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DORO (de) - Doro Pesch (Sep-2012)


DORO fait partie des légendes du Metal au même titre que Sieur Lemmy, une vraie référence pour tous ceux qui s’intéressent à notre musique préférée! Une déesse qui a gravé son nom au panthéon des icônes du Metal, une vraie référence incontournable !!! Il faut dire qu’elle fait partie de cette vague féminine qui a déferlé sur l’Europe au début des années 80 avec des combos comme GIRLSCHOOL, HELLION, THE RUNAWAYS, LITA FORD et a su s’imposer au fil du temps en ne déviant jamais d’un iota de sa ligne Métallique. Certains ont réussi à ne pas disparaitre ou faire un come back plus ou moins réussi. DORO, au même titre que MOTORHEAD, n’a jamais cessé d’exister et s’est battue constamment pour maintenir haut et fort l’étendard du Heavy Metal pur et dur et cela malgré les différentes vagues musicales qui ont déferlé au fil des années. Sa force, sa détermination infaillible et sa foi inébranlable lui ont très vite valu le surnom de Metal Queen. La tigresse a commencé à sévir dès 1980 avec SNAKEBITE mais c’est véritablement en 1982 que tout débute réellement avec WARLOCK, gang avec qui elle va graver quelques pépites incontournables comme Hellbound, True As Steel, ou encore Triumph Or Agony. S’en suivirent de nombreuse tournées dont certaines en ouverture de ses idoles de toujours comme JUDAS PRIEST ou encore DIO pour n’en citer que quelques unes. Ces gigs successifs lui permettront très vite d’acquérir une impressionnante réputation scénique grâce à ses performances vocales et un charisme hors du commun. ! Elle sera d’ailleurs la première femme à se produire sur la scène des MONSTERS OF ROCK de Donington en 1986 aux cotés de SCORPIONS, DEF LEPPARD OZZY OSBOURNE ou encore MOTORHEAD. A partir de ce moment, l’histoire est en marche. La machine DORO était lancée et n’allait jamais plus s’arrêter. La disparition de WARLOCK après quelques années de bons et loyaux services et autant de pépites lui donna l’opportunité de débuter une carrière solo exemplaire où la belle allait nous offrir quelques hymnes incontournables qui aujourd’hui font figure de classiques. Force Majeur ou bien encore DORO en 1990 produit par Mister Gene Simmons, ou d’ailleurs Thommy Thayer vient assurer des guitares auprès de notre belle teutonne, les albums s’enchainent et forcent le respect que du bon et même de l’excellent. Rien à jeter ! Que ce soit avec Warrior Soul (2006), ou bien encore Fear No Evil (2009) la qualité est au rendez vous et chaque opus contient plusieurs morceaux d’anthologie qui ne cessent de déambuler dans les méandres de votre mémoire pendant un bon moment. Raise Your Fist ne fait pas exception à la règle, bien au contraire. On assiste a un vrai déluge de feu, des grands morceaux typiquement Metal avec des moments d’émotions garantis, du grand art ! Il semblerait que notre blonde gagne en maturité au fils des années comme un bon vin qui vieillit tranquillement au fond d’une excellente cave ! Le temps ne semble pas avoir de prise sur elle, bien au contraire ! Une autre de ses forces c’est d’avoir toujours quelques invités de prestige sur pratiquement toutes les galettes, ce qui apporte réellement un plus ! Mais ce n’est pas tout, une de ses spécialités depuis le début des années 2000, c’est d’offrir sur chaque opus ou presque un duo avec une légende. Lemmy fut un des premiers à lui donner son appui sur deux titres de Calling The Wild ! Bien d’autres vinrent sévir par la suite sur différents titres comme Tarja, Peter Steele oui bien encore Udo ! Rencontrer la princesse Pesch fait partie de ces moments magiques qu’on ne peut pas oublier, un espace temps de bonheur qui vous tombe dessus tout d’un coup sans qu’on s’y attende. Car la belle est fidèle à sa réputation : adorable, dotée d’un enthousiasme inébranlable et toujours disponible à la moindre requête ! C’est évident, la Metal Queen c’est bien elle ! Et son titre n’est pas usurpé bien au contraire, elle aime ses fans et le Metal est une vraie religion pour elle, un sacerdoce qui la maintient au sommet depuis de nombreuses années pour notre plus grand plaisir ! En un mot la grande classe et son attitude, sa prestance rappellent sur bien des points celle de Ronnie James Dio dont elle reste une fan absolue ! MI ne pouvait pas louper une telle opportunité de tailler le bout de gras avec une telle légende et c’est avec un grand sourire que DORO a accueilli votre serviteur. Un entretien où l’on comprend aisément pourquoi on la surnomme la Reine du Metal ! C’est à toi DORO !

Line-up
: Doro Pesch (chant), Bas Maas (Guitare), Luca Princiotta (Guitare/Clavier), Nick Douglas (Basse/Clavier), Johnny Dee (Batterie)

Discographie : Burning The Witches (1984), Hellbound (1985), Live In London (1985), True As Steel (1986), Triumph Or Agony(1987), Force Majeure (1989), Doro (1990), True At Heart (1991), Angels Never Die (1993), Doro Live (1993), Machine II Machine (1995), Love Me In Black (1998), Calling The Wild (2000), Fight (2002), Classics Diamond (2004), Warrior Soul (2006), Fear No Evil (2009), Raise Your Fist (2012)



Metal-Impact. Tu viens de faire une tournée hommage à Ronnie James Dio avec THE DIO DISCIPLES en Espagne et en Italie, comment s’est passée cette petite escapade ?
Doro Pesch. Oh c’était fantastique de jouer devant tant de fans enthousiastes, j’ai toujours été une grande fan de Ronnie et ça a été un moment très intense de chanter tous ses titres mythiques pour célébrer sa mémoire. J’ai tournée plusieurs fois avec lui et on était très proches, je me souviens aussi de Craig Goldie et Simon Wright qui sont des types extraordinaires. Il était tellement extraordinaire. Je donnais tout chaque soir pour honorer sa mémoire, il est à jamais dans mon cœur. Sur Raise Your Fist, il y a un morceau qui lui est dédié et qui s’appelle « Hero » où j’ai exprimé tout ce qu’il représentait pour moi, il le restera à jamais.

MI. Oui c’est un morceau fantastique !
Doro. Tu aimes ?

MI. Oui j’adore, c’est un de mes morceaux préférés !
Doro. Oh mon dieu, ça me fait vraiment plaisir d’entendre ça. C’est bien, je vais te dire une chose intéressante, le type qui a travaillé sur le mixage de ce titre, Rudy Kronenberger, est un ami et on a déjà travaillé ensemble sur un tribute album pour DIO qui est sorti en 1999, j’avais enregistré avec lui « Egypt (The Chains Are On) » et il avait adoré la version que l’on avait faite ensemble. Et quand j’ai enregistré « Hero » à New York et dans le New Jersey pour une partie, je l’ai appelé et je lui ai demandé s’il voulait la mixer parce que je voulais qu’il y ait un feeling particulier sur cette chanson. Il a tout de suite été d’accord et nous sommes rentrés en Allemagne car je voulais rajouter quelques guitares. Ensuite il a mixé le tout au Danemark où nous avons finalisé le titre. Ce qui est important c’est qu’il a su donner une âme à ce morceau.

MI. C’était important de lui rendre hommage ?
Doro. Oui, c’est un besoin qui venait directement de mon cœur et de mon âme. C’était vital pour moi de faire quelque chose en son honneur. Quand j’ai appris que Ronnie nous avait quittés, j’ai vraiment souffert et j’ai été très choquée par sa disparition. Heureusement, beaucoup de gens m’ont appelé pour me soutenir, ce fut une période très dure pour moi, j’étais en pleine souffrance, on parlait de lui en permanence et je pensais à tout ce que j’avais vécu avec lui. J’ai énormément tourné avec lui mais j’étais avant tout une fan absolue. C’est en pensant à lui que j’ai eu cette idée de titre : « Hero », car c’est ce qu’il représente pour moi c’est un vrai Héro. J’ai pensé à cette mélodie et tout m’est venu tellement naturellement, c’était comme une évidence. Après j’ai commencé à travailler sur les chorus mais j’avais besoin d’aide pour finaliser le morceau et j’ai donc appelé mon ami Rudy pour terminer le titre avec moi. Il a travaillé avec moi en 1987 avec WARLOCK, lorsque nous avons ouvert pour DIO sur sa tournée européenne. Il le connaissait et c’était très important pour que le titre soit juste et que l’on ressente une réelle émotion.

MI. Que représentait-il pour toi ?
Doro. On a eu de la chance d’ouvrir pour lui en 87 et aussi en 99 aux Etats Unis avec Yngwie Malmsteen, c’est à cette époque que nous sommes réellement devenus de très bons amis. Je me souviens que le dernier concert que l’on a donné avec lui, c’était en Floride, il m’a invitée sur scène pour chanter avec lui sur les rappels, ça a été un moment inoubliable et magique pour moi. Lorsque nous avons chanté ensemble, il y avait un feeling extraordinaire. Je me souviens que c’était un gars très marrant qui avait un très grand sens de l’humour et qui était toujours là pour toi quoiqu’il arrive. C’est quelqu’un sur qui tu pouvais réellement compter. C’était mon idole, quand j’ai commencé avec WARLOCK j’étais très jeune, je me souviens encore de mon premier concert avec lui, quand je suis montée sur scène et que le rideau s’est ouvert je me suis retrouvée tout d’un coup devant 5000 ou 6000 personnes, c’était démentiel surtout pour moi qui débutais. Me retrouver devant une foule immense comme ça c’était incroyable. Je ne jouais à l’époque que dans des petites salles. Des années plus tard on a ouvert une fois de plus pour lui en Europe et c’était toujours aussi fantastique. Mais un de mes meilleurs souvenirs reste le concert que nous avons donné au Zénith de Paris, je crois que c’était en 1987. Et je ne sais pas si quelqu’un s’en souvient encore !!! [Rire]

MI. Si si si, il y en a au moins un : moi j’y étais ! [Rire]
Doro. Oui, avec moi ça fait deux ! [Rires] Je me souviens, c’était pour la promo de l’album Triumph And Agony qui venait juste de sortir. Ça reste un souvenir inoubliable pour moi, c’était un honneur pour nous d’ouvrir pour lui, de pouvoir le rencontrer à nouveau et d’échanger des idées. Il m’a toujours inspirée en toutes circonstances. Pour chaque show qu’on a fait avec lui, on était trempés de sueur en sortant de scène. Tous les soirs je le regardais chanter, je n’ai pas manqué une seule de ses prestations et date après date il m’impressionnait encore plus, il était toujours meilleur. Il chantait tellement bien que s’en était incompréhensible, on se demandait parfois s’il venait de la même planète que nous. C’était un type extraordinaire avec tout le monde, avec les fans il était adorable, il leur offrait tout ce qu’ils désiraient et essayait toujours de les rendre heureux, il était très proche d’eux et toujours sympathique et souriant. Il prenait soin d’eux comme il prenait soin de moi. Dans la musique, c’est la personne la plus adorable que j’ai jamais rencontré. Il ne m’a donné que de bonnes choses et m’a énormément apporté à tous les niveaux. J’ai beaucoup appris à ses cotés et il était toujours là pour m’encourager, il me disait toujours : « Si tu as le moindre problème viens me voir et n’hésites pas à m’en parler » je ne pourrais jamais l’oublier, il était unique. C’était aussi un vrai protecteur qui partageait son expérience et te permettait de progresser un peu plus chaque jour. On avait une passion en commun : la cuisine indienne, quand on sortait on allait toujours lui acheter sa nourriture préférée et on lui offrait, il en était très friand. On adorait cette cuisine et on a fait de nombreux restaurants indiens avec lui, ça nous a fait toujours beaucoup rire. Je n’arrive toujours pas à réaliser qu’il n’est plus là et à chaque fois que je pense à tous ces moments je suis très émue, il comptait tellement pour moi.

MI. Sur le morceau « It Still Hurts » tu as ton grand ami Lemmy qui fait de nouveau un duo avec toi ?
Doro. Oh oui, Lemmy est tellement exceptionnel, lui aussi c’est une légende. La première fois qu’il m’a fait l’honneur de chanter avec moi, c’était en 2000 sur l’album Calling The Wild. On a chanté ensemble sur les titres « Love Me Forever » et « Alone Again ». On a déjà fait deux duos lui et moi, je l’adore. Il a écrit le titre « Love Me Forever » c’est un titre qui se trouve sur l’album 1916 de MOTORHEAD et j’ai tout de suite craqué en l’écoutant. Pour en revenir à « It Still Hurts », c’est une histoire de conflits entre deux êtres, c’est totalement autobiographique, ça parle des problèmes que j’avais avec mon petit ami de l’époque, tu sais je n’ai jamais eu de famille et je n’ai jamais était mariée. J’ai passé la plupart de mon temps en tournée et évidemment ce n’est pas évident quand tu es avec quelqu’un. C’était une relation très difficile, je n’étais jamais là et lui tout ce qu’il voulait c’est que je sois la mère de ses enfants, il voulait aussi m’épouser. Un jour on a eu un conversation au téléphone à ce sujet et je lui ai dit que je ne me sentais pas capable d’assumer un rôle pareil et bien sûr ça a un peu dégénéré ! [Rires] Parce que pour moi c’était tout simplement impossible et je pensais (ça me fait toujours aussi mal) « It Stills Hurts Me », c’est de là que m’est venu l’idée de cette chanson. Maintenant nous sommes restés très bon amis, il s’est marié et je suis devenu la marraine d’un de ses enfants, c’est une histoire qui finit bien. J’ai écrit le morceau et je l’ai enregistré à Hambourg avec Andreas Bruhn qui est l’ancien guitariste de SISTER OF MERCY et avec qui je collabore régulièrement depuis de nombreuses années. C’est un type fantastique que je connais depuis très longtemps et il a fait un travail excellent sur le morceau. Quand on a terminé le titre, j’ai eu j’envie d’avoir un invité pour faire un duo, je trouvais que c’était plus représentatif du couple ! Je me suis dit il faut que j’en parle à Lemmy, je voulais qu’il chante sur le titre. Je suis une fan de MOTORHEAD depuis toujours, je lui ai demandé d’écouter la chanson et je me suis dit : « qui sait, peut être allait-il accrocher et de toute façon s’il n’aimait pas, ce n’était pas si grave que ça ». Mais en fait, il a adoré et j’étais vraiment contente qu’au final ça se fasse. On a enregistré les voix à LA et ça a été un grand moment.

MI. Comment arrives-tu à convaincre Lemmy de toujours chanter des ballades avec toi ? [Rires]
Doro. [Rires] Je ne sais pas, il fait toujours ce qu’il a envie de faire, c’est sa manière de fonctionner. Mais tu sais j’étais vraiment heureuse quand il m’a répondu qu’il aimait « It Still Hurts ». Il m’a dit: « je veux le faire » et moi je lui ai répondu « vraiment ? » je n’y croyais pas. Tu sais, ce n’est jamais gagné d’avance, même si on a travaillé ensemble à de nombreuses reprises et que l’on se connait bien. Et puis j’aime bien qu’il chante sur ce style de musique, lui qui fait toujours des titres Heavy et rapides.

MI. Il y a aussi Gus G, le nouveau guitariste d’OZZY OSBOURNE qui est venu jouer sur un « Grab The Bull (Last Man Standing) » ?
Doro. Oui, lui aussi je le connais depuis un petit moment car s’est aussi le guitariste de FIREWIND. Mon ami Alex Krull qui travaillait avec moi sur le titre, allait souvent dans un magasin de guitares à Francfort où il y a beaucoup de musiciens qui passent. Il m’a raconté qu’il avait rencontré Gus G qui était venu voir les modèles de guitares et il lui a demandé si il serait intéressé pour jouer sur le titre et Gus a répondu « oui bien sûr, envoie moi la musique et je te dirais ». C’est Alex qui nous a finalement mis en contact. Gus a aimé la chanson et il a tout de suite été d’accord pour faire le solo. Et je suis persuadée que les fans vont aimer parce qu’ils sont comme moi, ils adorent les surprises et surtout les choses qu’ils n’attendent pas forcément d’un artiste. Pour moi c’est toujours un honneur quand des gens aussi talentueux acceptent de venir jouer sur mon album.

MI. Tu as joué avec un nombre incalculable de groupes légendaires, y’a t’il encore des musiciens avec qui tu aimerais collaborer ?
Doro. Oh oui, il y en a tant, j’aimerais travailler avec RAMMSTEIN, je n’y avais jamais pensé avant mais ce serait excellent. Bien sûr, si je pouvais, j’aurais adoré enregistrer avec Ronnie James Dio. C’est un de mes rêves absolu, un souhait très cher qui malheureusement ne se réalisera jamais. Sinon j’aimerais bien chanter avec Rob Halford ou bien encore Blackie Lawless.

MI. Oui, d’ailleurs tu as déjà ouvert pour JUDAS PRIEST !
Doro. Oui, c’est même la raison pour laquelle j’ai quitté mon emploi. A l’époque j’étais une artiste graphique. Un jour, mon manager m’a appelée directement sur mon lieu de travail, le problème c’est qu’il était interdit là où je travaillais de recevoir des appels téléphoniques d’ordre privés. J’ai tout de même répondu en disant à mon patron que cela devait être important pour qu’il fasse cette démarche. Et là mon manager me dit : « tu dois quitter ton travail » j’ai répondu : « mais pourquoi ? ». Et là il me répond : « parce que nous partons en tournée avec ton groupe favori ». Je lui ai répondu: « mais je ne comprends pas ce que tu veux dire » et là il me répond : « tu vas ouvrir pour JUDAS PRIEST sur toute la tournée européenne ». Je n’arrivais pas vraiment à réaliser, c’était presque irréel pour moi. J’ai donc finalement quitté mon emploi et j’ai du expliquer à mon employeur ce qui se passait. C’était un type qui ne connaissait pas du tout la musique Metal, du coup il ne comprenait pas que quelqu’un puisse quitter son emploi comme ça du jour au lendemain sans une explication valable. Pour lui, la musique ne représentait qu’un passe temps pour le week-end, mais il m’a quand même dit « ok je te laisse partir ». Il trouvait que j’étais complètement folle de faire cela, mais il m’a tout de même dit que si ça ne fonctionnait pas, je pourrais toujours revenir. Pour moi c’est à ce moment là que tout à vraiment commencé, je me lançais enfin dans l’aventure cette fois-ci sans aucun filet. C’est tellement bien de rencontrer les artistes que tu admires le plus au monde et de voir qu’ils sont bienveillants avec toi et qu’ils t’aident à leur manière. Tu sais, je n’ai jamais pensé à continuer pendant autant d’années. Quand je tournais avec JUDAS PRIEST, nous n’avions fait qu’un ou deux albums à notre actif et je ne savais pas s’il y en aurait un autre et si nous allions pouvoir continuer. Je suis toujours émerveillée de voir comment les choses ont évolué pour moi. Les musiciens de JUDAS PRIEST ont été fantastiques avec moi, ils ont aussi beaucoup d’humour et ce sont les rois du Heavy Metal. J’ai eu la chance que tous les grands groupes me donnent un coup de main et m’aident à progresser et bien sûr, je dois tout aux fans sans qui je ne serais rien.

MI. C’est pourquoi tu proposes une version française de « Raise Your Fist in The Air » en hommage à tes fans de l’hexagone ?
Doro. Oui complètement et je la préfère même à la version anglaise. L’année dernière j’ai joué à Lyon et à Paris et j’ai demandé à un de mes amis s’il voulait bien me faire une adaptation française du titre « Raise Your fist in The air ». Ca donne : « Lève Ton Poing Vers Le ciel ». J’adore cette version, je la trouve vraiment très bien. L’autre fois j’étais dans un bar en Allemagne qui est fréquenté par pas mal de français, je leur ai fait écouter le morceau, ils l’ont trouvé fantastique. Moi aussi, j’ai même du mal à revenir à la version anglaise, j’aime la France et les français, c’est un pays qui m’a toujours bien accueilli et les fans sont adorables. J’aime chanter dans votre langue, ce n’est pas la première fois que je le fait. D’ailleurs sur Fear No Evil, il y avait une version Française de « Herzblud » qui s’appelle « A Fond Le Cœur ».

MI. Je vois que tu as un sweet shirt de TRUST posé à tes cotés ?
Doro. Oui, la dernière fois que j’ai joué à Paris, j’ai rencontré pas mal de fans qui étaient venus me parler et je leur ai dit combien j’adorais TRUST, pour moi les morceaux dans la langue de Molière sont extraordinaires et je trouve que le français est parfait pour le Metal. J’ai rencontré un fan après le concert qui en entendant tout ça m’a dit : « attend moi et je reviens tout de suite. » Quelques minutes après il est réapparu avec un sweet shirt de TRUST. Il l’avait demandé à un de ses amis qui le portait durant le concert s’il pouvait lui donner et il lui a expliqué que c’était pour me faire un cadeau et il me l’a offert, il était trempé de sueur ! [Rires] Mais c’était si gentil de sa part. J’adore le porter, c’est un groupe qui représente beaucoup pour moi, je les écoutes souvent ! J’ai d’ailleurs tous leurs albums à la maison.

MI. Ce qui est incroyable quand on te voit sur scène c’est que ta voix n’a pas bougé et que tu déploies une énergie extraordinaire à chaque show.
Doro. Oui je ne lâche jamais, même si je suis très malade et que j’ai un show le soir même je vais tout donner. Tu sais, lorsque j’attrape froid, que j’ai de la fièvre et que je suis très fatiguée au moment où je monte sur scène tout disparaît. C’est un peu miraculeux quelque part, mais lorsque je vois tous les fans qui sont là pour moi, j’oublie instantanément tout. J’ai besoin de jouer et de voir mon public quoi qu’il arrive, et quand je vois leurs yeux émerveillés et que je sais qu’ils sont contents d’être là avec moi, je donne tout. Je suis là pour eux, ils sont vraiment ma raison de vivre et mon énergie vitale, je ne vois pas ce que je pourrais faire sans eux.

MI. Tu adores jouer au Wacken aussi ?
Doro. Complètement, d’ailleurs je vais fêter mes 30 ans de carrière sur la scène de ce festival légendaire l’année prochaine. J’adore tous les grands événements comme ça. Je vais aussi faire deux dates en décembre prochain à Düsseldorf et il y aura certainement des invités surprises. Je vais peut être aussi faire un show avec un orchestre symphonique comme j’ai déjà pu le faire dans le passé, ce que je sais c’est que je veux faire quelque chose de spécial. Mais ce n’est pas facile de trouver de nouvelles idées car pour célébrer mes 25 ans j’ai déjà fait un concert tellement énorme avec beaucoup de musiciens plus prestigieux les uns que les autres comme les SCORPIONS, TARJA, et bien d’autres que je ne sais pas si pourrais faire faire mieux.

MI. Est-ce que tu penses que tu peux battre ton record de 3 heures 30 sur scène ? [Rires]
Doro. J’espère ! [Rires] C’est pourquoi d’ailleurs nous allons faire 2 concerts à Düsseldorf, peut être que je vais jouer chaque soir 2 heures 30 ou 3 heures et là ça fera 5 ou 6 heures au total, le record sera battu ! [Rires] Mon idée c’est de proposer au public des titres différents chaque soir avec des invités qui, là encore, ne seront pas les mêmes, avec des Special Guest surprises pour chaque show. Par contre au Wacken, je pense ne pouvoir jouer qu’1 heure 30 mais je serai en tête d’affiche du festival et là je crois que nous jouerons plutôt tous nos classiques, ceux que nos fans attendent, avec peut être aussi quelques surprises on verra. Pour mes 25 ans j’ai déjà eu tellement de chance d’avoir tant d’amis prestigieux qui sont venus m’accompagner et m’encourager comme Rodolph Schenker, Klaus Meine, Bobby Blitz ou encore Tarja, c’était incroyable. Et puis il y a eu toutes ces chanteuses de Metal symphonique qui sont venues chanter sur le morceau « Celebrate », ce fût un moment inoubliable. Cette fois je vais tout faire pour que cela soit encore mieux, je voudrais que les gens qui viennent me voir n’oublient jamais ces concerts, je veux encore une fois les épater. Pour mes 20 ans, il y avait les gars de MOTORHEAD, Lemmy, Mikkey Dee, Udo, Blaze Bailey, Biff était là aussi c’était impressionnant. Je promets de faire mieux cette fois-ci, vous allez voir vous allez tous aimer.

MI. Pour finir, qu’aimerais-tu qu’on te dise après avoir écouté Raise Your Fist In The Air ?
Doro. Whao, ce n’est pas évident. J’aimerais qu’on me dise que cet opus signifie vraiment quelque chose pour celui qui l’a écouté. Je voudrais que mes fans l’aiment autant que j’ai pris plaisir à le faire. Je ne trouve pas les mots ! J’aimerais, en fait, qu’on me dise qu’on aime tous mes disques. Quand quelqu’un me dit que tel ou tel morceau à joué un rôle important dans sa vie, c’est le plus beau compliment que l’on puisse me faire. Je donne tout mon amour à mes fans, je leur dédie ma vie et j’espère qu’avec « Raise Your fist » ils vont adorer les titres, et que certains vont les émouvoir plus que d’autres et vont leur apporter quelque chose de fort et de puissant. Je sais par exemple que les fans de Ronnie James Dio vont certainement adorer le morceau « Hero ». J’aimerais que cette chanson les atteigne émotionnellement et qu’ils soient émus par tout ce que j’ai mis dans ce morceau. Qu’ils soient touchés d’une manière sincère, se serait pour moi ma plus grande réussite. C’est un titre très important à mes yeux. J’espère aussi qu’ils accrocheront à « It Still Hurts » et que les fans de MOTORHEAD apprécieront, même si c’est éloigné de ce que Lemmy à l’habitude de faire. Mon espoir c’est qu’il se dégage une réelle émotion à l’écoute de « Raise Your fist In The Air » que ce soit par les ballades ou les titres Heavy.

MI. Merci Doro, ça a vraiment été un très grand plaisir de pouvoir discuter avec toi.
Doro. Merci à toi. Merci beaucoup (en français).


Ajouté :  Vendredi 30 Novembre 2012
Intervieweur :  The Veteran Outlaw
Lien en relation:  Doro Website
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