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KREATOR (de) - Miland "Mille" Petrozza (Avril-2012)


D’abord sous le nom de TORMENTOR, puis sous celui bien plus légendaire de KREATOR, Mille Petrozza et Ventor ont toujours prêché les saintes écritures du Thrash Metal, d’abord en Europe, puis dans le reste du monde. Trente ans au service d’une seule cause, celle d’une musique violente, mais intelligente, se préoccupant de problèmes politiques, écologiques ou sociaux. Alors vous pensez bien que pour un enfant du Thrash boom des 80’s comme moi, rencontrer monsieur Petrozza fut plus qu’un plaisir, un honneur dirais je, une faveur immense… Et l’homme a toujours autant de choses pertinentes à dire, même après tant d’années, qui n’ont aucune prise sur lui et la jeunesse de son esprit. Un musicien culte derrière lequel se cache un homme simple et timide, qui n’en fait pas des tonnes, mais dont chaque mot est pesé, et chaque réponse pertinente. Nous avons bien sur abordé le cas de leur excellent dernier album, Phantom Antichrist, mais aussi parlé de l’histoire de son groupe, de problèmes de société, et tant que des gens comme lui seront sur le devant de la scène pour nous faire prendre conscience de l’impasse vers laquelle le monde moderne se dirige, nous ne serons pas prêts de fermer les yeux. Mais je préfère lui laisser la parole.

Line-up
: Miland "Mille" PETROZZA (Guitare, Chant), Sami YLI-SIRNIÖ (Guitare), Christian "Speesy" GIESLER (Basse), Jürgen "Ventor" REIL (Batterie)

Discographie : Endless Pain (Noise, 1985); Pleasure To Kill (Noise, 1986); Terrible Certainty (Noise, 1987); Extreme Agression (Noise, 1989); Coma Of Souls (Noise, 1990); Renewal (Noise, 1992); Cause For Conflict (GUN Records, 1995); Outcast (GUN Records, 1997); Endorama (Drakkar Records, 1999); Violent Revolution (Steamhammer, 2001); Enemy Of God (Steamhammer, 2005); Hordes Of Chaos (SPV, 2009); Phantom Antichrist (Nuclear Blast, 2012)



Metal-Impact. Salut Mille, nous allons parler aujourd’hui de votre tout dernier album Phantom Antichrist qui sort en Europe le 1er Juin 2012, peux-tu nous en dire plus sur le processus de composition, sur l’enregistrement, sur les paroles et sur les thèmes principaux que vous avez abordés sur cet album ?
Miland "Mille" Petrozza. On a commencé à écrire cet album à la fin de l’année 2010, j’ai commencé à écrire les premières idées et à enregistrer les premiers essais, et j’ai commencé à répéter avec le groupe en mars, on répété jusqu’en Décembre et nous nous sommes rendu en studio en Suède en Janvier.
Je crois que ce nouvel album offre de nouvelles facettes de notre son, on a essayé de le garder frais et stimulant pour l’auditeur et pour nous-mêmes.

MI. Et donc, cela vous a pris 8 ou 9 mois de répétition ? C’est très long en fait ?
Mille. C’est juste la manière dont nous travaillons, ça nous est vraiment utile, j’ai des amis qui passent de chez eux au studio juste avec quelques petites idées…mais je peux pas travailler comme ça, j’ai besoin de faire des pauses, en 2011, on a fait que quelques festivals, on n’a pas vraiment fait de tournée donc pour toutes ces raisons, ça a vraiment été une année consacrée à l’écriture de chansons. Et je pense que ça a été utile de s’asseoir et de renouveler l’inspiration à chaque fois. Il faut être sûr d’avoir des choses à raconter, sinon, ça ne vaut pas la peine d’écrire un nouvel album.

MI. Vous avez travaillé avec le producteur Jens Brogen, qui a déjà travaillé avec OPETH, SOILWORK ou KATATONIA, est-ce parce que lorsque vous prépariez l’album vous avez voulu un son plus mélodique pour celui là ?
Mille. La réponse est que cela n’a rien à voir avec la mélodie parce que nous avons écrit les chansons avant d’aller en studio, mais on savait qu’on voulait travailler avec quelqu’un d’autre, on voulait travailler avec une nouvelle paire d’oreilles toute fraîche et j’ai entendu beaucoup de trucs de Jens et beaucoup de bonnes choses à propos de lui ; un ami à moi, Nick Holmes de PARADISE LOST m’a recommandé Jens, je l’ai appelé, je lui ai demandé si il voulait bien prendre en considération la demande de notre groupe, et j’ai eu le sentiment que c’était un gars cool. Et nous nous sommes entendus sur un plan plus personnel, plus humain, ce qui est pour moi plus important que ses aptitudes en mixage ou en enregistrement, rien de pire que de travailler avec quelqu’un que l’on n’aime pas, nan, il est cool, vraiment cool. Et il nous a aidé pour l’enregistrement et il a fait du bon boulot, mais ce n’était pas fastidieux comme un boulot, c’est un gars très discipliné, très sévère et exigeant mais dans le bon sens, plus le genre à plaisanter que sévère et autoritaire, c’était marrant au studio, on y a passé de bons moments.

MI. On peut s’en rendre compte à l’écoute de l’album, c’est très rafraîchissant. Peux-tu nous en dire plus sur les paroles ? Parce que tu écris des paroles depuis un certain nombre d’années à présent toujours très influencées par les problèmes de société, est-ce que cela a été le cas sur Phantom Antichrist ?
Mille. Oui, sur certaines chansons c’est le cas, particulièrement sur des titres comme « Death To The World » qui parle d’environnement, « Civilization Collapse » qui parle de l’écroulement de la civilisation, l’inspiration venant de la crise financière grecque, je pense que c’est quelque chose d’horrible d’entendre les journalistes, particulièrement en Allemagne, il y a beaucoup de journalistes qui regardent la Grèce avec condescendance, la stigmatise et qui disent : « Hé, regardez les, ils sont fauchés , mouhahaha ! », ils se moquent et je pense que c’est mal. L’union européenne devrait soutenir tous les pays, si un pays rencontre des problèmes, je croyais que c’était censé fonctionner dans un esprit d’entraide, mais ce n’est pas L’union européenne si lorsqu’un pays va mal il n’a que des merdes venant des autres pays…donc, c’est ce qui m’a inspiré pour écrire cette chanson « Civilization Collapse». Beaucoup de chansons parlent de pseudo-semi problèmes politiques mais il y a beaucoup de chansons personnelles aussi…

MI. Donc tu as trouvé l’inspiration pour certaines paroles dans ton expérience personnelle de ces dernières années ?
Mille. En un sens oui, j’ai quand même un regard positif et du recul sur la façon dont je vois le monde… Tu vois, tu étais déjà né en 1986 et quand on lisait des comics, quand on regardait des films de science fiction, on imaginait les années 2000 comme Le Futur, et là on est dans le futur en 2012… J’étais un grand fan de l’auteur Isaac Asimov, Asimov avait prédit qu’il y existerait une machine dans le futur et qu’à cette machine nous poserions une question et qu’elle répondrait… en fait d’une certaine manière il avait prédit Google… Mais il a dit aussi que dans les années 2000 tous les problèmes seraient résolus…il avait tord (rires)… Tu vois, ce que j’essaie de dire c’est que nous vivons dans cette ère en laquelle beaucoup d’auteurs de science fiction avaient placé leurs espoirs et on a tout foiré… Vraiment, on est vraiment vraiment en train de tout bien foirer… ça me met en colère… Et la colère est une bonne source d’inspiration et ça c’est une bonne chose…

MI. Oui, une bonne chose pour la musique oui… J’ai remarqué quelque chose aussi c’est l’importance que vous accordez aux sons de guitare dans votre album, pour moi celui-ci compte les solos de guitare les plus nombreux de toute la carrière de KREATOR, vous aviez déjà une idée de la place que vous alliez accorder aux sons de guitare avant d’entrer en studio ou bien est-ce que cela a été tout à fait spontané ?
Mille. Cela a été principalement spontané, ce qui a aidé, c’est le fait que Jens est un geek de la guitare, c’est un nerd, et il a beaucoup de beaux bébés dans le studio, beaucoup de Gibson, de vieilles Gibson, il a des Telecasters, des Stratocasters, toutes ces guitares classiques et nous avions ce luxe… Nous étions dans une situation qui nous permettait d’utiliser toutes ces guitares. Les guitares rythmiques ont été principalement enregistrées avec ma Jackson et certains de ces trucs de Les Paul, et les solos et les guitares clean… Nous avons utilisé des guitares avec une histoire pour ainsi dire... Et oui, nous avons pris le temps et fournir les efforts nécessaires pour les solos, Sami (ndi : Sami Yli-Sirniö - guitariste) a fait une grosse partie du travail, Sami a fourni un immense et super boulot sur cet album. Et puis Jens m’a aussi poussé à écrire des morceaux, les solos les plus mélodiques que j’ai jamais écrits. Il a pris ça vraiment très au sérieux, j’ai bossé avec des producteurs qui disaient : « ouais, le solo c’est bon, ça va comme ça » et Jens était plutôt du genre : « Non non non, écrire un solo c’est comme écrire un morceau à l’intérieur d’une chanson ! », Jens a été bon la dessus, il a bien fait en sorte que chaque note soit aussi intense que possible, il a bien insisté sur ce qui était riche en émotion et en sens, il a vraiment fait du bon boulot quand il a pris en charge cette partie musicale, et j’ai joué chaque note sérieusement, en faisant en sorte que chaque note soit en harmonie, juste, on a essayé d’avoir un super son, on a utilisé tellement d’amplis que je ne peux même pas les compter, tellement de pédales d’effets… Donc ça a été une super aventure à travers le son.

MI. Donc à des années lumières des nombreux solos d’Endless Pain et de Pleasure to Kill ! Et ce qui m’a frappé à l’écoute de cet album, c’est ça, c’est que vous aviez l’air de parfaitement savoir où vous alliez !
Mille. Comme je l’ai dit, on a vraiment pris chaque note au sérieux, ce qui n’a pas toujours été facile, c’est que tout n’était pas écrit noir sur blanc et gravé dans la pierre quand nous sommes arrivés en studio, on avait plusieurs choses encore sur lesquelles se pencher, ça restait encore ouvert, par exemple, je suis arrivé avec les parties solos et Sami a eu quelques idées et il a dit : « Ok, peut-on changer une ou deux notes ? Parce que je vois plus ça comme ça », on a travaillé sur toutes les mélodies, parfois Sami proposait différents trucs, des trucs complètement différents et on a modifié les mélodies prévues au départ, pour y revenir, c’est du va-et-vient, ça a été un long processus de réarranger la musique originale.

MI. Juste une drôle de question, en cette année 2012 qui, quelle femme ou quel homme incarne pour toi personnellement ou pour le public, le véritable « Phantom Antichrist » ?
Mille. [Rires]… T’ai-je déjà expliqué où j’ai trouvé l’inspiration pour ce titre ? Le Phantom Antichrist, c’est un personnage que j’ai inventé, pour moi c’est… Je ne suis pas très fan des théories conspirationnistes mais je pense que les gouvernements nous mentent beaucoup, je ne pense pas que ce soit une seule personne qui soit à la base des crises fondamentales mais toute une organisation, les gens qui possèdent l’argent, les banques, le système monétaire, toute la société capitaliste, tout le concept du capitalisme est sur le point de s’effondrer. Et on ne veut pas le voir, les gens qui contrôlent le système ne veulent pas que cela arrive. Et d’après moi, ce n’est pas une vision utopique mais ce serait bien d’essayer un nouveau concept. Revenir à… c’est une autre pensée en référence à la science-fiction là mais dans tous les épisodes de Star Trek, on vit dans un monde sans argent, une autre idée à considérer, et je sais que cela peut paraître très étrange, mais je pense que la société dans laquelle nous vivons en ce moment est très défectueuse, ça ne marche pas, il y aura toujours des guerres, il y aura toujours de l’injustice, il y aura toujours des pays qui souffrent car d’autres pays s’enrichissent, on gaspille de la nourriture ici alors que d’autres n’ont rien… ça ne marche pas, on le voit tous les jours, le système ne fonctionne pour personne et je pense que j’ai cette attitude hippie qui me fait dire que le monde est un si merveilleux endroit, pourquoi on le bousille ?

MI. Oui, on en revient aux gens du mensonge [People of the Lie – titre de Coma of Souls]. Cet album est vraiment différents de vos précédents, particulièrement de ceux sortis avant les années 2000, ou de Hordes of Chaos, vous sonnez souvent comme des groupes nordiques de Thrash metal comme IN FLAMES ou SOILWORK, enfin d’après moi, est-ce pour vous une nouvelle étape dans la carrière de KREATOR ou est-ce juste une expérience ?
Mille. Quand on écrit, on ne pense pas du tout aux autres groupes. Je sais que les groupes que tu as mentionnés ont été influencés par des albums comme Coma of Souls (1990), je connais ces gars là, je n’ai pas dit que nous étions les inventeurs de ce son mais nous avons influencé de manière indéniable des membre d’IN FLAMES et de SOILWORK, je le sais parce que j’ai des amis et des connaissances dans ces deux groupes, ils me l’ont dit personnellement alors… Beaucoup de gens nous ont dit que nous avions changé pour du Swedish sound, mais non ! On était là avant le Swedish sound, non, ce que l’on a fait, tu as parlé d’ « étape », c’est que l’on a été piocher dans notre propre background, notre propre histoire pour trouver l’inspiration. Quand je réécoute Coma of Souls aujourd’hui, je me rappelle que lorsqu’on l’a écrit, je n’étais pas sûr du résultat, maintenant que nous avons défini notre style, même si il était déjà là, même si très grossièrement en 1990 quand on a enregistré cet album, ce que l’on entend dans Coma of Souls ce que l’on aime c’est cette étape fondamentale que l’on retrouve plus que dans Pleasure to kill ou autre. Mais selon moi c’est juste une autre version de cela. Bien entendu, le son a changé, nous savons bien entendu ce qu’est le Metal moderne et on aime pas mal de choses, mais pour moi, l’inspiration vient de sa propre conscience de soi, du moins en ce qui me concerne.

MI. Je suis désolé mais je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis que vous n’avez rien inventé, je pense que vous avez inventé quelque chose, quand on repense aux années 80, surtout 1985/86, je pense que vous étiez un des groupes de Thrash Metal les plus extrêmes, surtout en Europe, il y avait aussi bien entendu SODOM mais le niveau était un peu moindre que le votre. Ce que j’aime avec KREATOR et j’en parlais à Valérie avant l’interview, c’est que vous vous êtes essayés à tellement de choses, vous avez essayé tellement de sons différents surtout dans les années 90 avec l’album Cause for Conflict (1995) ou Endorama (1999) par exemple, que finalement, on a l’impression que vous êtes fidèles à vous-même et à vos fans et c’est admirable d’être aussi intègre et en même temps de proposer des choses aussi différentes, et cet album en est un autre exemple !
Mille. Merci beaucoup, merci beaucoup !

MI. C’est la vérité !
Mille. Comme je l’ai déjà dit, on essaie de préserver cette fraîcheur, on ne veut pas être prévisibles, on veut que les gens s’attendent à l’inattendu …

MI. Et c’est réussi ! Vous avez beaucoup mis l’accent sur la puissance des refrains dans cet album sur les leitmotivs des chansons, ça s’est aussi fait naturellement ?
Mille. En fait c’est très simple, selon moi, le fait de jouer du Thrash metal n’est pas plus différent que de jouer un autre genre, tout est une question de chanson. J’aime les chansons, je veux dire, j’aime énormément de compositeurs de chansons, beaucoup beaucoup de compositeurs de la vieille école m’ont inspiré et pourtant ils ne sont même pas de près ou de loin du monde Metal. Et c’est ça, mon inspiration vient des chansons et je veux que KREATOR soit capable d’écrire de belles chansons. C’est en fait, la bonne formule pour tout, le secret de tout.

MI. Et vous avez écrit de nombreux et célèbres refrains, je ne nommerai pas les chansons parce qu’il y en a trop mais je crois que vous êtes le maître des refrains du Thrash Metal.
Récemment, il y a quelques années, vous avez signé avec le label Nuclear Blast, êtes vous satisfait de cette collaboration jusqu’à présent ?

Mille. Jusqu’à présent oui, ils semblent vraiment prendre soin de nous et c’est très important, une autre chose qui est très importante, et que j’apprécie beaucoup, c’est le fait que nous n’avons pas à beaucoup nous justifier…

MI. Une grande liberté,
Mille. Ouais

MI. Du son,
Mille. Ouais

MI. Le choix,
Mille. Ouais, et c’est pas partout comme ça dans le monde Metal.

MI. L’aspect esthétique et visuel de l’album est sacrément extraordinaire, comment avez-vous travaillé avec Wes Benscoter (Artiste américain qui a beaucoup travaillé, entre autres, sur les albums de Heavy Metal), que vouliez vous exprimer avec cette pochette d’album ?
Mille. Ah, ça c’est une question difficile… parce que, on laisse toujours l’artiste s’inspirer, on ne lui dicte aucun concept, on montre à l’artiste le titre pressenti de l’album, le titre de quelques chansons… La première fois que je suis entré en contact avec Wes, je lui ai donné 4 ou 5 titres de chansons « Death To The World », « United In Hate », « Phantom Antichrist » et je lui ai dit que peut-être que Phantom Antichrist serait le titre final de l’album, ce n’était pas certain à ce moment là, et il est venu avec cette pochette, c’était son inspiration, c’est ce que nous lui avions inspiré, je lui avais dit que l’album serait du KREATOR tout craché, que ce serait apocalyptique, utopique, dystopique, critique pour la société, des chansons Thrash metal, des trucs de dingue…et il a dit : « Ok. » et je n’ai pas entendu parler de lui pendant des mois et des mois, j’en étais même un peu nerveux et puis il est venu avec ça et j’étais heureux.

MI. Je trouve que graphiquement, il y a des similitudes avec un autre de vos albums, en fait Phantom Antichrist me fait penser à Pleasure to Kill…
Mille. C’est que c’est quelque chose qui a aussi inspiré Wes parce qu’il connaissait Pleasure to Kill

MI. Evidemment! Peux-tu nous parler de votre tournée promotionnelle de l’album Phantom Antichrist, et de cette Listening Party qui est prévue le 1er Juillet je crois ?
Mille. On ne fera pas la Listening Party, on sera en tournée dans des festivals, on sera en Tournée aux Etats-Unis si tout va bien en septembre, et on sera en Europe en Novembre / Décembre.

MI. Rassure-moi, vous allez jouer en France ?
Mille. Au moins trois concerts.

MI. Trois concerts ? Génial !
Parlons quelques instants du passé si vous voulez bien, Pleasure to Kill, un classique du Thrash Metal, je crois que cet album est le Reign in Blood de KREATOR, avec le recul, imaginiez-vous en 1986 que cet album deviendrait culte ? Et s’il te plaît, raconte-nous quelques souvenirs sur l’enregistrement de l’époque.

Mille. Tu vois, le truc c’est que, quand on l’a créé on pensait à rien, on entrait en studio et on faisait la fête toute la journée, pas pendant les enregistrements mais par exemple, on arrivait au studio pas seulement avec les membres de groupe mais aussi avec quelques amis, on louait une seule chambre d’hôtel et on dormait tous dans cette chambre, on invitait des gens, on est allé à Berlin avant la chute du Mur et on a vécu ça comme une grande aventure, c’est pas que l’on a pris l’enregistrement de l’album à la légère, on a pris tout cela très au sérieux mais c’était la fête, ça s’est fait de manière spontanée, l’énergie qui entourait l’album… Je me rappelle que quand on a enregistré l’album, DESTRUCTION était en ville et on a été voir le concert de DESTRUCTION, puis IRON ANGEL est arrivé, et on a été boire un verre avec eux, on était comme… comme des adolescents qui vivaient leur rêve Metal des 80’s… [Rires], on s’est bien amusé !

MI. Étonnamment, ce n’est pas mon album préféré de KREATOR, c’est le deuxième, en fait, mon préféré c’est Terrible Certainty (1987). Quand tu parles de Pleasure to Kill, cela me fait penser à la chronique que j’ai faite dernièrement de Hordes Of Chaos, et la dernière phrase de ma chronique était : « Et puis merde, un mec qui a composé un titre comme « The Pestilence » mérite le respect et c’est tout !» ?
Mille. [Rires]

MI. Nous arrivons au terme de ces 25 minutes, une dernière question, je voudrais en savoir davantage sur vos relations avec « Ventor » (Jürgen "Ventor" Reil, le dernier membre originel du groupe, qui a déjà quitté le groupe plusieurs fois avant de revenir) le batteur, parce que cela fait un moment que tu joues avec lui , plus de 30 ans à présent !
Mille. Oh, c’est pratiquement une relation fraternelle, parfois on est amis parfois on peut plus se sentir, un truc de famille quoi, comme avec ton petit frère ou ton grand frère, c’est pas de l’amitié mais un lien familial. La plupart du temps on s’entend bien et parfois nos opinions divergent, c’est normal quoi.
On a monté ce groupe quand on était des enfants, sa première batterie, il l’a eue à l’âge de 13 ans je crois et du temps a passé depuis… et ça continue… En fait, je dirais que nous avons de supers relations mais qu’il est parfois en désaccord… sur un plan musical nous ne sommes jamais en désaccord... Nan mais tu vois, on commence enfant et la vie intervient, on développe sa propre personnalité, mais dès qu’il s’agit de KREATOR, tout le monde reste très concentré, ça ne veut pas dire que nous sommes d’accord sur tout, tout le temps, on a différentes façon de voir, nous avons 4 caractères forts et différents, c’est ce qui rend les choses intéressantes, si un jour on se met à être toujours d’accord, ce sera inquiétant. Cela participe au son, à l’énergie ce fait de ne pas tout aimer.
Quand on sort et que nous sommes en Tournée, on est très stressés et il faut composer avec chacun, parfois, on passe plus de temps avec son groupe qu’avec sa petite amie.

MI. Je pense que l’on peut ne pas être toujours d’accord avec la personne que l’on aime…
Mille. Oui, C’est comme ça que cela fonctionne depuis toujours, il y a des hauts et des bas, c’est la vie… C’est très naïf de croire qu’au bout de 30 ans… on a commencé enfants quand même et il a eu sa part de tourment, c’est plus que de l’amitié… parfois c’est pire, parfois y a du mieux…

MI. C’est la vie… Ok, Mille, merci pour cette interview et as tu quelques mots à adresser à vos fans français et lecteurs de Metal-Impact ?
Mille. Merci beaucoup pour votre soutien et on se voit en novembre et décembre quand on viendra jouer en France.


Ajouté :  Mercredi 08 Août 2012
Intervieweur :  Mortne2001
Lien en relation:  kreator Website
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