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VENTURIA (FRA) - Charly Sahona (Nov-2012)


Le groupe de Metal mélodique français VENTURIA est de retour avec un tout nouvel album, Dawn of a New Era, qui marque le début d’une nouvelle ère pour le groupe : un nouveau line-up, et une nouvelle approche musicale. A cette occasion, Charly Sahona qui est à la fois guitariste, compositeur et chanteur du groupe, nous reçoit et nous parle de ce nouvel album, de leur évolution musicale ainsi que de leurs projets. En dépit d’une journée déjà bien chargée, c’est avec beaucoup de gentillesse, de simplicité et de passion que ce talentueux musicien répond à toutes nos questions…

Line-up
: Lydie Lazulli (Chant), Charly Sahona (Guitare, Claviers, Chant), Thomas James Potrel (Basse), Frédéric Marchal (Batterie)

Discographie : The New Kingdom (album – 2006), Hybrid (album – 2008), Dawn of a New Era (Album – 2012)

M-I Interviews du groupe : VENTURIA (FRA) - Charly Sahona (Sept-2008), VENTURIA (FRA) - Charly Sahona (Nov-2012)



Metal-Impact. Salut Charly ! VENTURIA est de retour avec un nouvel album, mais aussi un nouveau line-up.
Charly Sahona. Oui, absolument.
MI. Si je ne me trompe pas, vous aviez auparavant un chanteur américain, et un batteur suisse.
Charly. Tout à fait.
MI. Ils ont tous deux quitté le groupe, vous êtes maintenant un groupe 100% français, et même tous de Montpellier je crois ?
Charly. Nous sommes les ¾ de Montpellier pour être plus précis : notre divine chanteuse Lydie est d’un peu plus loin, au-dessus d’Avignon, dans la région PACA, nous ne sommes donc pas très loin.

MI. J’imagine que d’être tous français, et aussi proches géographiquement, cela a dû changer pas mal de choses d’un point de vue pratique ?
Charly. Oui cela a changé énormément de choses côté organisation. Même si internet rend le travail à distance possible, avoir un chanteur américain complique quand même beaucoup les choses, surtout en ce qui concerne les répétitions et les tournées. Marc vivait à New York, nous échangions beaucoup d’emails, nous pouvions écrire des morceaux et même enregistrer, mais c’est quand même beaucoup d’organisation et beaucoup de frais de déplacements quand il venait de New York pour nous voir… En ce qui concerne Diego, le batteur qui est suisse, j’avais pour habitude de monter bosser avec lui, mais forcément maintenant comme nous sommes tous de France, pour répéter, monter des projets, réaliser plein de choses comme faire des vidéos, c’est vraiment beaucoup plus facile pour nous de nous organiser. Nous allons pouvoir faire plein de choses différentes, que nous ne pouvions pas faire auparavant.

MI. Et d’un point de vue musical, qu’est-ce que cela a changé, est-ce que vous êtes plus en affinité ?
Charly. Alors, musicalement, Marc notre chanteur américain était arrivé un peu en catastrophe pour l’enregistrement du 1er album. C’est vrai qu’il a apporté son style. En ce qui me concerne, je suis devenu chanteur par la suite et j’ai apporté le mien, mais c’est vrai que Marc était plus mis en avant. Pour ce qui est du batteur, Diego était un des membres fondateurs du groupe. Il avait une approche très singulière des arrangements, ce qui fait que les 2 premiers albums sont très particuliers, il avait vraiment son empreinte. Pour cet album-là, j’ai fait appel à un ami à nous, que je connais depuis longtemps et qui s’appelle Frédéric Marchal. Avec notre bassiste Thomas ils forment une unité rythmique incroyable, et surtout, nous sommes des potes, je le connais depuis longtemps donc c’était très facile pour moi de lui proposer d’intégrer le groupe - c’était vraiment le seul musicien que je connaissais avec qui je m’entendais si bien. D’un point de vue musical, il apporte plein de choses différentes, et nous sommes vraiment enchantés de l’avoir au sein du groupe. Tout se passe très bien, dès nous avons commencé les premières répétitions avec lui pour enregistrer cet album-là, c’était évident, tout coulait de source, et tout le monde est content !

MI. Vous êtes un groupe français, mais vous chantez en anglais : est-ce en raison de la présence d’un chanteur américain dans le line-up initial ? Tu n’as pas envie de faire un morceau en français maintenant que vous êtes tous français ?
Charly. Nous ne nous sommes jamais posé la question en fait. L’anglais est à la base une langue que j’apprécie beaucoup, dans le sens où elle est très sensuelle. Il n’y a pas toutes ces consonances explosives que l’on peut avoir en français, c’est beaucoup plus subtil et j’aime beaucoup. Il faut aussi dire que l’anglais, c’est le langage du Rock’n Roll et du Metal ! Le Metal chanté en français, personnellement je ne suis pas fan et je n’ai jamais eu envie de le faire. Il y a aussi le fait que l’anglais permet de s’exporter, et potentiellement de communiquer avec le monde entier. Au niveau des paroles, l’anglais permet aussi de pouvoir se cacher derrière une langue qui n’est pas la nôtre, de dire des choses différentes. Personnellement, je n’y vois que du bonus. J’ai juste fait réciter à Lydie quelques phrases en français dans un titre de notre 2ème album, en dehors de cela, tout le restes est en anglais, et cela ne changera pas.

MI. Est-ce en raison des changements de line-up que votre nouvel album a mis autant de temps à voir le jour ?
Charly. Exactement, c’est regrettable, mais c’est pour cela. L’album était prêt à être enregistré à la rentrée 2010, et il sort finalement 2 ans après, dû aux changements de line-up. Nous avons dû réarranger les titres, les réenregistrer et de ce fait, nous avons pris notre temps au niveau de l’enregistrement. Il était rapide en soi, mais nous avons espacé les sessions dans le temps. La batterie s’est faite en 10 jours je crois, et ensuite Thomas et moi avons enregistré un titre par jour en peu de temps. Le chant a été fait bien après, le mix a pris pas mal de temps. Comme nous n’avions pas délai impératif pour cet album, nous avons espacé les séances et pris le temps de réfléchir. Ensuite, une fois que tu donnes le master à la maison de disques, il faut du temps pour qu’ils casent la sortie, qu’ils trouvent de la place dans les plannings… Ils voulaient nous faire sortir à la rentrée car pour eux c’était la meilleure période - en été ils ne font que des rééditions, avant ce n’était pas le bon moment - donc nous avons attendu encore 6 mois supplémentaires.

MI. Si l’album était prêt en 2010, donc écrit alors que vous étiez encore avec l’ancienne formation, cela veut-il dire que les anciens membres du groupe ont contribué à leur écriture ?
Charly. Oui et non. En général, c’est moi qui fais toutes les démos. Une fois qu’elles sont prêtes, on les arrange tous ensemble. En l’occurrence, je composais, j’arrangeais moi-même, et je composais aussi avec Diego, le batteur dont je t’ai parlé. Mais comme il avait annoncé qu’il arrêtait le groupe, je me suis dit que j’allais tout faire par moi-même. J’avais mes démos, j’avais tout fait, et nous les avons réarrangées avec l’équipe actuelle. Je pense que si Diego et Marc avaient contribué à l’écriture de certains morceaux de l’album, j’aurais supprimé ces titres par honnêteté artistique et pour tirer un trait ; cela aurait été logique. Donc non, les titres ont été composés par moi, les paroles par moi, et co-écrits aussi avec Lydie sur certains titres.

MI. Parlons maintenant de l’album : pourquoi avoir atténué autant l’aspect progressif de votre musique?
Charly. Il y a plusieurs raisons à cela. Après avoir réalisé nos 2 premiers albums, et particulièrement le second, dont je suis très fier, nous nous sommes rendus compte que cet album était très varié, peut-être un peu trop. De temps en temps, il n’était pas facile d’écoute. Je trouvais que cela passait un peu trop d’un extrême à un autre, et même sur scène, le rendu n’était pas forcément très réussi. Nous nous sommes aperçus que les morceaux étaient très compliqués à jouer parfaitement, et à bien restituer au niveau sonore. De ce fait, nous avons décidé de simplifier un peu les choses. Si nous sommes amenés à faire des live, il faut pouvoir aller à l’essentiel. Nous avons voulu faire quelque chose de plus dynamique, de plus homogène, et c’est ce que nous avons fait. Nous ne voulons pas changer notre identité, mais nous avons voulu mettre certaines choses plus en avant et essayer de répartir les différents ingrédients qui forment le groupe. J’ai décidé de privilégier les riffs de guitare et les groove, de façon à ce que la musique soit plus entrainante, plus homogène, plus facile pour nous à jouer, meilleure à restituer en live. C’est donc la raison principale, nous avons avant tout pensé live.
MI. Mais vous n’avez pas peur que le côté plus commercial de l’album puisse décevoir vos fans ?
Charly. Alors oui, c’est vrai que cela en a déçu quelques-uns. Mais l’étiquette progressive nous avait aussi desservie par le passé, elle nous avait fermé des portes. Le Metal progressif, c’est dommage, mais c’est pour un public assez élitiste. Nous nous sommes dit que nous allions peut-être ainsi agrandir notre base de fans, même si nous savions que nous allions aussi en perdre dans la bataille. Mais nous avons également eu des témoignages de fans qui ont accepté et apprécié notre virage.
MI. Est-ce que vous n’êtes pas quand même passé un peu d’un extrême à un autre ? C’est vrai que des morceaux de 25 minutes comme le fait DREAM THEATER par exemple, cela peut être difficile d’accès, mais là il y a quand même peu de solos dans ce nouvel album ?
Charly. C’est vrai que cela manque un peu de solo. Il y en aura davantage dans le prochain album. C’est vrai que là le régime est un peu sévère, mais ça va revenir.
MI. C’était vraiment une volonté de trancher avec les albums précédents ?
Charly. Absolument, j’ai vraiment voulu me démarquer du progressif, tout en gardant quand même son influence, car je ne peux pas le renier j’adore ça, et au niveau des arrangements nous en avons gardé un peu. J’ai voulu privilégier la dynamique des titres, et ne pas sombrer dans le solo qui fait trois quarts d’heure. Mais c’est vrai que maintenant avec le recul, même si nous sommes très contents de ce nouvel album, nous nous sommes dit que nous essayerons de faire un mix entre les 2 pour le prochain.
MI. D’autant plus que j’imagine que ce doit être un vrai plaisir, pour un guitariste comme toi, sur scène, de jouer des solos ?
Charly. Oui absolument. Mais même si j’aime ça de temps en temps, là je voulais essayer de faire plus conventionnel, tout en gardant notre identité, et surtout de penser au public. Il y a peut-être des gens que ça gonfle, les solos trop longs ou les morceaux qui font 17 minutes - même si nous n’avons jamais été jusque-là. Alors je me suis dit, essayons de faire quelque chose de dynamique, avec lequel nous garderons l’intérêt du public, et qui sonnera bien sur scène. C’est quelque chose que nous avons voulu, et maintenant que l’album est fait, nous allons passer à autre chose. Ce sera un peu différent, mais ce sera toujours VENTURIA : nous tenons à rester fidèles à nous-mêmes, tout en ayant des lignes directrices musicales différentes à chaque album.

MI. A propos de guitare justement, tu es un excellent guitariste et tu as d’ailleurs été finaliste pour Guitar Idol 3 en 2011- quel fut le résultat final ?
Charly. Je n’ai pas gagné, c’est un canadien qui a remporté la compétition. Pour les autres, il n’y a pas eu de classement en fait. Mais cela a été un super challenge et une belle reconnaissance. C’est un casting comme pour The Voice, qui se fait dans le monde entier sur un an, il y a eu plusieurs milliers de participants, et j’ai été choisi ! J’ai été très touché, et cela m’a permis de retravailler à fond la guitare. Car même si j’ai toujours beaucoup travaillé, avec le groupe je me suis davantage concentré sur la composition et l’écriture, ainsi que le chant. C’était donc une bonne façon de retravailler la guitare, et puis surtout une vraie reconnaissance internationale aussi !

MI. J’aimerais maintenant parler un peu plus du morceau « What If », qui est je crois le 1er single de l’album, et pour lequel vous avez réalisé un clip plutôt réussi. Quelle est donc la signification des serpents ?
Charly. Eh bien, il n’y a pas de signification particulière. En fait, le réalisateur, qui ne connaissait pas ce style de musique mais qui avait beaucoup apprécié ce titre-là, a vraiment essayé de trouver l’ambiance qui allait coller le plus au titre. Pour des questions de rythme et de dynamique au niveau de l’image, il a souhaité raccourcir le titre. Comme je lui avais dit que je ne souhaitais pas qu’il y ait des acteurs pour des raisons de coût, il nous a dit qu’il fallait trouver quelque chose pour qu’il y ait du relief. Il y a les danseuses, qui sont des copines à nous, mais il nous a dit qu’il fallait trouver autre chose, pour que les gens se souviennent du titre, et pour donner un relief supplémentaire. Il avait un pote dresseur de serpents, et il l’a fait venir. Aucun de nous n’était branché serpents, moi le premier – cela me fait flipper - mais du coup cela a été une très bonne thérapie !
MI. Tu n’as pas de serpents sur toi dans le clip je crois ?
Charly. Non je n’en ai pas, c’était le bassiste. Ce fut énorme comme expérience, imagine un peu : nous avions fait nuit blanche, nous arrivons à 7 heures du matin à St Tropez pour le tournage, et dès notre arrivée, nous sommes accueillis par les serpents ! En ce qui concerne les filles, elles s’habillent, elles se maquillent, et on leur jette des serpents sur elles !
MI. Mais elles étaient prévenues ?
Charly. Oui bien sûr elles étaient prévenues, mais j’étais quand même mal pour elles. J’ai posé pas mal de questions au dresseur, notamment pour savoir s’ils pouvaient nous manger. Il m’a dit que c’était des pythons constrictor, qui mangent des lapins, des souris, mais les humains ne les intéressent pas, car nous sommes trop grands ! Ça m’a un peu rassuré et j’ai même touché un serpent – je n’aurais jamais pensé pouvoir le faire de ma vie !
Mais sinon, les serpents n’ont donc pas de signification particulière, même si c’est vrai que l’on peut y trouver les symboles du mal, du péché, les filles tentatrices etc… Mais ce n’était pas cela au départ.
MI. Comment étaient les conditions de tournage ? J’ai lu qu’il faisait assez froid apparemment ?
Charly. Oui, il faisait super froid, c’était au mois de novembre l’année dernière. L’après-midi ça allait, nous étions en plein soleil et j’avais mon manteau de cuir donc c’était bien. Mais le soir, je ne sais pas pourquoi j’ai décidé de mettre une chemise sans rien dessous, alors qu’il faisait vraiment très froid. Nous n’attendions tous qu’une chose, qu’il nous dise « action » pour nous donner à fond et bouger pour nous réchauffer ! C’était une horreur ce froid, mais heureusement, personne n’a été malade.

MI. Avez-vous prévus de tourner d’autres clips prochainement ?
Charly. Oui, le 7 décembre nous allons en tourner un autre. En revanche, il n’y aura pas les mêmes moyens qu’il y a eu dans le premier. Ce sera avec un pote à moi, qui a des idées, nous allons essayer de faire quelque chose de sympa. Ce sera pour le morceau « Secret Dream ».

MI. J’aimerais parler un peu du chant maintenant. D’après ce que j’ai lu, avant ton album solo, tu n’avais pas trop confiance en toi à ce niveau, qu’en est-il aujourd’hui ?
Charly. C’est toujours le cas aujourd’hui, mais c’est un secret il ne faut pas le dire ! [Rires]
MI. Mais les bonnes critiques sur ton 1er album solo n’ont pas suffi à te rassurer sur ton chant ?
Charly. Oui, c’est vrai que j’ai davantage confiance quand même. Mais je suis vraiment perfectionniste et toujours en quête de plus : du coup pour moi ce n’est jamais assez bien ; mais en même temps j’ai été très content de réaliser cet album solo. C’était un peu me mettre à nu car c’est quelque chose que j’appréhendais énormément, mais j’ai voulu le faire pour être mis au pied du mur et être obligé de m’assumer en tant que chanteur lead. C’est pour cela que j’ai décidé de faire cet album solo il y a 3-4 ans, et c’est très bien tombé puisque c’est aussi à cette période que nous avons réalisé ne pas pouvoir continuer avec Marc. Du coup, je suis devenu le second chanteur lead de VENTURIA. Cela m’a fait prendre en confiance, autant l’album solo que ce nouvel album avec Lydie, et aussi ce que je fais de temps en temps avec un groupe de reprises et le travail que je continue à faire personnellement. Donc oui, j’ai plus confiance.
MI. Avec ce nouvel album, tu as donc fait l’expérience d’un enregistrement en duo, comment cela s’est-il passé, es-tu content du résultat ?
Charly. Oui j’en suis content. J’ai surtout voulu mettre Lydie en avant, car pour moi c’est surtout elle la voix de VENTURIA. Mais il faudra peut-être que je revois un peu la répartition des paroles pour le prochain album. On m’a souvent fait la remarque que c’était dommage, nous ne faisons pas tellement duo, car je chante le moins possible. Mais cela a été une super expérience, je connais Lydie depuis des années et je l’adore. Cette expérience m’a permis de prendre davantage confiance en moi, j’ai plus travaillé.
MI. Vos voix s’accordent plutôt bien, même si ce sont toutes deux des voix claires…
Charly. Oui, souvent dans les duos Metal, il y a plutôt une voix claire et une voix Death. Mais je n’aime pas du tout cela, j’ai une voix claire, je travaille ma voix claire et rock. Je n’ai pas envie de me forcer et de m’user les cordes vocales. Je ne sais pas comment ils font mais ils sont très doués ! En ce qui nous concerne, au début je ne savais pas trop comment aborder le chant avec VENTURIA. Je me suis fait faire des mélodies, mais je ne savais pas comment les aborder au niveau de la dynamique. Je crois que sur les 2 derniers titres de l’album, c’est là où le duo fonctionne le mieux, où ma voix est le plus en harmonie avec ce que j’étais à ce moment-là. Maintenant je sais que je vais évoluer encore, nous allons évoluer, c’est une très bonne expérience musicale, j’ai besoin et j’aime m’exprimer en chant aussi. D’ailleurs, en janvier j’enregistre mon 2ème album solo sur lequel je chante à 100%, avec une orientation plus modern rock. Cela m’aidera aussi à progresser, et à revenir vers VENTURIA avec un souffle nouveau d’inspiration, au niveau aussi bien vocal que guitaristique.

MI. Quels sont les titres de l’album dont tu es le plus satisfait ?
Charly. J’aime bien le tout premier titre, « Devil in Disguise » car c’est le premier que j’ai composé. J’étais plein d’entrain, plein de passion ; je me suis dit celui-là ça va le faire, et j’étais très content. Mais sinon, je les aime tous pour quelque chose. Il y a bien sûr « What if » , avec le clip, il représente le projet que nous avons fait tous ensemble, avec les filles, le réalisateur, nous l’avons écouté des milliers de fois.
MI. Quel est le morceau le plus difficile côté chant ?
Charly. Pour le chant, les deux derniers, mais en même temps ce sont ceux que je préfère. J’ai plus pris en confiance sur ces titres. Je ne veux pas faire que chanter plus bas que Lydie, et en fait je suis en sous-régime sur certains titres, ce qui ne me plait pas forcément. Les deux derniers titres sont plus difficiles à chanter, mais je trouve que c’est plus moi-même en fait.

MI. Tu me disais que les morceaux de cet album ont été écrits il y a 2 ans déjà, êtes-vous déjà en train de préparer un nouvel album ?
Charly. Oui tout à fait, comme je te disais j’ai mon 2ème album solo en préparation. Je l’ai composé, il y a 12 titres qui sont prêt et je vais commencer l’enregistrement en janvier. Pour VENTURIA, je compte écrire le nouvel album début 2013.

MI. Tu as toujours le groupe de reprises dont tu parlais ?
Charly. Oui, c’est ce qui nous fait vivre un peu…
MI. Tu vis donc complétement de la musique ?
Charly. Oui, nous sommes tous musiciens professionnels. Nous avons la chance en France d’avoir le statut d’intermittent du spectacle, et d’avoir des opportunités de travail aussi – nous pouvons enseigner dans des écoles, jouer à droite à gauche, et en plus nous avons du temps pour faire des albums, donc c’est cool. J’ai plusieurs groupes de reprises en fait, il y en a un avec les 2 membres de VENTURIA, basse et batterie. Nous reprenons des standards pop-rock-Metal et nous les personnalisons, nous les arrangeons à notre sauce, et nous partons souvent dans des délires, à chaque fois il y a tout une part d’improvisation… cela donne des choses parfois très réussies, parfois un peu moins, mais c’est une super école et jouer avec eux c’est génial. Je tourne aussi avec Lydie, tout l’été, dans une approche beaucoup plus structurée, nous partageons beaucoup de choses en tant qu’amis, nous nous voyons tout le temps sur scène…

MI. Avez-vous des concerts prévus prochainement avec VENTURIA ?
Charly. Oui tout à fait, le 27 décembre 2012 nous jouerons à Montpellier, à l’Oliver’s pub.
Pour les autres dates, nous démarchons, mais ce n’est pas facile pour des groupes comme nous : tourner, cela coûte cher, il faut louer les salles, et nous ne sommes pas sûrs de pouvoir les remplir suffisamment pour rentabiliser. Faire la première partie de quelqu’un de connu, c’est risqué là aussi car il faut avancer des fonds, et puis il y a le bus de tournée à payer tous les jours… Mais nous sommes en train d’organiser des dates, de démarcher des gros festivals tels que le Sonisphère – cela devrait se décider bientôt.

MI. As-tu une conclusion pour les lecteurs de Metal Impact ?
Charly. Merci à vous d’être aussi curieux, de vouloir découvrir des nouvelles musiques, d’être aussi passionnés ! Merci à toi de faire découvrir des groupes qui ne sont pas forcément sous les feux de projecteurs dans les medias, continuez d’entretenir la flamme qui nourrit notre passion, et merci pour votre soutien.
MI. Merci à toi Charly !


Ajouté :  Jeudi 20 Décembre 2012
Intervieweur :  Eowyn
Lien en relation:  Venturia Website
Hits: 11431
  
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