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CARNAL LUST (FRA) - L. Chuck D. (Mai-2008)


CARNAL LUST, groupe de Death Metal de notre cher et tendre pays est un habitué de longues dates des questions de Metal-Impact. Le groupe ferait même presque partie des meubles ! Cette année, à l’occasion de la sortie de leur dernier opus Dawn of The Hatred, excellent ceci dit et marquant un tournant musical dans la vie du groupe, il va de soi que quelques questions s’imposent à ce sujet…

Line-up
: Mike (Guitares), Ludo (Guitare), Jérôme (Batterie), L. Chuck D. (Voix), Jeff (Basse)

Discographie : Human Die (demo – 2001), Prepare Your Soul
(demo – 2002), Whore Of Violence (album – 2003), Rebirth In Hate (EP – 2004), Dawn Of The Hatred (album – 2008), The Hate Complete (album – 2012)

M-I Interviews du groupe : CARNAL LUST (FRA) - Nickro (Mai-2002), CARNAL LUST (FRA) - Nickro (Mai-2003), CARNAL LUST (FRA) - L. Chuck D. (Mai-2008), CARNAL LUST (FRA) - L. Chuck D, Ludo et Kyrcnos Infernos (Août-2012)


Metal-Impact. Alors, quoi de neuf depuis la der des der il y a cinq ans? Ah si, il y a du nouveau en ce qui concerne le line up. Que s’est il exactement passé ?
L. Chuck D. Et oui, c’est vrai, tu as parfaitement raison cela fait maintenant 5 ans qu’aucune nouvelle de CARNAL LUST n’est parvenue jusqu’à Metal Impact. Il me semble même que la dernière fois devait être en mai 2003 par l’intermédiaire d’une interview que vous aviez accordé à Nickro. Et sans vouloir t’annoncer un scoop, c’est quasiment après cette date qu’il a quitté le groupe. Je vais donc reprendre la chronologie des évènements à compter de ce moment. Comme tu ne dois pas l’ignorer, CARNAL LUST n’était plus un trio, mais un quatuor puisque Nils avait rejoint la formation en tant que soliste. Cette base solide permettait un meilleur rendu scénique au groupe et tous avaient commencé la promotion live de Whore of Violence. Mais la défection inattendue du chanteur/bassiste a eu pour effet de couper court à toutes aspirations promotionnelles. Cet album est donc quasi mort-né ! Pour autant les trois membres restants ont décidé de continuer l’aventure en tentant de retrouver les musiciens qui leur manquaient.
C’est donc fin 2003 que j’ai pris connaissance d’une petite annonce parue sur Metallian et y ai répondu après quelques prises de renseignements. Arrivé pour mon audition j’avais appris 4 ou 5 titres de leur répertoire. Nous avons attaqué le premier morceau qui était « Scared » et dès les premières notes nous savions tous que nous continuerions notre chemin ensemble. Lors de cette répétition, puisqu’il s’agissait bien de cela à la finale, nous avons écrit notre premier morceau en commun « Soulless Man » !
Nous avons immédiatement annoncé la nouvelle à notre label Diamond Prod qui nous a laissé trois mois pour lui proposer un Ep. Il nous fallait donc absolument un bassiste pour compléter ce line-up. J’ai alors pris contact avec un de mes amis Death’Met. Ce dernier s’est intégré très rapidement dans nos rangs. La composition, l’enregistrement, le mixage et le mastering ont été réalisés dans un temps record. Nous avons tenu les délais imposés par notre label. Ceci dit le nombre de concerts dégagés par cet enregistrement a dépassé nos espérances et c’est en septembre 2004 que nous avons décidé de mettre entre parenthèses nos prestations pour nous consacrer à l’écriture de ce qui allait devenir Dawn of the Hatred !
Au bout de quelques semaines en studio de répétition, c’est Death’Met qui nous a annoncé ne plus se sentir à l’aise dans le répertoire que nous étions en train d’élaborer. Mais comme il est probablement le type le plus règlo qu’ait porté la scène Metal, il a tenu son poste jusqu’à ce que nous lui trouvions un remplaçant. C’est Jeff qui nous a rejoint au poste de bassiste. Je ne tomberai pas dans le schéma habituel des groupes qui tendent à dire que leur ancien cordiste était mauvais et que le nouveau dépasse de la tête et des épaules ce dernier. Death’Met est, et restera un merveilleux bassiste, mais il existe une très grande différence stylistique entre Jeff et lui. Notre quatre-cordiste possède un je ne sais quoi de monstrueusement brutal, et cela autant dans son jeu que dans l’image qu’il dégage sur scène. Après cet intermède, nous avons voulu nous remettre au travail.
Mais c’est Nils qui a décidé de stopper toutes activités musicales pour des raisons qui lui sont propres et sur lesquelles je ne m’étendrai pas. Un tel guitariste manque cruellement à la scène française, et il peut être temps pour lui de remettre un pied à l’étrier. Dans la même période et suite à un coup de téléphone de Jérôme (Diamond Prod) nous apprenions que notre label n’existait plus. Nous étions alors à trois mois de notre entrée au Hybreed Studio pour l’enregistrement du futur Lp.
Il fallait prendre des décisions, et vite. La première d’entre elles s’est avérée bénéfique pour le groupe puisqu’il s’agissait de ne démarcher un nouveau label qu’une fois notre nouveau rejeton mis en boite. Mais la deuxième fut probablement la plus mauvaise que nous ayons jamais prise. Nous nous sommes mis à la recherche d’un nouveau soliste. Des mois et des mois à voir des types tous persuadés de leur talent et de leur motivation passer devant nous. Certains n’ont fait qu’un passage éclair, d’autres encore, où nous pensions tenir ce que nous cherchions, sont venus quelques temps avant de disparaître sans autre forme de procès. Pas de message et juste un gros démerde toi pour la suite. Trop de temps perdu nous ont une nouvelle fois emmené à nous poser les véritables questions.
De manière collégiale nous avons décidé que pour le temps de la composition, et uniquement celui-ci, je prendrai la deuxième guitare. A compter de cela tout est allé relativement vite et nous avons investi le Hybreed Studio fin 2006. Pour parfaire notre album en terme de soli de guitare nous avons fait appel à deux amis en qui nous avions une confiance aveugle. Il s’agit de Georges K.K. DROWNING et Mike de YORBLIND. Ils étaient à l’image de ce qu’était notre nouveau bébé, brutal et subtile. L’un d’eux est resté depuis dans le giron de CARNAL LUST, et c’est donc bien Mike qui nous accompagne depuis plus d’un an désormais. Par la suite il nous a semblé que le temps d’attente de nos fans n’avait que trop duré, et nous avons pris la décision de les remercier par l’intermédiaire du tournage de notre premier clip. Et c’est Death’Met (Jérémie) qui a pris les rennes en main. Il a tout organisé en réunissant une incroyable équipe autour de nous. Plusieurs semaines d’écriture et trois jours de tournage ont été nécessaires à l’enfantement de ce qui est pour nous la représentation en court métrage d’un des sujets abordés dans l’album. Pour terminer, nous avons ensuite démarché les labels… La suite nous emmène sur tes pages !

MI. Pour ce dernier opus Dawn of The Hatred, vous avez changé de label. Comment cela s’est il opéré ?
L. Chuck D. Il faut se souvenir qu’à l’époque de la sortie de notre deuxième démo Prepare your Soul, Thundering s’était déjà montré intéressé par un partenariat.. D’autres temps, d’autres choix, mais au moment de retrouver une association discographique nous avons tout naturellement pensé à Laurent, et lui avons envoyé un promo. Et malgré le fait que nous ayons eu plusieurs propositions d’autres structures nous avons jeté notre dévolu sur cette entité. Le côté humain revêt pour nous une importance capitale, et le fait que Laurent et Seb aient accepté de nous rencontrer physiquement devant quelques nectars maltés nous a permis de découvrir que nous étions tous sur la même longueur d’onde. Une fois le contrat signé il nous a fallu attendre notre place sur le calendrier de sortie du Label. Nous revoici donc aujourd’hui dans les bacs !

MI. Pour commencer, comment caractériserais-tu votre évolution musicale depuis vos débuts ?
L. Chuck D. Malgré ce qui pourrait transparaître de manière directe, notre évolution musicale s’est faite de façon progressive et constante. Tu sais CARNAL LUST a eu beau changé de line-up régulièrement les maîtres étalons que sont Jérôme et Ludo sont toujours là et ce depuis les premiers balbutiements du combo. Le compositeur principal qu’est Ludo n’a pas tant changé que cela. Si je prends notre discographie complète je trouve que sur chaque épilogue gravé transparaît des éléments qui auraient eu leur place sur notre dernier album. Dans l’ordre chronologique Prepare your Soul et son morceau « Crestfallen », Whore of Violence et le titre « Messiah », puis enfin Rebirth in Hate avec « Soulless Man », tous les éléments qui composent aujourd’hui la musique de CARNAL LUST sont bel et bien présents depuis le début du groupe. La plus grosse des différences est qu’aujourd’hui chaque membre avance strictement dans le même sens, et que le son, le jeu et le style de CARNAL LUST sont maintenant définis de manière professionnelle. Il en sera de même avec le prochain dont la composition a déjà commencé. Ce dernier confirmera notre évolution constante !

MI. Peux-tu nous en dire un peu plus et développer les concepts dévoilés aux travers des morceaux de Dawn of The Hatred ?
L. Chuck D. Le concept résiduel de cet album est né de mes lectures et de notre capacité à écrire des paires de morceaux. En effet, le Prophète Amos a écrit sur l’ancien testament que si Dieu avait tout créé sur la Terre comme au Ciel ; comment aurait-il pu créer le Diable ? Il élabore alors une théorie qui révèle certains aspects judicieux. Il part du principe que Dieu a créé l’Homme à son image et que ce dernier est composé de deux facettes. D’un côté un esprit sain dans un corps sain et de l’autre cet esprit animal et machiavélique qui sommeille en chacun d’entre nous. Il parle également de la capacité de quiconque à maîtriser le monstre somnolant de son autre Moi, mais que, comme toute bataille, certains la perde dans des périodes plus ou moins longues. Il affirme alors que si nous sommes fait de cette composition, il ne peut en être autrement pour Dieu en qui, sommeille le Diable.
Il nomme ce précepte « L’effet Miroir » ! Il emmène comme preuve les catastrophes naturelles de l’époque comme la famine, les tremblements de terre, les sécheresses et autres dichotomies. Nous avons repris cette idée et tous nos morceaux possèdent leur effet miroir sur l’album. Si je prends l’exemple de 1139 tu trouveras son pendant historique sur 1140.
Je m’explique, dans la première année citée se tenait à la tête de la Papauté un homme dont le pseudonyme était le parfait reflet de ce qu’il était réellement : Innocent II.
Ce Pape n’avait été élu que pour la façade et pour nourrir les ambitions d’un homme qui se révéla être le véritable gestionnaire et décisionnaire de cette noire période. Latran, conseillé de notre Pape, lors du concile du 8 avril 1139 décida le célibat de tous les représentants ecclésiastiques. Il donna alors aux prêtres, aux cardinaux et à tous les autres un ultimatum de séparation. C’est en 1140 que cette injonction arrivera à son terme. Certains n’ayant pas eu le courage de rester seul virent leur compagne et leurs enfants torturés devant leurs yeux puis achevés dans des souffrances insoutenables. L’effet induit par cette décision n’eut point du tout le retentissement attendu. Les membres du clergé ayant assisté à l’assassinat de leur famille continuèrent leur mission dominicale en prêchant la parole de Dieu au sein de leurs églises et cathédrales. Mais ils créèrent également une branche de l’Eglise Noire très active. Ces derniers effectuaient des baptêmes diaboliques à base d’Hosties Souillées d’urine, ils décapitaient et empalaient des vierges à la gloire de leur nouveau Maître. Ils n’avaient point compris que quelque soit la manière ils priaient et imploraient la même entité le 666/999. Cette dualité existe toujours au fond de chaque homme, et l’histoire nous le prouve que trop régulièrement. Que Dieu nous pardonne de ne point avoir compris qu’il était le Diable !

MI. Qui dit nouveaux membres dit nouvelles sonorités. Avez vous aussi voulu injecter du sang neuf dans vos compositions, explorer de nouvelles façons de procéder ?
L. Chuck D. Ceci est exact pour la venue de Jeff, qui s’est accompagnée d’un énorme changement de son dans CARNAL LUST au niveau de la Basse. Il nous a également proposé certains riffs que tu retrouves sur la galette. Mais rien dans le groupe n’est réfléchi d’une telle manière. Les personnes qui rentrent dans cette famille ont déjà prouvé leur capacité à s’intégrer dans notre état d’esprit. Il n’y a pas de volonté à proprement parlé d’injecter de nouvelles tonalités ou de nouvelles manières de procéder. Chacun emmène sa pierre à l’édifice qui nous semble devenir de plus en plus grand !

MI. Qui est en charge de la composition des morceaux au sein du groupe ? Plutôt du genre démiurge ou plutôt façon collégiale les Grosses Têtes ?
L. Chuck D. Comme je te l’ai dit plus haut, nous avons nos deux jalons que sont Jérôme et Ludo. Ils représentent les limites à ne pas franchir. Ils sont l’acceptation ou la désapprobation. Nous ne fonctionnons ni de manière démiurgique, ni de manière réellement collégiale. Lorsque quelqu’un pense avoir une idée de riff, de morceau, de texte voir même d’ambiance il en parle aux autres ou l’enregistre avant de l’envoyer aux différents membres. Si nous pensons que l’esprit originel est conservé nous travaillons tous sur cet embryon de morceau et là de manière collective. Certains fœtus seront emmenés à terme pendant que d’autres végèteront en attente d’une éventuelle reconstruction. Il nous est arrivé de prendre une composition complète sans rien ni ajouter ni enlever venant d’une seule et unique personne, comme il nous arrive également de commencer sur une idée unique de riff en répétition et qui sera emmenée par tous vers la finalisation d’un nouveau morceau.
Le prochain album adopte lui une méthode de travail un peu différente. En effet les textes sont déjà tous écrits, et nous nous efforçons non pas de respecter la construction poétique des éléments, mais l'atmosphère générale dégagée par le récit. Ceci est un exercice nouveau pour nous et nous verrons dans les prochains mois si tout ceci a été prolifique.

MI. Comment s’est déroulé l’enregistrement au studio ?
L. Chuck D. Je tiens à te remercier personnellement pour cette question. Car elle me permet enfin de parler d’Andrew. Cet ingénieur du son est pour moi le meilleur de l’underground à l’heure actuelle. Je ne comprends pas comment sa réputation n’est pas encore faite. Il ne faut pas croire qu’il possède sa patte et qu’il s’y tient. Bien au contraire il est à l’écoute de chaque groupe et s’adapte de manière exceptionnelle aux desiderata de chacun. Si on compare l’album d’INBORN SUFFERING (groupe que j’adore) et le notre qui ont été enregistrés au même endroit, tu ne retrouveras que très peu de similitude dans le son. Pour moi Andie est plus qu’un ingénieur-son, il est notre producteur, le sixième membre du groupe, mon coach personnalisé. Avec Ludo il est le seul capable de me pousser dans mes derniers retranchements sans que je lui sépare le cou du reste. Je respecte ce type au plus haut point et j’invite chacun des groupes qui ne sait pas encore chez qui enregistrer à prendre contact avec lui.
Qui plus est l’ambiance est toujours chaleureuse entre les prises et studieuse pendant. Je crois que le meilleur exemple de ce que j’avance est notre album, alors écoutez le et vous saurez de quoi je parle.

MI. Quels compliments et quels reproches vous fait-on généralement ?
L. Chuck D. Ne vois absolument rien de prétentieux dans le simple comparatif que je vais utiliser. Mais on nous fait le reproche de nos compliments. A l’instar d’un groupe comme AC/DC, on nous dit que nous ne changeons pas ou alors que nous évoluons trop. Et ces phrases peuvent être utilisées selon le cas en reproche ou en compliment.
Le seul véritable moment où jamais personne, sur notre dernière mouture, ne nous a dis quelque chose de péjoratif, sont nos passages scéniques. Visiblement cette fois ci nous faisons l’unanimité ! Viens nous voir !

MI. Quels sont les artistes ou groupes avec lesquels tu as découvert le Metal ?
L. Chuck D. Je suis tombé dans la marmite lorsque j’étais tout petit en 1981, et contrairement à un personnage de BD bien connu, personne n’a réussi à m’empêcher d’en reprendre. J’ai commencé à cette époque avec IRON MAIDEN, JUDAS PRIEST, QUEEN, MÖTLEY CRÜE, SAXON, ACCEPT et j’en passe. Le tout premier album que mes chastes oreilles de l’époque ont entendu est « Killers » d’un certain groupe Anglais de N.W.O.B.H.M .
Depuis j’ai évolué vers d’autres sphères mais n’ais jamais renié mes premiers émois !

MI. Après dix ans de carrière, quels sont vos meilleurs et vos pires souvenirs ? Avez vous des regrets ?
L. Chuck D. Pour répondre à ta question il faut déjà que tu imagines que nous n’avons pas vu cette décennie passée. Pour nous, CARNAL LUST est un groupe qui ne vieillit pas, mais qui se bonifie. Nous sommes toujours aussi fiers de participer à cette aventure. Et c’est en cela que nous ne pensons pas que notre meilleur souvenir fasse parti du passé, bien au contraire, nous pensons qu’il reste encore à vivre. Quant à notre pire souvenir il est désormais loin derrière nous. Cette période de 4 ans de silence, sans pourtant ne jamais arrêter d’être actif est probablement le pis de notre carrière. Les regrets ne sont là que pour améliorer la manière dont tu décideras les choses ultérieurement. Les choix qui ont été faits ne peuvent plus être changés, même si il est vrai que favoriser Thundering Records aurait été probablement plus judicieux à un certain moment. Alors à quoi bon pleurer sur son sort ? Ne crois tu pas qu’il vaille mieux regarder vers l’avant que de se lamenter sur son passé ?
Aujourd’hui le groupe ne s’est jamais aussi bien porté. Nous sommes sous contrat discographique, nous avons un manager en la personne d’Hélen Munoz de Berkano, nous sommes endorsés par une magnifique marque d’instruments pour nos cordistes, nous sommes présents pour la première fois dans les magazines nationaux, les Webzines nous sollicitent de plus en plus, l’album est bien, voir très bien accueilli et le line-up est le plus complémentaire et puissant que nous ayons eu jusqu’à présent. Nous avons confiance en notre avenir et c’est cela qui est important aujourd’hui !

MI. Quel regard portes-tu sur la scène Metal française ? Et sur la scène Death internationale ?
L. Chuck D. Cela fait désormais une sacrée paire d’années que je suis dans le Metal, et sans dénigrer en aucun cas nos prédécesseurs, la Scène Nationale n’a probablement jamais été aussi loin. Nos pairs ont souvent eu des représentants reconnus à l’international, mais pour la plus part ils étaient seuls dans leur giron. Aujourd’hui nous sommes reconnus pour notre professionnalisme dans le monde entier. Quelque soit le style de Metal pratiqué, la France possède un voire plusieurs représentants à envergure internationale. Je ne citerai aucun nom de groupe car nous savons tous de qui il s’agit. Tu peux ouvrir les pages d’un magazine tel que Rock Hard et découvrir la foultitude de combos existants chacun dans leur domaine. Le Death Metal est quand à lui devenu un style à part entière tel que le Heavy Metal par exemple. Il a eu ses pairs fondateurs qui pour les meilleurs sont encore là aujourd’hui, et se renouvellent continuellement avec des formations innovantes et créatrices. Même si j’admets que certains combos me manquent tel que DEATH, PESTILENCE, EDGE OF SANITY ou MASSACRA qui n’ont pas leur pendant. Je suis prêt à parier que contrairement à d’autres, dans encore une génération nous pourrons encore tous deux discuter de ce style et de ses représentants.

MI. Ne penses tu pas sincèrement que l’on a fait tout le tour concernant le Death car parfois on a la désagréable impression de toujours écouter la même chose ?
L. Chuck D. La seule désagréable impression que j’ai, est que les journalistes et les labels ne peuvent s’empêcher de se mordre la queue cycliquement. Bientôt trois décennies que j’assiste impuissant à la mise à mort de références stylistiques portées aux nues quelques mois auparavant. La nouveauté du moment est surabondamment exposée dans les bacs et dans les médias. Les labels signent à tour de bras de jeunes formations sans aucun avenir, car chacun doit posséder son émissaire. Les chroniqueurs renchérissent d’éloges le groupe qu’ils dénigreront une fois qu’ils estimeront que le soufflet est retombé, que la vague n’est plus viable financièrement. Nous vous parlons d’art et vous nous répondez Marché. La mode n’a pas sa place dans le Metal, et les guerres de style non plus. Vous avez voulu achever en son temps, le Heavy, le Trash, le Grunge, le Neo, le Death et certains sont revenus plus forts qu’avant. Aujourd’hui on ne parle que d’Emocore, de Deathcore ou de Revival Thrash, mais je me demande à quel moment tous ces styles seront emmenés à la potence médiatique, où plus aucun représentant d’entre eux n’aura le droit à une ligne. Dans ces mêmes cycles ont a toujours eu droit à des oppositions, comme entre le Glam et le Thrash, ou encore le Death et le Black ; tout ceci est ridicule ! Je rencontre de plus en plus de jeunes qui aiment le Metal dans son grand ensemble et je rêve de voir des affiches mixées de différentes vagues. Ne se demande-t-on jamais pourquoi les plus grands rassemblements sont les festivals multicartes ? Simplement parce que la réponse est là ! Alors NON je n’ai pas la sensation que l’on a fait le tour du Death Metal. Les 20 ans d’existence du genre prouve que tout passe, tout trépasse mais pas les bien nés !

MI. Quels sont tes coups de gueules du moment ?
L. Chuck D. Dans le même ordre d’idée que ma réponse précédente je me demande pourquoi le public actuel veut porter l’estocade au style dont il est fervent. En effet, nous sommes rentrés dans la génération du tout gratuit, mais également, par ce biais, de l’appauvrissement artistique. Comme tu as du le comprendre je parle de téléchargement et de piratage.
Alors je le confirme :
- si votre envie est d’avoir un seul type de cinéma à haute consommation tel « Asterix et les Crétins »
- si vous ne voulez plus qu’une lecture- soupe à boire rapidement dans le TGV
- si Madonna à 75 ans et son 25ième album est votre plus grand rêve
Vous êtes sur la bonne voie !
Parachevez votre œuvre en continuant à télécharger sans acheter !

MI. J’imagine qu’une tournée est à envisager pour défendre cet album sur scène. Si oui, quand, où etc. ?
L. Chuck D. Comme je te le disais plus haut, notre carrière est désormais gérée par Berkano Management, et ils sont en train de nous engendrer un programme gastronomique. Il est encore trop tôt pour vous donner précisément la tournure des évènements. Tout n’est pas encore bouclé. Alors si certains organismes sont intéressés par nous faire jouer, qu’ils prennent contact avec Hélen. Nous savons pouvoir lui faire confiance, et toute proposition sera étudiées par ses soins. Restez à l’écoute à compter de la Rentrée, nous serons en mesure de vous en dire plus.

MI. Un dernier mot, pour la route ?
L. Chuck D. Je voudrais encore une fois remercier les «Lusters» de nous avoir accordé leur constance en nous attendant aussi longuement. Vous n’aurez pas à patienter autant, avant notre prochain enregistrement.
Nous serons également là pour vous sur les routes ! Sans vous, nous ne sommes rien ! Alors à bientôt sur scène !
666/999


Ajouté :  Lundi 02 Juin 2008
Intervieweur :  Loki
Lien en relation:  Carnal Lust Website
Hits: 17751
  
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