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KORITNI (au) - Lex Koritni (Mars-2012)


Lex koritni est un personnage atypique et membre fondateur de KORITNI. Australien d’origine, le bougre a été séduit par la France et sa culture au point de s’y installer. Il passe désormais une bonne partie de son temps dans l’hexagone au cœur du Périgord (à Jarnac pour être plus précis). KORITNI est un gang issu des cendres de GREEN DOLLARS COLORS et pratique un Hard Rock Bluesy des plus efficaces qui fleure bon l’Australie et ses pubs enfumés. Une autre de ses particularités est d’avoir en son sein un guitariste français Eddy Santacreu qui lui, a décidé de faire le chemin inverse puisqu’il réside une bonne partie de l’année en Australie. Fondé en 2006, le combo n’est pas resté inactif, bien au contraire. Avec déjà à son actif plusieurs albums studios, live et même une compilation. Lady Luck en 2007 et Games Of Fools en 2009 leur ont permis d’acquérir une certaine notoriété en France et d’établir un following qui ne cesse de croitre. Suite à des tournées incessantes aux quatre coins du territoire, le groupe s’est même permis le luxe d’enregistrer un cd/dvd live Red Light Joint après seulement deux albums studios. En 2010 sort No More Bets, un best-of regroupant des inédits, des reprises de leurs groupes fétiches et quelques titres acoustiques live histoire de faire patienter les plus acharnés de leurs fans. Alors qu’on les croyait en hibernation, voilà qu’ils réapparaissent toutes griffes dehors et s’apprêtent à sortir le petit dernier au nom mystérieux de Welcome To the Crossroads. Au vu de la qualité de cette nouvelle galette, il était impératif pour Metal Impact d’en savoir un peu plus sur la conception du petit dernier. C’est un Lex Koritni très sympathique, affable et bourré d’humour qui accueille votre serviteur une bière à la main, tradition Rock’n’Roll oblige. Prêt à tout nous dire sur ce nouvel opus qui s’avère d’ors et déjà comme leur meilleur méfait et qui devrait leur permettre de gravir un échelon supplémentaire ainsi que de se forger une réelle identité sur la scène internationale.

Line-up
: Lex Koritni (chant), Eddy Santacreu (guitare), Luke Cuerden (guitare), Matt Hunter (basse), Chris Brown (batterie)

Discographie : Lady Luck (2007), Red Light Joint (2009), Games Of Fools (2009), No More Bets (2010), Welcome To The Crossroads (2012), Alive And Kicking (2013), Night Goes On For Days (2015)

M-I Interviews du groupe : Eddy Santacreu (Mars-2009), Lex Koritni (Mars-2012), Lex Koritni (Juin-2015/VF-EV)



Metal-Impact. Bienvenue à Paris, la France c’est un peu ta deuxième patrie maintenant ?
Lex Koritni. Complètement, j’adore la France. Ça fait des années que je viens à Paris. J’ai été adopté en quelque sorte, je suis presque un enfant du pays. Maintenant, je vis dans votre beau pays à Jarnac près de Cognac. J’adore cette région, sa culture et ses bons plats. Il y a une très bonne cuisine avec le foie gras, les confits de canard et les alcools aussi ! [Rires]
Je suis un épicurien, c’est donc une région idéale pour moi ! C’est magnifique et je m’y sens bien.

MI. Depuis le dernier album Game Of Fools vous avez beaucoup tourné, est-ce qu’il y a des shows plus marquants que d’autres pour toi ?
Lex. [Rires] C’est toujours une question qui me fait rire, quand je lis les interviews des autres groupes, ils répondent systématiquement que la tournée a été fantastique et que l’autre jour ils ont joué devant 40 000 personnes. En ce qui me concerne, tous les concerts sont bons. C’est une réalité bien plus normale ! Nous jouons dans des petits clubs et aussi dans des festivals un peu partout, rien ne nous arrête. Ce n’est pas ça qui nous reste en mémoire. Par exemple, un souvenir marquant, c’est lorsque nous avons joué en Corse et que l’on s’est perdu pendant des heures à travers le maquis. La Corse c’est l’aventure, c’est un autre monde et finalement quand on est arrivé sur le lieu du concert il n’y avait personne ! C’était très étrange, on était dans un bar, il y avait un énorme bol de sangria posé au milieu du comptoir et tout le monde buvait ! Mais pas un Rocker à l’horizon. Le seul problème c’était que la promotion avait été mal faite, les promoteurs avaient annoncé un lieu au média qui était à cinq heures de route de l’endroit où on était ! C’était spinal tap version française ! [Rires]
C’est ce genre d’histoire que tu retiens au final, quand les choses se passent mal et que tout foire. Sur le moment, tu ne trouves pas ça forcément drôle mais après tu es mort de rire et ça devient de bons souvenirs à raconter.

MI. Est-ce que ce genre de péripéties t’inspire pour l’écriture ?
Lex. Complètement, sur l’album Games Of Fools il y a le titre « 155 » où on raconte comment on a réussi à se perdre en Italie pendant notre tournée européenne. On s’est trompé de direction et on s’est retrouvé à Venise au lieu de Milan. On devait prendre l’avion à Milan du coup on a roulé comme des dingues pour rattraper le temps perdu et réussir à choper l’avion. C’est ce genre de péripétie qui nous inspire. On aime bien écrire sur la vie en général, sur ce qui nous arrive car c’est en fin de compte ce que l’on connaît le mieux. Les choses tournent toujours mal quand notre manager n’est pas là !

MI. Vous avez joué au Hellfest en 2009, ça à été une étape importante pour vous ?
Lex. Bien sûr, il y avait énormément de groupes que j’appréciais comme MOTLEY CRUE. Il faisait très chaud, pratiquement 40, un temps parfait pour profiter du festival et boire de bonnes bières ! [Rires] C’était fantastique. Ce qui m’a fait rire, c’est de voir tous ces groupes de Black Metal avec leur look démentiel maquillés à outrance qui jouaient sous un soleil de plomb. On voyait qu’ils n’étaient pas dans leur élément, leur maquillage coulait sous la chaleur ! C’était très drôle… [Rires]

MI. Comment as-tu trouvé MOTLEY CRUE ?
Lex. Je ne suis pas un grand fan de MOTLEY en fait mais par contre j’adore Vince Neil. C’est un grand showman ! Pour moi son album solo Exposed avec Steve Stevens à la guitare est fabuleux ! Je l’écoute souvent. Il est très bien écrit, le groupe joue divinement bien et Vince chante comme jamais, il est au top.

MI. Vous venez de quitter le label Bad Reputation… Qu’est-ce qui vous a motivé à changer de label ?
Lex. On a senti qu’il était temps de partir mais il n’y a aucun problème entre nous et Eric Coubard. C’est un type très bien qui nous a beaucoup aidés et avec qui nous avons passé du bon temps. On a d’ailleurs passé un week-end ensemble dans un festival il y a pas très longtemps. Grâce à lui on a fait plein de concerts en France, joué dans des festivals, et on a réussi à s’imposer d’une certaine manière. On ne peut que le remercier pour tout ça. Mais notre nouveau label Verycords a un réseau de distribution (Warner Bros) bien plus puissant et performant et il va nous permettre d’être distribué dans toute l’Europe. Il est temps pour nous de passer à une vitesse supérieure, de nous développer et essayer de percer dans d’autres pays. On a pris la bonne décision, c’est certain!

MI. Penses-tu que cet album est une étape importante pour vous ?
Lex. Sûrement mais tu sais on ne peut pas vraiment prévoir quoi que ce soit. Notre philosophie c’est d’essayer de prendre les bonnes décisions qui nous semblent optimales pour le groupe et puis après on voit ce qui arrive. Il ne faut pas trop tirer de plan sur la comète, c’est le meilleur moyen de ne pas être déçu !

MI. Vous avez pris beaucoup de temps pour cet album. Est-ce parce que l’écriture était plus difficile ?
Lex. Non pas vraiment difficile mais on a voulu prendre notre temps pour faire le meilleur album possible. J’ai produit l’album et cette fois-ci, je voulais avoir le temps nécessaire pour arriver au résultat que j’avais en tête. Souvent quand tu écoutes un album, il y a 3 ou 4 titres valables et le reste c’est du remplissage. Je n’aime pas du tout ça, je voulais que tous les titres soient bons. Quand un artiste va très vite pour écrire, il n’a pas le recul nécessaire pour développer ses idées, il écrit tous les titres dans le même état d’esprit et c’est les mêmes idées qui reviennent en étant arrangées différemment. Je voulais éviter ça. Si tu composes sur un temps bien plus long, tu passes par différentes phases ; tu peux être en colère par moment ou bien heureux, avoir du succès, être triste, avoir envie de te battre, être amoureux. Tout ça alimente directement l’écriture et te permet de créer des climats différents sur chaque titre ! Ta vie change en fonction du temps qui passe et toutes ces expériences t’arrivent sur un an ou plus pas sur un mois. C’est ta vie ! Enregistrer un album coûte très cher, c’est beaucoup d’énergie et de temps dépensés autant avoir de bons morceaux qui tiennent la route quand tu rentres en studio.

MI. Tu es producteur de tout l’album, que penses-tu avoir apporté à Welcome to Crossroads ?
Lex. La première chose importante c’est de comprendre la musique et de savoir où tu veux en venir. Il faut aussi être à l’écoute des autres musiciens avec qui tu travailles. Et je pense que personne d’autre au monde ne peut comprendre KORITNI aussi bien que moi ! Ca fait des années que je suis dans le groupe et c’est un énorme avantage. C’est vrai que l’on peut être tenté de faire appel à un grand producteur très connu qui a travaillé avec des groupes de légendes. Le problème c’est qu’en général, tu as un ou deux mois pour tout mettre en boite et le type ne connait pas du tout le groupe qui déboule dans les studios. Du coup, il n’a pas eu le temps nécessaire pour découvrir leur univers. Et tu te retrouves avec un son qui ne te convient pas au final. Tu dois savoir comment le groupe doit sonner! On n’a pas des millions à dépenser pour passer des années en studio comme METALLICA l’a fait pour le Black Album. Tu peux avoir un bon producteur et un mauvais ingénieur du son aussi et au final ton album va avoir un son de merde. C’est toute une équipe qui doit être performante et ça demande aussi un investissement personnel et humain énorme. Pour notre nouvel album, nous avons travaillé avec Dan Leffler sur quelques titres et aussi avec Dean Maher qui était l’assistant de Mike Frazer (AC/DC, AEROSMITH, VAN HALEN) et qui nous a aidé sur Lady Luck. Mike a de nouveau travaillé avec nous pour Welcome To Croassroad et je crois qu’au final, ça fait une bonne équipe.

MI. Comment gères-tu le fait d’être à la fois chanteur et producteur ?
Lex. C’est très stressant pour Welcome To Crossroads, j’ai à la fois produit, enregistré et assuré les voix, c’est un boulot énorme. Mais je préfère tout contrôler. Si le son est pourri, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même. Je n’aurai pas à rendre responsable les autres gars.Ca sera de ma faute un point c’est tout.

MI. Est-ce que ça veut dire que tu redoutes les réactions de ceux qui vont découvrir l’album ?
Lex. Non, je m’en fiche totalement. Certains vont adorer, d’autres vont détester. C’est toujours comme ça, tu ne peux pas faire l’unanimité c’est impossible. Certains titres vont plaire, d’autres pas. Ce qui est important, c’est de donner le meilleur de toi-même. C’est à moi de prendre les risques, l’album précédent a très bien marché et beaucoup de gens l’ont adoré. Ca m’a fait plaisir car je n’ai pas eu tout le temps nécessaire pour travailler dessus. C’est la première fois que j’ai pu prendre mon temps pour enregistrer, j’ai mon propre home studio et j’ai pu grâce à ça mettre en oeuvre toutes les idées que j’avais en tête sur cet album. J’ai fais tout ce que je voulais, si les gens détestent cet opus, j’aurai au moins la satisfaction d’avoir été au bout de mon rêve.

MI. Quand j’ai vu la pochette pour la première fois je me suis dis, ça y’est ils ont signé un pacte avec le diable ! [Rires]
Lex. [Rires] Non, pas encore ! La pochette est en relation directe avec le titre de l’album qui est inspiré de l’histoire de Robert Johnson. C’est un guitariste/chanteur de Blues Américain (du Mississippi). La rumeur disait qu’il avait signé un pacte avec le diable pour jouer aussi bien. Il se serait perdu à un carrefour et aurait rencontré le diable en plein cœur du Mississippi. Cette légende m’a inspiré à la fois pour la musique et pour la pochette de l’album ! Le type qui a fait la pochette est très doué, il s’appelle Mark Wilkinson et à bossé avec des groupes comme IRON MAIDEN ou JUDAS PRIEST.

MI. Il y a beaucoup d’invités sur cet album notamment Jeff Scott Soto. Pourquoi l’avoir choisi sur le titre Down At The Crossroads, en ouverture ?
Lex. Pour moi ce morceau est parfait pour ouvrir l’album, il y a un riff énorme. C’est un grand morceau et Jeff chante magnifiquement bien ! On avait pas envie de le mettre au milieu car il aurait été un peu noyé dans la masse et il ne mérite pas ca. Jeff a vraiment amené un plus à ce morceau et on voulait le mettre en avant

MI. Dans une interview JSS à dit qu’il ne vous connaissait pas mais quand il a entendu le titre il a complètement craqué dessus et a décidé de chanter dessus. Tu étais au courant ?
Lex. Non pas du tout mais ça fait plaisir, je ne connaissais pas cette histoire et je suis très honoré par ces propos. Je l’ai rencontré à Paris il y a quelques années déjà, il était en tournée pour l’album Lost In Translation. J’ai dîné avec lui et on a beaucoup discuté. Ensuite je suis resté en contact avec lui par e-mail. Mais je ne crois pas qu’il connaissait le groupe car quand on s’est rencontré j’étais très jeune et je devais avoir 20 ans. Je n’avais pas encore fait d’album, je pense que je travaillais à cette époque sur l’album de GREEN DOLLAR COLORS. J’étais encore un fan qui était content de rencontrer un grand chanteur comme lui car pour moi c’est une légende ! Je suis très fier et très honoré qu’il ait accepté de chanter sur notre album.

MI. Pourquoi as-tu choisi JSS ?
Lex. Parce que j’adore ce qu’il fait, c’est un de mes chanteurs préférés, j’adore sa manière de chanter, sa voix. Et pour être honnête, il n’y a pas beaucoup de chanteurs qui me font cet effet là. J’ai grandi avec la Soul et le Blues et il y a cette sensibilité dans sa voix. Il suffit d’écouter certains de ses albums solos pour comprendre. Il apporte du charisme à un morceau uniquement par sa voix, elle est rauque, chaude, puissante et sexy. Il a tout simplement une voix magnifique.

MI. Tu as aussi invité Jeff Waters sur le morceau « Tv’s Just A Medium », c’est un ami à toi ?
Lex. Pas du tout. J’espère qu’il le deviendra un jour mais je ne l’ai jamais rencontré. On est rentrés en contact par Internet grâce à Mike Frazer qui nous a mis en relation. Je n’aime pas tout ce que fait ANNIHILATOR mais King Of The Kill est un de mes albums préférés, je l’écoute souvent. Je lui ai expliqué que j’adorais ce qu’il faisait et que j’aimerais bien qu’il joue sur un des titres de l’album. Je lui ai envoyé le morceau, il a beaucoup aimé et a fait un excellent solo qui nous a tous épatés. Ce qui est marrant, c’est qu’ensuite il m’a demandé de lui envoyer d’autres morceaux parce qu’il voulait connaître tous les titres. Du coup, je lui ai envoyé toutes les démos de l’album, 15 titres au total et tout ça par e-mail sur son iPhone. Le lendemain, il me répond en me disant : « tu es fou, c’est un fichier très lourd et ça va me coûter un maximum d’argent ! ». Le système d’abonnement et de paiements aux EU est très différent de l’Europe. Finalement, il a joué sur l’album et en plus ça lui a coûté un max ! Merci Jeff… [Rires]

MI. Et pour Rusty Brown sur le titre « Better Off Dead » ?
Lex. C’est un mec super sympa et en plus il est australien comme moi, il vient de Melbourne. Il fait partie du groupe ELECTRIC MARY et on était ensemble sur le même label. Je l’ai appelé et je lui ai demandé s’il voulait chanter sur le titre, il a tout de suite dit oui et ça s’est fait très rapidement. C’est pas plus compliqué que ça. Le plus drôle dans l’affaire c’est qu’il y a quelques mois, il était en tournée en France avec son groupe et je lui ai envoyé un e-mail pour lui demander une invitation pour le concert de Cognac. Il a rien compris évidemment et m’a répondu : « Quoi ! Tu es fou, tu habites à Sydney, tu ne vas pas venir nous voir de l’autre bout de la planète !! [Rires] ». Je lui ai répondu : « Mais non, j’habite tout près de Cognac [Rires] ». Il se demandait si je n’étais pas en train de perdre la tête [Rires] !!! Il ne pouvait pas savoir que j’habitais en France depuis quelques temps. C’était vraiment très drôle !!!

MI. Beaucoup de tes textes sont autobiographiques ?
Lex. Totalement, la plupart sont en rapport avec des moments que j’ai vécu. J’aime écrire sur mes expériences personnelles, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. J’essaye de faire partager mon vécu avec le plus de monde possible.

MI. « Sometimes » est un titre de plus de 7 minutes est-ce qu’il y a un rapport avec Tornardo Dreaming sur Games of Fools ?
Lex. Non, pas du tout. Ça s’est fait comme ça, je n’ai pas réfléchit à donner une suite à ce titre, loin de là ! En fait, je n’ai pas vraiment réalisé sur le moment à quel point ce titre était long. J’ai cru que je n’allais jamais le finir d’ailleurs. En général, je travaille jusqu'à ce que je sois pleinement satisfait du résultat et là au bout du compte, il a fait plus de 7 minutes mais ce n’est pas intentionnel ! Je ne me suis pas dis que j’allais écrire un morceau très long pour cet album…

MI. « Party’s Over » est un titre à propos des fêtes après le show ?
Lex. Non pas du tout. C’est plutôt personnel. C’est ce que je dis quand quelqu’un fait des mauvais choix ou à une mauvaise attitude dans la vie en général. Quand tu fais des choses négatives envers les autres, au bout du compte tu y perds. C’est une expression que j’utilise : tu as joué, tu as perdu, maintenant la partie est terminée ! Ce n’est pas autobiographique, c’est à propos des gens que tu rencontres et qui ne sont pas honnêtes, qui trahissent tout le monde sans se soucier des conséquences. Ils ont une mauvaise attitude, ils deviennent antipathiques et ça devient une mauvaise plaisanterie. Il y a des types qui se permettent tout, qui prennent de la drogue, qui envoient tout le monde chier, qui n’assurent pas les concerts ! Ils se foutent de tout au final, ils sont ridicules et deviennent des clowns, si tu as cette attitude au final ça tourne mal. C’est le genre de personnes que tu ne veux plus voir… « Party’s Over ».

MI. Quand on écoute l’album on devine immédiatement que vous êtes australiens. Comment expliques-tu cette spécificité que l’on retrouve aussi chez ROSE TATTOO, AC/DC ou encore ANGEL CITY ( THE ANGELS en Australie) ?
Lex. C’est très simple en réalité. Prend la France quand tu grandis dans votre beau pays, tu baignes dans un certain univers musical très spécifique que tu le veuilles ou non et qui n’existe pas en Australie. C’est un continent unique et différend de part sa localisation géographique et sa culture. Des groupes comme IRON MAIDEN ou JUDAS PRIEST sont connus mais pas autant qu’en Europe. IRON MAIDEN est surtout connu pour ses pochettes uniques avec leur mascotte (Eddy) par exemple. Beaucoup de mes amis n’écoutent pas les groupes Européens, ils s’intéressent aux groupes australiens avant tout, au blues et aux groupes américains. Ca crée un formidable Melting Pot qui influence notre musique et crée un mixte unique. AC/DC, ROSE TATTOO et THE ANGELS n’ont pas grandi avec le Heavy Metal mais avec le Rock et le Blues. En France la culture musicale est très ancienne et très traditionnelle et n’a rien à voir avec le Rock. Tu ne trouveras jamais dans les couloirs de métro de Sydney un type qui joue de l’accordéon… [Rires]

MI. Quel regard portes-tu sur la scène Rock Française ?
Lex. Il y a de très bons groupes. Mais surtout on adore jouer en France car le public français est exceptionnel, il s’intéresse réellement à la musique, c’est un public de passionnés avant tout. Ils écoutent attentivement ce qui se passe sur scène ! En Australie les kids qui vont aux concerts y vont surtout pour boire et sont totalement ivres la plupart du temps. Chez vous, les gens vont aux concerts pour voir leur groupe préféré et apprécier leur musique. C’est la grande différence. A Sydney, il y a beaucoup de bagarres lors des shows ou à la sortie. Ici c’est le contraire, tu as toujours quelques types bourrés mais les autres sont là pour la musique, ils sont calmes, attentifs et disciplinés, ils participent au concert d’une manière positive et j’adore ça. Rien ne peut plus faire plaisir à un musicien qu’une attitude comme celle là.

MI. On est très sérieux en France ?
Lex. Oui [Rires]. Vous êtes passionnés par tout ce qui vous intéresse! Vous faites les choses sérieusement que ce soit pour la musique, le vin, la bonne table. Vous aimez bien faire les choses.

MI. Qu’aimerais-tu qu’on te dise après l’écoute du nouvel album ?
Lex. J’en sais rien. Ce n’est pas important pour moi. Je préfère qu’on me fasse des compliments sur ma nouvelle coupe de cheveux ! [Rires] Ou bien ma cuisine et surtout sur mes chaussures… [Rires] Je suis un passionné de cuisine française, j’adore les bonnes tables. Je prépare des bons petits plats quand je suis à la maison. Je m’intéresse aussi aux différents vins qui accompagnent les mets que je sers à mes amis !

MI. Et aussi la bière ? [Rires]
Lex. [Rires] Oui mais il ne faut pas qu’elle soit chaude, je l’aime bien fraîche!

MI. Merci pour cet entretien.
Lex. Merci à toi, ça a été un plaisir.


Ajouté :  Lundi 23 Avril 2012
Intervieweur :  The Veteran Outlaw
Lien en relation:  Koritni Website
Hits: 14477
  
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