

MI. Et que pouvez-vous me dire sur le visuel ?
Alexandre. Pour celui-là, c’est Valentin Hauser, le bassiste de BETRAYING THE MARTYRS, qui a fait la pochette. Le logo, c’est notre ami Ben, qui s’était occupé des claviers sur notre premier album. Et sur le premier album, c’était un pote à nous, qui était un peu débutant - c’est pour ça qu’il a moins de gueule que le deuxième. Pour le coup, là on a vraiment bien bossé avec Valentin - qui bosse extrêmement bien d’ailleurs, je tiens à le remercier.<
Emilie. On lui avait envoyé nos idées, avec une espèce de plan - j’avais eu un peu honte - sur Paint avec, plus ou moins "là je veux les bâtiments", "là je veux le petit bonhomme", "là je veux la terre", etc… On lui a envoyé ça avec nos idées principales, les couleurs qu’on voulait, et il a ensuite travaillé l’intérieur du livret dans la thématique qu’on lui avait donnée à la base (on ne lui a rien envoyé pour ça). Il a vraiment fait un très bon boulot ; il a super bien compris nos attentes.

MI. Y a-t-il un concert qui vous a marqués dans cette tournée promo d’Eutheria ?
Alexandre. Franchement, la Dynamo, à Toulouse, cet avril, à la release party de nos amis de NEPHALOKIA qu’on salue, et avec qui on avait tourné. On était allé à Nantes, au Ferailleur, qui était aussi une putain de salle, avec KARMA ZERO et on a fini à la Dynamo donc ; c’était excellentissime, c’était blindé, on s’est régalé.
Emilie. La Dynamo, c’est vrai que c’était vraiment top.

MI. Vous avez fait pas mal de chemin depuis l'an dernier quand je vous ai découverts, qu’est-ce qui pourrait vous combler à l'avenir ?
Alexandre. Personnellement, deux choses. Une qui pourrait peut-être arriver - j’essaie, j’y travaille longuement : jouer avec GOJIRA. Voilà. Amen. Habemus Papam après. Et jouer au Hellfest. J’ai ces deux souhaits dans ma vie de musicien, ils changeront peut-être avec l’âge, mais pour l’instant ce sont ces deux-là.
Emilie. Je n’ai pas d’attentes aussi précises qu’Alex. La seule chose, c’est que je suis une amoureuse de la scène et du partage avec le public. Je trouve que l’osmose qui se fait avec les gens dans le public est quelque chose d’indescriptible, et j’espère juste pouvoir le perpétuer le plus possible, car c’est vraiment quelque chose qui me fait vivre. Pouvoir partager le plus possible avec le plus du monde, pas dans un souci de célébrité ou quoi que soit, mais vraiment ce partage.

MI. Vous parliez d’examens pendant l’enregistrement tout à l’heure. Comment conciliez-vous votre vie scolaire et musicale (concerts, enregistrements,...) ?
Emilie. Parfois c’est difficile, mais j’essaie toujours de m’arranger. Par exemple, j’en discute avec mes profs, j’essaie de me débrouiller pour décaler les TPs (qu’on ne peut pas louper),… Là, j’ai ma période d’examens qui arrive dans un mois et demi, on n’a pas mis de concerts à ce moment-là. On essaie vraiment de concilier avec ça parce que, pour moi, même si la musique est ma passion première, je veux quand même avoir un bagage et un filet de sécurité derrière. Donc je voudrais pouvoir terminer mes études, mais je n’abandonnerai jamais la musique.
Alexandre. Par contre, j’ai dû abandonner mon Master pour GRAVITY (rires). J’ai eu mon premier semestre, et le deuxième, ça fait deux mois que je ne suis pas allé en cours. Pour Emilie, on essaie de faire en sorte, car ça lui tient extrêmement à cœur, et je comprends. Moi, j’ai déjà quelque chose derrière, un DUT, une Licence, tout ce qu’il faut… donc j’ai abandonné pour vraiment me consacrer à GRAVITY. Je pense qu’on peut faire quelque chose, et j’aimerais bien qu’on fasse quelque chose.

MI. Est-ce qu'on peut dire que, maintenant, GRAVITY a trouvé son identité musicale ?
Emilie. Je pense. On a encore à avancer, bien entendu. Sur le prochain album, il y aura certainement encore une nouvelle part de nous qui va venir dans la musique, on aura sûrement de nouvelles influences, de nouvelles idées, mais c’est vrai que, là, on commence à vraiment trouver notre identité.
Alexandre. Oui. Et puis on se connaît depuis tellement longtemps aussi. On est vraiment soudés, c’est ce qui est bien. Il y a juste Mathieu qui s’en va, pour des raisons personnelles et professionnelles, mais ça se comprend, on ne peut pas lui en vouloir. Ca prend du temps GRAVITY, j’ai abandonné, Émilie est en train de concilier à fond, et des fois ça ne marche pas, ce n’est pas grave. Mais entre nous, on est vraiment soudés, et je pense qu’on a trouvé ce qu’il faut.

MI. Avez-vous d’autres projets musicaux en dehors de GRAVITY ?
Emilie. Pas pour l’instant. Ça va peut-être venir mais pour quelque chose d’abordé très différemment, et peut-être avec Mathieu justement. Donc on va essayer de voir pour se faire un projet tous les deux, sans bride musicale aucune, où on va faire majoritairement des enregistrements de nous, de la diffusion sur internet entièrement gratuite, et les concerts, peut-être pas tout de suite, ou pas du tout. Vraiment quelque chose pour nous, complètement à part.
Alexandre. Après, Tim a plusieurs autres groupes : OUÂKA, MAUGAN KENWARD, et EURYDICE, et Richy est le batteur de WALRUS RESIST, un groupe de Montpellier. De grands potes à nous, on leur fait un bisou.

MI. Enfin, quels sont les derniers albums à vous avoir mis une claque ? Des attentes parmi ceux à venir ?
Alexandre. L’Enfant Sauvage, de GOJIRA. Le EMMURE, Slave To The Game, qui était excellent. Et le dernier AFTER THE BURIAL. Ce sont les trois derniers albums qui m’ont vraiment violé l’oreille. Pour les attentes, je ne suis pas les sorties, je ne sais pas quand est-ce que ça sort, par contre dès que ça sort j’écoute. Après j’aime bien la vague Summerian un petit peu Prog, pas la vague Summerian un peu plus Pop genre ASKING ALEXANDRIA, ça ne me plaît pas trop. Mais le VEIL OF MAYA, le BORN OF OSIRIS, ça me plaît. J’écoute pas mal, aussi, la scène française, tout ce qui est HACRIDE, KLONE, TREPALIUM...
MI. Le nouvel album d’HACRIDE sort bientôt d’ailleurs, avec leur nouveau chanteur.
Emilie. Bah voilà, HACRIDE, on les attend. Moi j’attends en tout cas.

MI. C’était ma dernière question. Merci à vous pour cette interview d’après concert. Bonne continuation de soirée, et à bientôt !
Alexandre. Merci à toi !
Emilie. Un grand merci à Metal-Impact pour cette interview.


Ajouté :  Samedi 06 Juillet 2013
Intervieweur :  CyberIF.
Lien en relation:  Gravity Website
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