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GOTTHARD (ch) - Marc Lynn (Avril-2012)


GOTTHARD propage depuis le début des années 90 la bonne parole d’un Heavy Rock hautement mélodique. Avec une réputation sans failles et une intégrité que beaucoup pourraient leur envier, les Suisses tracent leur route sans se poser de questions, et ce, malgré les coups du sort qui peuvent les atteindre. Suite au décès de leur frontman Steve Lee en 2010, les musiciens auraient pu raccrocher les gants, mais ils ont préféré se concentrer sur la musique, et continuer leur chemin, ce qui leur valut quelques critiques acerbes. Peu importe serais je tenté de dire, et malgré le respect que je témoigne à feu Steve et à sa famille, il eut été dommage qu’un groupe si créatif s’arrête en chemin. Firebirth est d’ailleurs une preuve indéniable que GOTTHARD a eu raison de relever la tête. Nous avons avec Marc bien sur parlé de ce formidable dernier album, de la mort de Steve, et de bien d’autres choses. Pas la peine de composer Hard sur un clavier de téléphone pour avoir un abonné prolixe au bout du fil !

Line-up
: Leo Leoni (guitare et choeurs), Freddy Scherer (guitare et choeurs), Hena Habegger (batterie), Marc Lynn (basse), Nic Maeder (chant), Steve Lee (chant - RIP)

Discographie : Gotthard (BMG, 1992); Dial Hard (BMG, 1994); G. (BMG, 1996); The Hamburg Tapes (BMG, 1996); D-Frosted (BMG, 1997); Open (BMG, 1999); Homerun (BMG, 2001); Human Zoo (BMG, 2003); Lip Service (Nuclear Blast, 2005); Made In Switzerland (Nuclear Blast, 2006); Domino Effect (Nuclear Blast, 2007); Need To Believe (Nuclear Blast, 2009); Homegrown – Alive In Lugano (Nuclear Blast, 2011); Firebirth (Nuclear Blast, 2012); Bang! (Nuclear Blast, 2014)

M-I Interviews du groupe : Marc Lynn (Avril-2012), Leo Leoni et Nic Maeder (Mars-2014)



Metal-Impact. Ok ! Bonjour Mark et Bienvenue en France ! Nous allons bien entendu parler de votre dernier album Firebirth, peux tu nous en dire plus sur le processus de composition, sur l’enregistrement et sur les thèmes principaux que vous avez abordés sur cet album ?
Marc Lynn. Tout d’abord, c’est génial d’être ici à Paris bien sûr, ces moments ici sont fantastiques !
Concernant le processus, nous avons passé l’année dernière à rechercher un nouveau chanteur, beaucoup de personnes se sont présentées, on les a auditionnées et ça a été très long, parce que nous avions vraiment besoin de la bonne personne, alors cela nous a demandé beaucoup de temps pour prendre la bonne décision. Nous avons vraiment préféré prendre le temps nécessaire parce que nous savions que nous n’avions qu’une seule chance de prendre un nouveau départ avec la bonne personne, pas seulement une question de voix, ce n’est pas la chose la plus importante, même si nous voulions présenter GOTTHARD numéro 2 comme un nouveau groupe, un nouveau groupe qui signifie que nous présentons un nouveau groupe, pas GOTTHARD avec un nouveau chanteur, pas un chanteur célèbre avec GOTTHARD an second plan, on voulait créer une unité.
Donc on a trouvé Nic (ndi : Nic Maeder ,chanteur) pour ainsi dire, il nous a surpris alors qu’il était dans cette salle de répétition où il préparait quelques chansons supplémentaires et il était assis derrière le piano et il a chanté une version solo de « One Life One Soul » au piano, et ça a été merveilleux pour nous et on lui a demandé de rester une semaine supplémentaire, et deux semaines ont passé, et déjà au bout de ces deux semaines, le processus de composition avait commencé.
D’abord on regardait quelle voix pouvait convenir, on demandait aux gens de chanter avec nous pendant 2 jours, nous travaillions avec la personne en studio pour mieux la connaître et si c’était intéressant, on lui disait de revenir 2 semaines, et avec Nic tout s’est passé de manière tellement fantastique, il était déjà en Suisse pour rendre visite à sa famille alors on lui a dit : « Hey, reste un peu plus longtemps ici ! » et on a retardé son voyage de retour et nous avons travaillé ensemble et en un sens le processus d’écriture avait déjà commencé parce que pendant ces deux semaines on a écrit quatre chansons qui sont en fait sur l’album. La première a été « Need to Believe », la seconde, « Starlight », la troisième était « I can » qui est même un titre de l’album et la quatrième chanson a été une chanson de Leo (ndi : Leo Leoni : guitariste du groupe), « Where Are You », un hommage à Steve Lee (ndi : chanteur du groupe décédé le 5 octobre 2010) dans laquelle Nic a aidé pour le chant et les paroles afin d’en faire quelque chose de plus chanté, de plus spécial.
Suite à cela, nous l’avons renvoyé chez lui avec ces 4 titres et d’autres petites choses parce que nous voulions le tester encore un peu mais on savait déjà que c’était le Top des candidats à ce moment là, et on se disait : « Wow, c’est déjà une très bonne option », mais on voulait entendre tout le monde.
Puis, à la mi-juillet, on a appelé Nic, il venait juste de terminer de faire un bœuf en acoustique dans un pub, pour lui, il était 3h du matin, et on lui a demandé : « Hey Nic, qu’est ce que tu fais à partir de demain et pour les années à venir ? Il faut que tu viennes avec nous si tu en as envie ! » et il a répondu : « Wow, Génial ! ». Et il s’est présenté immédiatement et entre le 10 et le 12 Août, il s’est installé avec nous et on a commencé à écrire des chansons.
Ce qui est génial, c’est que Nic joue de la guitare et du piano alors il apportait beaucoup intrinsèquement à l’écriture et même quand Leo qui a écrit beaucoup de chansons, ou moi même apportions une idée de chanson, nous étions très à l’écoute, on chantait et faisait tourner le morceau jusqu’à obtenir la chanson parfaite, prête pour le studio.
Puis nous avons présenté Nic, sur Youtube, avec la chanson « Remember It’s Me », et par la même occasion, ça a été une bonne vitrine pour notre album qui était en production. Et ça a été l’occasion aussi de présenter Nic à notre premier producteur qui était Paul Lani.
Paul Lani avait déjà travaillé avec nous sur nos albums G.,Homerun et Human Zoo, il s’était occupé de la production et tout donc c’était quelqu’un de bien connu de tout le monde, un ingénieur aussi bien qu’un producteur, donc nous voulions travailler avec lui et nous voulions aussi travailler avec un second producteur Leo Leoni. Et donc ça a un peu été pour nous le moment de vérité.
Et après cette semaine là, on a décidé de continuer, on avait vraiment de bonnes sensations après cette semaine et on a partagé et échangé nos chansons et nos idées par mail, tiens on peut faire ça comme ci ou comme ça et à la mi-octobre, et novembre, on a commencé nos premiers enregistrements, Paul est venu à notre studio à Lugano qui se trouve dans la maison de Leo, il a construit son studio là-bas, ce qui est très professionnel. Et donc on a commencé à travailler tous les jours, on prenait une chanson, on la tordait dans tous les sens, de gauche à droite, on cherchait le meilleur rythme, la meilleure performance mais avant ça, on a fait quelque chose de très important, on s’est assis et on s’est questionné : « Ok, quand on pense à ces 20 dernières années, qu’aime t’on sur nos albums ? Qu’est ce que l’on n’aime pas ? Nous sommes allés à gauche mais peut être devrions nous aller à droite », des choses comme ça…Et on a décidé qu’il nous fallait un album « brut », moins de tout, moins de gimmicks, moins de sur jeu, une seule guitare à gauche, une à droite, une basse, une voix, peut-être deux, peut-être un solo de guitare mais pas davantage, un petit peu de piano, tout cela un peu à contre courant, un peu plus dans la lignée des 3 premiers albums de GOTTHARD…
Et donc, nous avons commencé à enregistrer et les sessions d’enregistrement se faisaient ainsi : on discutait de chaque chanson, on la jouait une ou deux fois et voilà, c’était parfait.
On a décidé de jouer sans métronome, sans minuteur, on a juste décidé de voilà, tu fermes les yeux, tu ressens la chanson et tu la joues comme ça parce que ça sonne bien.
Donc, au final on a des moments dans les morceaux qui sont plus lents ou plus rapides, on a des démarrages anticipés parce qu’on le sentait bien comme ça …
Premièrement, pour nous, mener ce projet à bien a été très important. Deuxièmement, ce qui a été aussi très important après la tragédie que nous avions vécue, c’est de faire naître de ce groupe une nouvelle flamme, un nouveau feu et nous voulions enregistrer cette nouvelle flamme, maintenant que notre album est sorti ce 1er Juin, à présent, la tout de suite, on se sent comme il y a 20 ans, quand notre premier album est sorti. On ne sait pas comment les gens réagissent, on ne sait pas ce qu’ils disent, c’est vraiment intéressant maintenant, ce feu que nous avons essayé d’enregistrer c’est vraiment un album tout frais.

MI. Et vous avez réussi, cet album est vraiment frais ! Tu as répondu à ma prochaine question sur le fait que vous avez dit que vous vouliez un album très « brut » !
À part la chanson « Where are you ? », qui est manifestement en hommage à Steve Lee, y a-t-il d’autres paroles en relation avec cet accident ou votre passé avec lui ?

Marc. Non.
Uniquement cette chanson parce que nous avons un nouveau chanteur et il doit apporter ses propres idées dans le groupe, il doit les chanter, les exprimer davantage que les musiciens et il ne peut pas chanter quelque chose qui fait partie de notre passé mais pas du sien parce qu’il n’était pas là à ce moment là. Il en a entendu parler, il sait que c’est une tragédie pour nous bien sûr, même pour lui, il a fait partie d’un groupe même si on avait plus d’expérience que lui, il a un regard compatissant envers nous, et je pense quand on est vraiment prêt à aller de l’avant, au vu l’histoire de GOTTHARD, il fallait clore ce chapitre et pas ramener toujours les choses sur la table encore et encore… Nous avons un nouveau chanteur et il faut lui laisser la chance de pouvoir créer ses propres projets et ressentir avec nous. Steve Lee sera à jamais une partie de nous, il sera toujours avec nous à travers les anciens albums, dans nos vieilles chansons et dans nos cœurs, il manque au groupe, pas uniquement en tant que musicien mais surtout en tant qu’ami, ce qu’il a été pendant 20 ans… Et je pense que c’est bien si Nic apporte sa propre patte au groupe.

MI. Quand j’ai écouté Firebirth, j’ai eu l’impression qu’il n’y avait pas de titre faible, ce sont tous de bons titres, vous êtes vous délibérément concentrés sur la composition pour en faire le meilleur des albums de GOTTHARD à cause de ce qui s’est passé ou est- ce que cela a été complètement spontané ?
Marc. C’est un peu tout cela à la fois, d’un côté on veut faire le meilleur album de tous les temps parce qu’il y a un cap à franchir, il faut qu’on présente un nouveau chanteur, un nouveau groupe, de nouvelles sensations aussi et puis d’un autre côté pour chaque album on cherche à faire les meilleures chansons et parfois cela fonctionne et parfois non, mais pour cet album, les sessions de travail avec Nic sur les paroles et l’instrumental et tout ont été d’une grande aide, c’est pourquoi il nous a surpris quand on était encore en train de le tester, il est plein d’idées, « et si essaie ça et si on fait comme ci… », parfois on a même du lui dire de ralentir en lui disant « Hey, on a ce qu’il faut ! ». Les chansons de cet albums parlent de tout, de différents thèmes, on a essayé différents rythmes, différents grooves, on a parfois transformé des chansons style Motown en versions rock, ça a été très particulier. On savait que pour franchir ce cap, il fallait prendre des risques, et parfois il faut le dire, c’est comme ça, plus de risques, plus de fun, plus de fun, plus de détente et plus de détente, c’est la victoire au bout. Et tout cela mis ensemble, c’est ce qui peut-être apporte de la fraîcheur à cet album et aux chansons. A vrai dire, nous n’avons pas écrit autant de chanson que ça, on en a écrit à peu près seize mais pour deux d’entres elles, cela ne correspondait pas à la qualité de ce qu’on voulait alors au final, avec les pistes bonus et tout, pour i-tunes, on a juste eu ce qu’il fallait de chanson, donc en fait on n’a pas eu tellement de choix à faire. Mais on savait dès le départ que ces chansons étaient les bonnes, elles touchent un peu à tout, à l’histoire de GOTTHARD, à l’histoire du Metal comme « I Need To Believe » ou « Remember It’s Me » qui ont toutes les deux été majoritairement écrites par Nic en fait, tout ça a fonctionné automatiquement, et ça relève quasiment de la magie.

MI. Vous avez travaillé sur cet album avec Paul Lani, avec lequel vous aviez déjà travaillé, était-ce une façon de revenir aux racines de GOTTHARD en s’assurant d’avoir un environnement familier en studio avec un homme que vous connaissiez déjà ?
Marc. En un sens oui mais ça faisait dix ans qu’on ne l’avait vu, et on ne sait pas comment sera une personne le lendemain quand on a fait sa connaissance hier. En fait on essayait d’avoir le meilleur producteur, choisir la meilleure personne, et quasiment tous les producteurs étaient pris, on avait pensé à quelqu’un au départ mais cette personne a fait une dépression et on s’est dit : « Hey, pourquoi ne pas essayer d’appeler Paul ! », le Paul que nous connaissions, et il est arrivé « Hey, salut les gars, comment ça va ? », on ne s’est même pas demandé qui c’était, c’était lui, la même personne, c’est un monstre du son, c’est un monstre musicalement parlant, il peut jouer de n’importe quel instrument, c’est un peu le gars qui a le sens du groove latin, qui apporte de nouvelles influences, c’est un gars qui s’ il dit qu’il le sent bien, c’est fantastique, tout est une question de feeling.
C’est pour ça en fait qu’on a fait une chanson test : « Remember It’s Me » parce que nous voulions tester aussi comment il était et ça a été parfait.

MI. Peux-tu nous parler d’une autre chanson de l’album « Where are you ? », celle en hommage à Steve Lee. Ça a du être dur de retourner en studio sans lui, sans votre chanteur d’origine et ami ? Ne vous êtes vous pas demandé ce que vous faisiez là et où vous alliez sans lui ?
Marc. En fait...non….Parce je pense que nous étions vraiment prêts, nous avons passé tellement de temps loin de tout, à discuter beaucoup de cela dans le groupe, nous n’avons pas repensé à lui…nous avons repensé à ces vingt années, nous avons beaucoup pleuré quand c’est arrivé mais c’est une chose stupide qui est arrivée quand nous étions en tournée , nous étions entre amis de vingt ans sur scène, et nous gardons en mémoire cette personne cool et cet ami cool, perdre quelqu’un, c’est tragique…mais c’est quelque chose qui est arrivé à tout le monde au moins une fois, on a une chance sur deux, si vous connaissez la personne, cela vous fait mal, si vous ne la connaissez pas vous vous en fichez, c’est comme cela que cela fonctionne, et si ça tombe mal, on souffre et c’est comme ça….
Nic a apporté une croyance toute fraîche en un avenir pour le groupe, il a rendu tout le monde heureux et on a pu aller à nouveau au feu, ça a été comme une renaissance du groupe. On a beaucoup parlé sans Nic, à propos de ce qui s’est passé, a propos de ce qui était bien dans le groupe, à propos de ce qui ne l’était pas, et nous avons fait le tour de cette histoire. Et quand « Where Are You » est sorti, à l’écriture des paroles, Leo a voulu utiliser beaucoup de mots que Steve privilégiait dans nos vieilles chansons, des mots clés comme « rainbow » (arc-en-ciel), comme dans « Let it rain » ou des mots comme « whatever » dans « Heaven » , et donc Leo a voulu en utiliser un maximum et la première fois que j’ai entendu la chanson, cela m’a beaucoup touché, immédiatement, j’ai appelé Leo pour lui dire combien la chanson était merveilleuse, qu’il fallait la laisser telle quelle et ne pas la réenregistrer, elle était parfaite comme ça…Par la suite, Leo a pensé que peut être plus tard, le groupe devait retravailler dessus mais tout le monde a dit : « non, elle est parfaite comme ça ».
Parfois, quand je réécoute ces chansons, je ne ressens pas le besoin de laisser monter mes émotions, parce que, ce n’est pas tant l’artiste qui me manque, c’est plus l’équipe que nous avons formé pendant 20 ans et qui aujourd’hui n’est plus…et nous avons essayé de reconstruire une nouvelle équipe, et Nic a apporté tellement de choses positives, d’une manière tellement extraordinaire…c’est une personne extraordinaire. De cette nouvelle équipe est née une nouvelle flamme et cela nous rend heureux, nous avons retrouvé le sourire parce que nous avons réussi quelque chose de très difficile, que peu de groupes peuvent gérer, on a tenté et je pense que l’on s’en est très bien sorti avec cet album et nous en sommes ravis. Alors, la question de ce qu’est, était Steve, si c’était mieux avant ou pas etc. ne se pose pas, en fait on fait plutôt parfois quelques références à ces 20 dernières années mais…on a décidé d’avoir un nouveau chanteur alors on fait corps à 100 % avec notre nouveau chanteur.

MI. Je voulais savoir comment les fans ont accueilli le nouveau single « Remember It’s Me » quand il est sorti, ont-ils aimé immédiatement la voix de Nic ?
Marc. Ça a été au-delà de ce que nous pensions, ça a été extraordinaire, on ne pensait pas rassembler 30,40 ou même 50% de nos fans parce que l’élément principal était Steve, c’était le frontman du groupe et si un groupe perd son porte-parole…Cette tragédie a fait que nos fans nous sont restés fidèles et nous ont soutenu, cela vient peut-être aussi du fait que nous avons partagé toutes les étapes de nos décisions avec nos fans, nous avons fait une cérémonie, nous leur avons écrit et nous avons tout partagé avec le public, nous avons présenté Nic de la bonne manière et surtout, nous avons pris le temps de le faire.
Et à la sortie du titre, nous étions sur Internet à guetter les réactions et tout le monde disait : « Wow ! Génial ! » ; « Chanson géniale, bienvenue Nic Maeder dans la nouvelle GOTTHARD Family! Bienvenue ! ». Il a été lui-même surpris de la manière dont les gens avaient géré la situation, ils savaient que nous n’existions plus sous la première forme mais si c’était une nouvelle voix on jouait encore les vieilles chansons, ils se sont rendu compte qu’ils avaient grandi avec les mêmes chansons et que ça durait depuis 20ans et qu’ils avaient les mêmes ressentis, ils ont décidé de nous suivre mais d’autres , un petit pourcentage, je dirais 1, 2,3 ou 4% ont dit : « Nan, je ne peux pas écouter GOTTHARD sans Steve Lee », ce qui est logique, je veux dire, Steve leur a donné des sensations et peut-être leur a parlé en personne, peut être que ces gens ont besoin de plus de temps ou peut-être pas, peut être qu’ils n’aimeront jamais…mais la plupart des gens ont accueilli Nic chaleureusement, rien que dimanche dernier, nous étions en train d’enregistrer un clip et nous avons souhaité mettre de vrais fans dessus, alors on a décidé d’inviter 80 fans du groupe pour être dans le clip, donc ceux-ci ont pris le temps de connaître Nic, lui a pu faire ses premiers autographes il s’est ouvert à eux et ça a été très respectueux et j’espère que l’accueil sera le même pour l’album et les concerts, bien sûr, c’est un nouveau membre et tout sera différent et tout mais c’est ainsi que cela doit être, sinon, ce ne sera qu’une pâle et pauvre copie , on veut du nouveau original.

MI. Oui, je suppose que les réactions vont être bonnes quand l’album sortira parce que c’est un super album. Et justement, concernant cet album, j’ai eu une autre impression en l’écoutant, ça sonnait pour moi comme un premier album d’un nouveau groupe. Penses tu que c’est un bon concentré représentatif de la carrière de GOTTHARD depuis le premier album du groupe en 1992 ? Est-ce que d’après toi c’est un album parfaitement caractéristique de GOTTHARD ?
Marc. Justement, je pense qu’il n’est pas parfait et c’est ce qui le rend intéressant, c’est juste un retour aux bases essentielles, on a besoin de rien de plus que nos instruments et nous voulons laisser éclater notre bonheur de nous retrouver, partager de nouvelles choses avec nos fans, avec ce nouveau membre génial qui est Nic. En deux semaines passées avec lui, c’est comme si nous le connaissions depuis des années…Peut-être d’ailleurs que c’est la Chance, on ne cherchait pas ça mais c’est une chance qu’il soit suisse aussi, en fait quand on l’a trouvé il vivait en Australie , mais il est suisse et quand on se parle on est vraiment sur la même longueur d’onde, on est né dans le même pays, on y a grandi , les mêmes racines, peut être donc les mêmes sensations et cette joie, ce feu qui brûle en nous, on veut apporter ça sur l’album.. et ça demande du courage de décider de donner à la chanson uniquement ce qu’elle mérite, un peu dans la même idée de faire un nouvel album mais de faire en sorte qu’il ne sonne pas complètement nouveau mais que ça reste du GOTTHARD. Nic avait écrit un super truc et si on l’avait mis directement sur l’album, tout le monde aurait dit : « Wow ! Quelle chanson géniale ! Mais c’est pas du GOTTHARD… », peut-être que dans 2 ou 3 ans on la réutilisera, il faut la mettre de côté et c’est sûr que ce sera un tube, c’est certain….Mais Il faut garder cet équilibre entre GOTTHARD le nouveau qui est un peu le même qu’avant mais qui a beaucoup changé. Et c’est une transition difficile, c’est pourquoi nous avons décidé de ne pas y mettre trop de basse, trop de guitare ou trop de voix, 2 guitares, un solo de guitare, une basse, une voix , quelques gimmicks…Avec Nic, Leo et Freddy (Freddy Scherer, guitariste) n’ont pas même pas besoin de trouver leurs riffs, Nic arrive avec des idées qu’il a déjà essayées chez lui à la guitare comme au chant et qu’il propose, Steve, lui, chantait surtout et jouait un peu moins de guitare, si quelque chose n’allait pas, il disait « Hey, y a quelque chose qui manque là », c’était plus de recherche…Peut être que cet album sonne un peu comme tout ça mélangé, un peu de bonheur, du renouveau, un peu d’ancien, un peu de neuf, il y a bien sûr de nouvelles chansons, des chansons comme « Give Me Real » qui sonnent vraiment modernes, il y a des chansons qui font vraiment penser à notre second album, peut être qu’en fait c’est un mélange d’un peu de tout cela…

MI. Ok ! Super résumé ! Une dernière question avant de finir, votre premier album est sorti en 1992, le seul moyen à cet époque d’écouter de la musique était d’acheter des CDs ou de les emprunter, quelle est ton opinion en qualité de musicien concernant le téléchargement sur Internet et concernant les Web radios ?
Marc. Dans un sens il y a des choses positives dans tout cela parce qu’il faut aller avec son temps, on ne peut rester avec quelque chose parce que c’est parfait et que l’on pense que ça va durer pour toujours. L’industrie des média a soit pris le mauvais train soit elle n’a pas pris le train du tout alors que les choses changeaient, ça c’est leur faute mais ce sont les musiciens qui ont payé pour ça.
En fait, ce qui pose problème, c’est que les gens pensent faire quelque chose de bien et en réalité font le mal. Par exemple, un de nos singles est sorti sur la radio suisse, il sortait le vendredi en Europe et quelqu’un l’a entendu à la radio, l’a enregistré avec un micro et l’a mis sur Youtube…C’était sûrement une bonne intention mais tout le monde était là : « C’est quoi ce son, ça peut pas être ça quand même… » et des choses comme ça parfois provoquent beaucoup de dommages.
D’un côté, chacun peut propager rapidement des pensées, des mots sans même la conscience que cela pourrait être mal et d’un autre côté, ce qui est confortable c’est de pouvoir envoyer en pièce jointe tout l’album à la presse, dans n’importe quel pays, aux Etats-Unis où il sera chargé et téléchargé, on peut aussi prendre le train, connaître l’horaire du prochain train qui va de A à B. Internet, c’est génial, ce que je n’aime pas, ce sont les gens qui en copient des parties pour ruiner le travail des autres, c’est le principe du magazine, si il y en a un qui a une copie il peut l’envoyer à tout le monde.
Je crois que c’est la manière dont nous éduquons nos enfants qui permettra de gérer cela. La musique ne doit pas être entièrement gratuite, j’ai compris d’ailleurs que la musique n’était pas gratuite et que la radio n’était pas gratuite, quand j’ai eu mon premier appartement et que j’ai du faire mon premier chèque pour la radio, c’est mes parents qui payaient et ça je ne le savais pas à l’époque (rires)… Je crois que l’on n’a pas besoin de tout avoir et ce n’est pas une question de quantité, c’est la qualité qui compte ; un truc comme Spotify (ndi : un logiciel propriétaire suédois de streaming musical), c’est génial, mais pour moi il devrait y avoir un système qui fait que quand on a écouté un album 5 fois, il faut l’acheter, non pas l’écouter pour 12€ par mois, c’est ridicule. Pour bien faire, si un titre est bon, si j’aime vraiment un album, je peux vraiment soutenir un groupe, je n’ai aucune copie à la maison parce que ce n’est pas à moi ! Pour moi, la musique m’appartient si je l’ai achetée, si je soutiens un groupe parce que je trouve qu’ils font de la bonne musique, à ce moment là je me procure ma propre copie, je veux dire une copie originale, matérielle, pas un téléchargement ou une impression, un truc sans jaquette, ce n’est pas à moi et cela n’a aucune valeur pour moi.

MI. Pouvez-vous nous parler rapidement de votre projet de tournée promotionnelle de l’album, Je crois que vous allez jouer dans plusieurs festivals cet été ?
Marc. Oui, on va jouer dans plusieurs festivals en effet, tous les détails sont sur notre site officiel, on va commencer en mai en Amérique du Sud avec euh…ça c’est le manager qui se charge de ça (rires) bon, j’ai un trou….. avec UNISONIC et parce que nous sommes deux à être en haut de l’affiche, c’est bien parce que ensemble nous rassemblons beaucoup de monde, en Amérique du sud c’est bien qu’ils soient là parce que là bas, nous n’y avons fait qu’un seul ou deux concerts dans toute notre vie, nous serons aussi ensemble au Japon , on les soutiendra parce qu’ils sont très connus là bas et nous un peu moins mais ensemble on draine vraiment du monde, ensuite c’est eux qui nous soutiendrons en Europe, particulièrement en Espagne et en Allemagne parce que là c’est nous qui sommes un peu plus connus, le reste, donc on commence par L’Amérique du Sud, je l’ai dit, ensuite on rentre chez nous, puis en Juin, on a plusieurs concerts dans différentes villes, Munich, un autre à Zurich,après c’est les festivals de plein air où on joue dans des festivals comme le Graspop (à Dessel en Belgique), le Sweden rock (à Sölvesborg en Suède), on joue au Bang your head (à Balingen en Allemagne), aux Masters of Rock en République Tchèque, au Hellfest (à Clisson en France) un fantastique festival français de plein air qui est vraiment d’enfer, c’est génial pour nous. Ensuite on commence une tournée au Japon puis on revient en Europe et c’est la première fois qu’on fait vraiment une tournée en France, on y a 5 ou 6 concerts, à Paris, à la Cigale qui est un endroit très spécial et très joli, et puis Montpellier (au Rockstore) et je m’en rappelle plus, j’ai oublié ma liste à l’hôtel (rires), donc après le Japon, on fait la France, un rapide tour en Angleterre (au Firefest à Nottingham), de retour en France puis en Espagne, on passera par l’Italie , l’Autriche, la République Tchèque, puis l’Allemagne, pour finir par la Suisse. Toutes les dates ne sont pas fixées mais beaucoup le sont et au final, à la fin de l’année, on aura fait 60 concerts à peu près et ça pour redémarrer, c’est idéal ! Surtout les festivals de plein air ! Et même nous avons la chance pour commencer d’avoir nos propres concerts en France.

MI. J’espère bien y être ! De toutes les façons je serai à La cigale à Paris pour vous voir ! Bien notre temps est écoulé, as tu quelques mots à ajouter pour vos fans français ?
Marc. Oui, Tout d’abord à nos fans français, merci de votre soutien pendant cette année et demi qui s’est écoulée, ça été un moment difficile pour tout le monde, pour nous comme pour vous chers fans et pour tous les amis qui nous découvrent seulement aujourd’hui, je veux seulement dire Bienvenue, nous sommes un groupe familial et j’espère que vous vous joindrez à cette famille, rendez-vous sur la Tournée !

MI. Merci Marc !


Ajouté :  Mercredi 08 Août 2012
Intervieweur :  Mortne2001
Lien en relation:  Gotthard Website
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